mardi 17 février 2026

Liste (ne pas oublier d'écrire un article sur ces sujets totalement disparates).

M de Mite. Ce matin il était question entre nous de mite. S'agissait-il de la mite alimentaire ou de la mite de pull ? Elles se ressemblent vraiment, ont à peu près la même dimension et la même façon de voler; s'écrasent faclement, ont de longues ailes brunâtres et bicolores. Tant de jeux de mots sur ces bestioles. Au point de creuser des galleries secrètes dans les cerveaux les mieux organisés de la maison mère des mythes.

F de Feuilletons policiers nordiques. Pourquoi sommes-nous abreuvés de ? Parce que nous le voulons bien. Déjà ces étendues glacées où se tient le crime entaché et exalté de scrupules moraux et d'éducation rigoriste nous fascinent et nous tiennent en haleine. . . . et peut-être aussi cette ambiance d'exotisme si spécifique des communautés quelque peu autarciques et austères, racines d'un certain peuplement colonial encore présent aux Etats Unis.

R de recherche qu'il faudrait faire sur :

Palestine, le mot le plus prohibé des discours officiels. Resurgirait-il d'une vision n'éludant pas l'histoire depuis la Judée et la Samarie ?

P de pourquoi ne suis-je pas en mesure de vous raconter dans le courant de mes aveux, confidences et révélations pittoresques, ni ma propre sexualité ni celle de mes partenaires de rencontre ou du quotidien ? Ce serait pourtant un sacré moyen de propulser ce blog. Pour la même raison que je ne parle pas de mes proches, sauf très accidentellement et avec filtres et mise à distance ou comme généralement je recouvre d'un masque quelques protagonistes fameux. Ainsi pouvez vous me supposer la sensualité la plus débridée qu'il vous plaiera tout en appréciant la transparence de ma prudente réserve et la discrétion de mes récits parfois, mais rarement, édulchorés ou adultérés.

vendredi 13 février 2026

Rien ne va plus.

 Rien d'autre à dire quand rien ne va plus, le monde est un vieux plastique, un papier bulle ancien qui tombe en lambeaux, l'objet, artefact ou être naturel, fossile, pierre taillée, brique, moulage, coquulle de molusque ou viscère à vif a disparu, en poudre, poussière, eau de boudin, compote pourrie. Rien à dire, plus rien ne fonctionne, ni mécanique ni bionique, ni vierge ni vivace, ni sauvé des eaux, ni apte à respirer ou à marquer l'espace d'un signe corporel, d'une geste, d'une danse, d'une présence. Le monde mort au fil des siècles a viré de bord, au-delà du mépris, de toute turpitude et espoir alangui, puant la chair brûlée, l'oubli de toute forme et sens. Au-delà de l'être-là sans mots, mort de palindrome et palingénésie, déliquescent, fétide et putride. Inapte à laisser au moins gagner le silence et le vide.

Personnages (quelques . . . qui vont bien ré-apparaître au coin d'un bois et sans doute ici même ou alleurs).

 Je ne garantis pas qu'ils (ces personnages du monde public du Pouvoir, de la Nototiété ou de la Jet Set ) sont dans l'ordre qui sera celui de leur ré-apparition mais voilà ceux ( réels et à peine déguisés sous couverture d'anagrammes, contrepèteries et approximatives turlupinades ) qui remontent à la surface de tous ces fragments de témoignages entremélés que j'ai pu, au fil des ans, tenter de faire surgir sous la forme de ce récit interminable retraçant les péripéties, fiascos et exploits rocambolesques mais vrais d'un agent très spécial et par voie de conséquence inconnu du public,  nommé de son nom de guerre dalmate Dio Darko Brac :

 outre Potus, Flotus et Motus, President of the . . .and Furst lady of the . . etc . . . 

Le Dalami Laha de Lassa qui fut à un moment omni présent sur la scène publique,

Galère Briscard du Destin dit de didi amant d'un jour,

sans oublier Till Climb On.

ou pour revenir à des fameux du monde de l'art :

l'omniprésent Marquis de Zatcher, Varguitas Losabia

ou encore ce vrai héros d'une époque de luttes, un peu oublié aujourd'hui : 

Joseph Nonmodifié, prince antiglobal.

Bien sûr ce n'est pas tout. Attendez voir.

jeudi 12 février 2026

Erreurs.

