mardi 6 octobre 2026

Ravage.

Bien curieux roman que je viens de lire. Titre "Ravage", auteur  René Barjavel, 1943. Science fiction post-apocalyptique. Eloge du patriarcat comme mode de gouvernement. Retour à la terre et aux traditions les plus archaïques, pétainisme écrasant d'un bon nombre de descriptions et d'idées, etc . . . il y aurait bien à critiquer vigoureusement et même à proscrire dans ce roman bizarre. Cependant étonnante évocation d'un monde où tout est porté à l'incandescence et à l'incendie généralisé et visions bio-anticipées surprenantes notamment de cette viande qu'on découpe et qui pousse toute seule sur l'étal du boucher.

J S P . Ce que j'aime et qui va me manquer la J.S.P. ou du moins cette forme de participation et d'adhésion au monde environnant..

 C'est ce travail inépuisable du jardin où non seulement rien n'est jamais certes parfait ni même fini, mais chez moi c'est bien pire . . . où tout est à peine à peu près taillé, débroussaillé, nettoyé qu'il faut refaire étant donnée l'épaisseur des barrières buissonnantes, sans parler des nouveaux projets, plans, perspectives qui apparaissent et de l'amas de branches, ramures, troncs, végétaux qu'il faut composter, accumuler pui brûler.

Travail infini qu'il va falloir interrompre ou continuer jusqu'à épuisement du bonhomme élément non essentiel du jeu.

Travail cependant source de plaisir par adhésion et suivi du cours des saisons ce qui est une façon d'entrer dans leur cycle, joie toute Spinoziste et Panthéiste.en effet comprendre la nécessité et y adhérer.

Ou rompre.


lundi 5 octobre 2026

Liste où figure le tonnelier.

 Écrire sur (encore) ces appartements ou maisons que j' ai envisagé ou seulement rêvé d'acheter, en Tunisie (une merveille), sur les hauteurs de Saint Martin, vue mer, au pied des Albères, à côté de Tanger, à Saint Mandrier près de Toulon ou à Perpignan ma longtemps capitale du monde, titre mérité par l'exceptionnelle observation d'une mouche qu'y fit le maître en gare de Perpignan, avant qu'elle bascule au parti des bien tristes pas si lointains héritiers des thuriféraires de la colonisation et en remontant à la source du nazisme.

Et puis aussi sur ces souvenirs décousus qui traversent ma tête le matin quand je scie, cloue, ratisse ou taille.

Par exemple ce tonnelier avec lequel j'étais embarqué sur une barque catalane tuf tuf tuf au gazole, voile repliée à l'horizontale comme sur les felouques, pour rejoindre Port Lligat, non loin de Cadaques tout près de la maison de Dali à cet endroit où la roche se fend en grandes lamelles d'ardoise noire, lieu mythique où se trouvaient déjà des amis nous attendant pour une oursinade.

Il avait eu largement le temps dans ce trajet calme et lent de me raconter ses déboires avec un artisanat sauvé par l'importation de bois de chêne venu de Roumanie pour diminuer un peu le coût de la fabrication supposée traditionnelle et locale à la sortie de l'atelier et surtout avec son fils qui allait très difficilement reprendre l'entreprise puisqu'il s'était mis à boire. Plus tard j'avais dû le ramener en le halant dans les vagues car nous avions nagé assez loin et il était épuisé ayant lui même trop bu.


samedi 3 octobre 2026

Souriant.

 Retrouvé l'homme toujours souriant au drive de mon approvisionnement. Il avait lui-même disparu dans les arcanes souterrains du service. A peine marqué d'un petit peu de fatigue. Marqués au pluriel pour tous les deux j'imagine, le temps est inexorable et nul ne pourrait l'ignorer en regardant son voisin. M'a dit que je n'avais pas un regard éteint contrairement au flot de la plupart de ses clients. . . .je lui ai répondu que je m'intéressais aux gens mais pas autant que ces soignants que j'avais fréquentés à l'hôpital pendant trois mois et que lui par son simple acceuil sans charité mais éveillé et attentif qui vallait bien un hôpital réveillait ma gnaque. Il a ri et m'a répondu que j'étais une parfaite doublure de Clint (Eastwood) ce qui est un de ses compliments habituels qu'il me fait et assez ambigu puisque j'ai dix ans de moins que mon modèle que je n'egalerai jamais malgré ma jeunesse très relative.

jeudi 1 octobre 2026

Espionnage et egotisme

Que voilà - si l'un peut être lié à l'autre en un seul - un concept productif et prodigieusement littéraire.

