Hier c'est incroyable ce qui nous est arrivé sur le vaste trottoir devant la copro.
En revenant de la plage et d'un séance de snorkeling durant laquelle je venais de découvrir les bordures violettes que les castagnoles bébés, nageant en bancs de juvéniles, sûrement la dernière portee de l'année, portent en liseré et ornement le long des nageoires et de leur queue bien fendue en deux lamelles, je découvre par ailleurs, arrivant chez moi, la femme d'un ami écroulée par terre sur la surface asphaltée juste avant de biper la porte pour entrer et elle a du mal a se relever malgré l'aide aussitôt offerte; donc elle se relève et tout aussitôt après sort de l'entrée de l'immeuble une dame corpulente et son chien japonais roux comme un petit renard, au museau pointu avec l'air indifférent, chien que je regarde avec curiosité, et aussitôt tout va très vite comme dans un film muet qu'il ne faut pas lâcher des yeux pour suivre les péripéties me voici en train de m'écrouler aussi sur le même trottoir.
Drôle de phrase et drôle de situation.
Tentative d'essai de compréhensions du phénomène. Je ne garantis rien.
Notre ami dit-elle a des chaussures neuves qui lui glissent un peu aux pieds. Voilà du concret.
Quant à moi je ne sais.
Comme un réflexe immédiat et hors sens, un vertige doux et irrésistible. Et aussi peut être la facture à payer de la dépendance du long bain. La marche au soleil qui tape déjà et bien sûr le tragique méditerranéen du soleil de midi. Voir Camus qui n'apprecierait guère je pense mes allusions a l'Etranger et ce détournement cosmique.
Mais plus sérieusement cette hécatombe urbaine mimetique de fin d'été aurait elle plus opportunément une explication freudienne ou jungienne ?
Bien sûr ce n'est pas tout.