Parmi les 333 erreurs que nous ne devrions pas commettre et commettons pratiquement tous, se situe celle-ci : sousestimer la jalousie des autres, ou du moins de certains, les envieux forcenés qui nous guettent dans les coins, surtout si nous avons l'heur de réussir quelques opérations entrant dans le grand criterium des valeurs du moment.

samedi 31 janvier 2026

La grosse couche de coing sur le pain de mes jours.

Si c'était mon nouveau titre ? 

ou alors juste un mini-paragraphe drolatique, peu importe.

Car ça peut se lire aussi en sous titre ou entre les lignes comme qui reçoit un gros coup de poing. Et alors ca devient, autre couche (il y en a toujours plusieurs en épaisseur, allez-y voir en profondeur), un gros coup de poing sur le coin de la bouche, ce qui renvoie à celui qui reçoit un gros coup de pain (gifle ou poing, voire tête), comme au sortir d'un cauchemar qui réveille le cœur battant) au lever mou sur sa couche - pour rester au point où la lumière des jours un peu louches, ce point où tout glisse dans le cou et frappe dans le flou.

vendredi 16 janvier 2026

Monde

Ce monde tout puissant d'orgueil grotesque qui se donne comme facétieux et factieux, qui prétend mettre les rieurs de son côté, celui des vainqueurs par écrasement, frappes et chaos, oubli de l'histoire et des hommes sacrifiés est simplement, fatalement triste, désastreux et funeste, calamiteux et grimaçant, léthal ou létal. C'est pourquoi le vrai comique, le bouffon chargé de nous divertir par sa propre volonté, loin des cours, loin des pirouettes spectaculaires et des déclarations théâtrales, rejoignant la chair faible et tendue de la vie, ce souffle qui nous anime et traverse nos tissus irrigués de sang, lymphe et humeurs diverses, ce matériau chaud et poisseux, sensible, humide, exposé, nous parle du quotidien, l'exceptionnel, la victoire, le fait historique, les héros perdus au loin dans  les brumes légendaires du mythe s'estompent et y perdent leur vigueur, nous voilà émus au plus près et ragaillardis.


jeudi 15 janvier 2026

Boîte en valise.

Tout le monde connait cette astuce de voyageur de commerce de l'art qui permet de prendre du recul et d'aller du comique potache à la réflexion sur l'inanité sonore du bibelot artistique ou/et littéraire de Duchamp qui outre ses merveilleuses mystifications eut l'idée de récolter quelques sous sonnants avec sa valise reproduite à (au moins, de fait, plus de) 300 exemplaires en exposant le résumé en maquettes et reproductions (textes préparatoires et recherches, du coup doublement valorisés) d'une oeuvre en cours et déjà passée du rang de projet jamais abouti à celui d'évocation du déjà écoulé et transportable en parodie portable et pliable de musée purement mythologique et personnel.

mercredi 7 janvier 2026

Figures de la sexualité.

Ayons bien peur qu'en parler de suffise pas.

La pratique en ce domaine transcende et traverse et enfonce tout discours.

Bien sûr en premier point inamovible, éviter les figures transgressivement effectives, en acte criminel du viol, de l'inceste, de la violence aggravée en domination ou soumission forcées. Cependant il est vrai que le désir s'augmente de l'interdit, y compris et heureusement en sublimation symbolique, en visions que seul l'art parfois, rarement avec l'audace suffisante, irrespectueusement, porte de l'indésirable et de l'interdit, ouvre secrètement ou au prix de scandales ou de connivences redoublant son forfait.

Et sur ce plan je ne suis ni du côté du censeur tranchant et caviardant, ni du sectaire vengeur et encore moins du moraliste moralisant.

Hélas, la pornographie devenue industrie ou pour le moins même artisanale et médiocre, pave les rues.

Il y faudrait un détachement, un épuisement, une fulgurance et un feu que je n'ai pas atteint.

mardi 6 janvier 2026

Boucher (un temps très court). . . .

. . . j'aurais presque voulu être, avant de devenir boulanger partiel, autosuffisant et amateur en plus de mécontent.

Je vous parle cependant, là aussi, d'un temps qui n'existe plus. celui des vrais bouchers qui allaient de l'abattoir au petit matin jusqu'au client du soir.

