lundi 28 septembre 2026

A propos.

 Essayez de ne pas être hors de propos tel aurait pu être le verdict-conseil du modérateur dans bien des débats où intervient toujours le casse pied de service, contradicteur lui même à côté de la plaque ou troll avisé parfois.

C'est pourquoi malgré les apparences j'essaie sans relâche de revenir à mes moutons, de tenir mes promesses et de reprendre, malgré les apparences, le fil.

Ainsi le passage où chemin des mules déjà évoqué mérite bien un retour au territoire, au bercail et au propos tenus. Il mérite aussi que je vous rapporte une histoire que me racontait sur la plage entre deux "longueurs" ( entendre le parcours en crawl nagé en lenteur régulière et appuyée en poussant bras et jambes pieds et mains étirés sur au moins 200 mètres entre une plage privée et l'approche d'une digue dans l'eau encore tiède à 26 degrés) un ami vacancier parisien ayant passé sa vie active à résoudre des affaires litigieuses suscitées parfois par le développement et la gestion d'une grande compagnie.

Sur un terrain acheté par la firme non loin d'Ajaccio, une première construction destinée à devenir un entrepôt, des dégâts ressemblant à du vandalisme avaient servi d'avertissement avant que ne saute, dynamitée, la suite de la construction obstinément presque terminée. Enquête faite il s'avèra que dans la tradition locale ce long terrain qui une fois détruit le hangar projeté, aurait pu devenir, étant donnée la vue mer qu'on avait de là haut, un bon placement ou peut-être un astucieux et excellent investissement pour la construction d'un édifice touristique, hôtel où villa en forme de palais, était selon l'expression usitée par les autochtones maîtres de la tradition, ni plus ni moins que les chefs de village ou potentats du lieu, partout dans le monde où l'homme a implanté sa possession et affirmé l'existence d'un sens ôtant toute neutralité au sol, avait effectivement une destination intangible du moins quand elle s'opposait à une spoliation possible et organisée par un envahisseur. . . .

. . . en l'occurrence ici au sens le plus concret et historiquement attesté de " passage des mules".

Entrer.

 Dans la tête d'un homme tel qu'il est.

Je n'ai jamais ici prétendu, ni par calcul ou apprêt quelconque, faire ici autre chose qu'ouvrir cette fenêtre sur des images, mots, idées, illusions et discours traversant un passage généralement situé entre mes deux oreilles et bousculant quelquefois la sérénité de mon corps tout entier par pulsions imprévisibles.

Excusez donc l'apparente et peut être réelle confusion qu'introduisent ces jets de pierres, ces messages laconiques ou trop longs, jetés au hasard des moments libres d'une vie continuement en marche, en recherche et poursuivie en tension et en essai de lucidité.

BBMC.

 Tout a commencé quand j'ai découvert dans ses archives (il archivait tout à sa manière ne comptant pas que sur moi pour sauvegarder ses recherches et aussi laisser une trace de sa vie si vulnérable) un simple billet libellé au dos d'une carte postale non expédiée. Dio Darko Brac y avait écrit de sa main : "Bons baisers du messager cannibale". Cette parodie de thriller géo - politique ne lui ressemblait guère. Il était trop engagé dans son activité de recherche pour, malgré son ironie constante et le recul qu'il savait prendre, tomber dans l'artifice d'une plaisanterie facile à ce propos. Il était trop esthète pour ne pas avoir mis dans cette formule un deuxième ou troisième fond non perceptible à première lecture.

J'oubliais : la carte postale était une vue de Rio depuis le Corcovado centrée sur le Pain de Sucre, comme s'il avait voulu pourtant , malgré ses réticences habituelles, se ridiculiser, s'autoparodier de fait dans ses obsessions visuelles resurgentes.

samedi 26 septembre 2026

Suivi.

 Aucun suivi car ce n'est pas le moment. Tout est reporté à plus tard. Assailli de tours nouveaux et de toutes parts. Retomber sur ses pieds aussitôt que possible comme font de façon inattendue les chats les plus ordinaires ou les baleines joueuses ou amoureuses, ou les équilibristes humains dans ces cirques du souvenir ou du film incroyable autant que daté d'une enfance curieuse plus que conquise et emportée par ces prouesses physiques et ces équilibres en plein vol d'un trapèze à l'autre en maillot un peu trop sexy moulant étoilé d'or en paillettes.

Formule.

 J'adore celle de Ding Xiaoping ,  peu importe qu'un chat soit noir ou blanc pourvu qu'il attrape les souris.

Liberté.

 Principe de constante inégalité, indifférence, mépris et cruauté telles sont les nouvelles valeurs des classes montantes et bientôt ( croient elles, par identification, dominantes) quels que soient leurs intérêts réels faisant d'elles pour l'instant des dominés. 

Comment être à ce point aveugle et manipulé ? Trompé et hypnotisé ?

mardi 22 septembre 2026

Apex.

 Pointe, sommet en latin. Aussi bien la cime d'une montagne que le tortillon de laine pointant au sommet d'un bonnet ou d'un béret basque encore aujourd'hui. Et que j'aime ces changements d'échelle, entre mise au point du regard, grandiloquence et modestie devant l'infini !

En peinture ou en sculpture c'est un choix fluctuant, omniprésent, mis en perspective ou volontairement assumé, un choix déteminant déterminant.

Ainsi, ces oeuvres surréalistes à découvrir (photos, peintures) miniatures au fond dun creux, d'une grotte, d'une serrure de porte, chez quelques uns, Man Ray, Duchamp ou Dali.

Photos enchassées dans les porte-plumes de nos enfances.

Ainsi ce passage aux très grands formats dans la peinture de petits bonshommes issus de parentés entre Lam le cubain et Matta le chlien et surtout de son propre monde onirique, chez Gerardo Chavez le peintre péruvien de Trujillo. Il y découvre, face au spectateur fasciné, l'écran gigantesque où se jouent minuscules, devant ce décor monde, cette portion de cosmos, ces batailles de géants mythologiques.