Quelque-chose comme un agent egotiste, un egoespion ou un récit en mode espionnage réflexif et critique.

Quelque-chose comme la vision panoramique d'un miroir du monde en  monade Leibnizienne ou au pis aller en miroir fragmenté d'oeil de mouche exploratrice et nomade.


mercredi 30 septembre 2026

Heureux comme Dieu en France.

 Terrible ambiguïté d'une expression qui selon toutes les sources linguistiues et historiques viendrait d'une affirmation péremptoire et sans doute teintée de romantisme mise en avant par les peuples du centre Europe, admiratifs sanss doute et par comparaison avec leur sort, des libertés offertes aux citoyens français et ceci . . . . dés le siècle XIX.

Proverbiale affirmation reprise en forme de titre de roman désabusé.

Pourtant s'y accrocher me paraît indispensable pour s'armer (intellectuellement) contre tous ces dits "libéraux" sans vergogne qui s'attaquent de plus en plus lâchement et frontalement à la fois à nos libertés et à nos privilèges de peuple évolué ayant grandi dans des luttes incessantes, peuple ayant acquis son indépendance par des batailles plus que rudes, sanglantes, contre ses oppresseurs, oppresseurs n'exibant que leur mépris, leurs supplices, tortures et mies à mort pour défendre leurs propres positions de pouvoir et gains exorbitants. Au point pour un noble gagné par le courage des Lumières, de préférer être décapité plutôt que de saluer une procession quand l'Eglise s'était montrée alliée des tyrans, bien avant ce qui allait suivre : la fameuse, l'unique, l'irremplaçable Révolution des "Hommes de la Liberté" dont parle si bien le décrié, non historien de profession au sens universitaire, Claude Manceron.

Et voilà qu'on s'apprête à nous élever sur la place de la République . . . en France ! en place du Génie de la Liberté, la plus grotesque représentation d'un homme à la tronçonneuse devenu parangon des bourreaux prêts à sacrifier tout un peuple, sa survie et son développement national, pour un point d'inflation gagné aux yeux et applaudissements des inquisiteurs de l'économie mondiale orthodoxe.

Extrême.

 Plaisir de retrouver mon Mas dingue.

Pas encore ravagé par la pluie diluvienne attendue dans tout l'arc méditerranéen et spécialement ici et pas vraiment ravagé par la sècheresse exceptionelle de cet été de canicule à répétitions ailleurs et prolongée sans interruption ici depuis l'avant printemps. Bien sûr les jeunes fruitiers non productifs car épuisés de chaleur et de pauvreté de leur nourriture dans cette terre de garrigue elle-même épuisée et qu'il aurait fallu, pour qu'ils survivent, perfuser. Trois jeunes cerisiers chétifs de moins et un abricotier juvénile séché sur pied. Moindre mal. Survivent les géants puissemmentenracinés, sa majesté le cèdre, grands pins, cyprès, oliviers, chênes verts encore verts, buissons adaptés et inépuisables car natifs.

J'aurai un regret infini à quitter ces lieux dont je m'éloigne trop régulièrement pour les tenir en vie encore longtemps vu les temps qui courent et mon état de rétablissement partiel après une cure de trois mois de nage quotidienne et de marche dans l'eau de la mer en chevauchée, genoux levés, en en pas de côté, en marche rapide et toutes sortes de postures et avancées destinées à remuscler cuissses, mollets  et fessiers pour ne plus tomber. Si tant est qu'on puisse se prémunir et tenter de prévoir quoi que ce soit puisque ce qui arrive est quasi toujours l'imprévu.