J'ai eu une simple et bien modeste et banale fascination pour les vrais bouchers qui connaissaient exactement la provenance de sa bête et sa nature et évidemment savaient couper la viande avec une dextérité admirable entre deux aiguisages de couteau et un jet sur le plateau de la balance, ce temps est bien fini et pour moi et pour les vrais bouchers qui n'existent plus dans un monde tronçonné en travaux parcellaires et en positionnement des consommateurs en sectes ennemies.

Ma foi je crois avoir lu un pas si mauvais roman, un jour, bâti sur cette simple fascination de couper la viande à merveille et je dois avoir évité de lire quantité de polars qui vont au bout de cette obsession cannibale.

Boulanger en colère (et amateur) . . .

 . . . depuis maintenant, je crois au moins 29 ou 30 ans.

Ne vendant pas mon pain, je ne suis pas un authentique boulanger, d'autant que je le fabrique avec des machines automatiques inventées par les Allemands, et que je suis obligé de modifier. J'ai commencé après avoir usé certains organes à en faire re-fabriquer d'autres par des spécialistes hautement spécialisés : engrenage, pale, courroie de transmission du moteur . . . à une époque où les machines à pain n'étaient pas aussi courantes et ne se trouvaient pas à moins de 50 € chez LIDL. Mais voilà, je ne sais pas ce qui s'est exactement passé mais depuis belle lurette ça ne marche plus. Le pain maintenant s'étiole. Inutile d'incriminer la farine ou la levure, c'est je crois parce que les fabriquants de machines et pas seulement celle de LIDL, j'en ai essayé diverses et des meilleures, y compris la mythique Moulinex, celle qui fait de mini baguettes, ont dû passer un deal sous la menace des boulangers ! . . . Imaginez :

Si tout le monde faisait comme moi, pour avoir du pain frais quand je veux, y compris aux aurores, nous petit-déjeunons très tôt, et n'allait plus jamais chez le boulanger acheter son pain trafiqué aux mauvaises farines. Un beau jour j'avais beau avoir mon boulot par ailleurs, un boulot très passionnant et accapareur de mon temps, je m'y suis mis, n'aimant ni le pain rassis ni le pain surgelé et grillé, ni chausser mes Ray-Ban d'un autre temps et d'un autre film, pour aller incognito, à peine lavé et pas rasé, chercher mon pain du matin tout chaud et de plus devoir faire la queue pour obtenir ces baguettes au goût de carton qu'ils distribuent encore avec une fierté inappropriée face à la qualité du produit, comme des batons de maréchaux. Donc je crois que pour éviter la ruine les vrais boulangers ont passé un deal.

Ils ont dit aux fabriquants de machine : faites des machines à un tour de trop, cassez moi, dégonflez moi ce pain que je ne saurais voir lever sans déplaisir.

Je vous explique c'est simple même pour ceux qui ne sont pas dans la boulange.

Les machines 1 - chauffent la pâte qu'on leur soumet 2 - la pétrissent en faisant tourner les pales au fond du moule à pain 3 - éventuellement, pour égaliser la pâte, vous en remettent un petit tour de pale puis 4 - chauffent et le pain par miracle quotidien monte, monte, et grossit comme un soufflet qui se stabilise par cuisson et formation de structure stable et de croûte.

Mais voilà c'était trop bien.

Voilà que maintenant il vous remettent au moins deux coups de tourniquet en plein moment où la pâte est au bonheur de son comble de gonfler et de lever. Et pas moyen de changer le timing du programme quel que soit le pain, sucré, salé, complet, léger, rapide, français ou je ne sais quoi.

Tout ça . . . j'ai fait mon enquête, parce que certains néophytes maladroits mettaient trop de farine ou trop d'eau et trop de levure et faisaient déborder la machine avant cuisson et ensuite, certes avaient un mal de chien à nettoyer le tout, moule, résistances chauffantes, mécanisme, enduits de pain archi-brûlé et charbonné.

Je vous le dis, ce monde est débile à fond c'est comme les yaourts, maintenant nous sommes obligés de les faire (je veux dire nous-mêmes et c'est d'ailleurs très très facile), pourquoi ? parce que certains ne les aiment pas avec ce petit goût frais et aigrelet si particulier, alors on leur colle, pour vendre même à ceux qui n'aiment pas, dans le commerce et l'industrie de la bouffe destructrice des vrais valeurs, de fausses fraises et des myrtilles imitées archi-sucrées au sirop de faux fruits reconstitués en poudre, comme le lait dénaturé, pour qu'ils en mangent quand même ! sans parler du fait qu'ils ont enlevé du lait, surtout celui qu'ils utilisent dans les industries, toute la crème pour en faire du beurre qui est maintenant en excédent;

alors comment faire ? il s'agit d'empêcher les pales de ma machine infernales de tourner au mauvais moment fatidique et casseur de rythme, c'est à dire trop longtemps et trop tard, j'ai mon truc . . . je m'apprête d'ailleurs à céder mon brevet de vraie machine à pain levé normal garanti à qui voudra.



