Pointe, sommet en latin. Aussi bien la cime d'une montagne que le tortillon de laine pointant au sommet d'un bonnet ou d'un béret basque encore aujourd'hui. Et que j'aime ces changements d'échelle, entre mise au point du regard, grandiloquence et modestie devant l'infini !
En peinture ou en sculpture c'est un choix fluctuant, omniprésent, mis en perspective ou volontairement assumé, un choix déteminant déterminant.
Ainsi, ces oeuvres surréalistes à découvrir (photos, peintures) miniatures au fond dun creux, d'une grotte, d'une serrure de porte, chez quelques uns, Man Ray, Duchamp ou Dali.
Photos enchassées dans les porte-plumes de nos enfances.
Ainsi ce passage aux très grands formats dans la peinture de petits bonshommes issus de parentés entre Lam le cubain et Matta le chlien et surtout de son propre monde onirique, chez Gerardo Chavez le peintre péruvien de Trujillo. Il y découvre, face au spectateur fasciné, l'écran gigantesque où se jouent minuscules, devant ce décor monde, cette portion de cosmos, ces batailles de géants mythologiques.
