mardi 3 novembre 2026

Le lapin.

 Vous avez forcément remarqué à quel point lièvres et à plus forte raison lapins sont des être écartés du blasonnage qui leur préfèrera toujours, lion, tigre, aigle, ours ou sanglier, coq voire merlette ou dragon. Voilà pourquoi j'ai choisi le lapin.

Synonyme de gentil froussard, qui a parlé de "philosophe froussard" ? suivez mon regard ironiquement camusien, et aussi, par comparaison avec le lièvre, aux pattes arrières plus spectaculaires et efficientes, au front plus incliné, plus lent.

Le lapin qui bouge à peine son nez dans la tache de soleil de la clairière au soleil vous dit, courez, courez, mais on ne réfléchit jamais assez. Le< lapin est réputé rusé bien que faible.

Et n'ouublions pas la victoire est parfois dans la fuite. D'où l'idée (peu glorieuse et paradoxale) de poser un lapin dans certaines circonstances hasardeuses. Il s'opposerait au cerf en cela dans un bestiaire des caractères.

Sans parler de la simplicité et sagesse relative du lapin face au lièvre fou et quasi démoniaque.

Cependant on a vu des lapins combattre d'autant plus férocement que personne ne s'y attendait et courir comme des flêches dans la rue du saut du lièvre.

lundi 2 novembre 2026

Les Amandiers.

 Peut-être relire les . . . Camus 1954. Rédigé en 1940.

Espoir.

 Il y eut un temps où nous avions de l'

PP. Propos personnels.

 Plus le temps s'écoule plus, malgré l'envie d'aller de l'avant, de fuir peut-être, s'impose, pour l'instant, la nécessité de rester à observer ce qui se passe depuis mon siège au Mas dingue et mon strapontin privilégié - hors quota réservé et non numéroté près de la porte - sous la Maison carrée.

VITRIOL (Bientôt impossible d'écrire au).

 Puisque le monde (depuis toujours peut-être ? ou encore plus depuis quelques temps) s'autoparodie dans le grotesque, l'absurde, le burlesque.

Rien ne va plus.


 Pourquoi parfois, souvent, cette impression de "rien ne va plus".

Pas au sens des casinos; à savoir : après "faites vos jeux" l'interdiction d'ajouter ou de changer de place une plaque de fric, gros(se) ou petit(e) sur le tapis.

Non, au sens trivial opposé au "Tout va Bien" (voir déjà Jean-Luc Godard 1972), au sens de : rien ne fonctionne et c'est foutu.

Bon, ya ma décrépitude qui se plait à me barrer les chemins un à un et je dois tenter de les reconquérir un à un, refaire du muscle de cuisse ou de bras ou, plus dur, d'épaule, marcher à genoux ou à quatre pattes, ou en torsion relative du buste, pour faire des opérations ou travaux au sol où dans un lieu au plafond très bas, pour ramasser des poussières ou une feuille tombée à terre . . . etc . . . sans oublier le simple fait de marcher la tête haute sans se courber comme un pauvre laboureur vieillissant, non, non, c'est pas une histoire centrée sur ma dégringolade inscrite dans mon banal programme vital, non, je vois des gars, des filles, les filles sont souvent plus honnêtes à le reconnaître, moins embringuées dans des illusions d'espoirs absurdements politiques du genre dégagisme ou radical changement, qui désespèrent que notre . . . . comment dire ? progrès, civilisation, culture, avancée de maîtrise et confort, de compréhension du monde avant et après notre passage et nos exploitations, s'arrange.

Tout est en train de virer en quenouille. non par féminisation du pouvoir comme le suggère l'expression médiévale, mais par dévidage du fil, embrouillage des sens et des bobines.

Regardez au hasard des circonstances et des structures, tout fout le camp et parmi d'autres . . .  à l'hôpital et à l'école, comme si non rentables (!) ces deux grandes machines merveilleuses (rien d'un "mamouth" au sens où un ministre destructeur, salaupard et débile qualifiait l'éducation nationale) devaient être démentelées et désarticulées à petit feu ou à grands coups de boutoir.

Et qui s'en soucie, les profs eux mêmes restant en retrait, les médecins se contentant d'empocher leurs petites augmentations de salaires ? même pas les étudiants comme en 68, les lycéens !

Faut dire, la voie est bouchée de plus en plus tôt, de plus en plus jeune.  

samedi 31 octobre 2026

Voir et voir (voire) ( "Pour l'homme qui sait voir il n'y a pas de temps perdu" ).

 Quelle déconfiture ! Cette formule d'Alfred de Vigny (Le Journal d'un Poète) , n'en connaissant pas l'origine, cette formule qu'un prof de lettres nous avait jetée en pâture à la figure, ô exercice horrible ! je l'avais exploitée sur au moins huit pages . . . 

totalement à contre-sens . . . . et charité du bourreau, ce prof dont je n'ai gardé aucun autre brillant souvenir, m'avait mis, honte ambiguë . . .11/20. . . plus que la moyenne . . . alors que j'étais parti à fond dans un bête et beau et brutal contre - quasi non-sens.

En effet, tout mon discours portait . . . à l'époque je devais être, moi si rêveur et romantique, fasciné par les hommes d'action, les décideurs et battants inspirés . . . tout au plus avais-je évoqué dans un paragraphe hors de propos dans ce fatras d'incompréhension de la formule, la beauté de quelques ruines où "l'homme qui sait voir" pouvait percevoir quelque beauté déchirée ou détruite.

Car voilà le point : qu'est-ce que voir ?

Est-ce voir dans le calme et l'inaction physique de l'otium ou est-ce voir dans le feu de l'action, du repérage, du parcour rapide, de la passion et de l'emportement, l'ardor, la furor, l'impetus ? 

Vous me direz, quand on "sait voir" c'est tout un. On a l'oeil ou pas. Avoir l'oeil c'est le propre du peintre, du caricaturiste, du dessinateur autant que du général chef d'armée du pont d'Arcole :