Ville (cette . . . . . imaginaire)

Où je me promène au cœur de la nuit ou bien souvent le matin avant le dernier réveil. Elle va bien finir par exister quelque part alors qu'en pure géographie physique elle n'existe pas. Je reconnais entre tous ses bâtiments somptueusement ruinés, revenus à des formes simples, épurées, ses rues tortueuses encaissées son débouché agreste sur les premières collines transformées bientôt en montagne et en désert aride parsemé de troncs calcinés et parfois je vis, oui j'y ai un petit studio aménagé dans une sorte de cube sous les toits, en haut d'un édifice situé dans le quartier qui surplombe la mer. Parfois aussi je suis un peu inquiet n'arrivant plus, sur une avenue centrale divisée en carrefour multiple, à retrouver la voie la plus courte qui me conduirait à ce logement et je parcours d'innombrables ruelles où je découvre, c'est plus qu'une compensation, un vrai bonheur, de nouveaux édifices extraordinaires aux fenêtres en plein ceintre, aux murs incrustés de morceaux de marbre inégaux et aux balustrades et colonnes de pierre d'un blanc rosé et torsadées, aux ornements de façade défiant allègrement tout brutalisme ou toute géométrie bétonnée.

Sacré.

Sans aucun doute le sacré a pu être supercherie, surenchère voire sottise. 

Cependant nous devrions respecter et peut-être sacraliser, re-sacraliser certains espaces, au moins dans l'immédiat et provisoirement, façon de dire peut-être à jamais, en attendant que l'humanité devienne meilleure (!) et assume en l'intériorisant cette notion de  limite et d'auto-régulation.

Et ceci concerne très modestement le quotidien . Exemple :

Amers.

 Incontestablement voilà le titre que je cherchais et avais déjà trouvé.

Tout sur la vingt-troisième.

 Il est difficile, voire impossible de résumer.

jeudi 1 janvier 2026

Dézinguer.

 C'est un terme fort qui parle. Pourquoi ?

Se faire dézinguer ou descendre en flammes s'applique d'abord en aviation militaire où les premiers avions réduits au terme argotique de zinc contenaient effectivement dans leur structure pas mal de zinc, matériau solide, résistant aux intempéries et particulièrement à la corrosion et à l'humidité.

Voilà pourquoi sans doute, sur ordre de ma dulcinée depuis quelques matins, je prends régulièrement des gélules contenant du zinc. Contre l'oxydation qui guette ma peau, mes cheveux, mes ongles, mes poumons, mes veines, mon cœur, tout mon corps périssable dont l'immunité, même pas diplomatique, n'est en rien ni par quiconque garantie.

Ce matin donc, pour, par ailleurs, un panier entier de médicaments pour elle, ma dulcinée essaie de survivre avec énergie et courage, je vais dans l'une des pharmacies usines de cette ville romaine carrefour du commerce depuis les Grecs, qui fleurissent avec comptoir géant à multi-caisses, parking géant pour vous accueillir et queues qui se forment en période de virus divers, dans l'eau, dans l'air, et d'ailleurs toute l'année pauvre sécu qui n'en peut mais de tous ces malades et ces soins.

Arrive derrière moi, ça surprend ma vue alors qu'il est derrière moi, je le vois par vision latérale accentuée comme derrière ma tête tellement il est hors norme et géant, sa tête doit se trouver presque un mètre au-dessus de la mienne, un type donc vraiment très grand. Quand vient son tour, je suis déjà quant à moi devant un guichet, je le surveille et ça ne manque pas, il va se poster devant une autre machine enregistreuse à écran, devant le plus petit des pharmaciens, un des patrons de la boîte qui en guise de bienvenue va lui engouffrer son ordonnance et engranger dans sa caisse son surcroît de pathologies rémunérantes. 

Voyez, il en faut peu pour m'amuser quand j'attends mon tour dans la fille d'attente des préventions immunitaires et lourdes médications qui nous maintiennent en vol.