Curieuses rencontres sur la plage, étrange lieu de conversation, de cofidence, de confession, d'aveu ou de récit, on dirait maintenant étrange lieu du narratif, entre deux bains ou deux trempe-cul ou prouesses de battements de pieds ou autres brasses et nage sur le dos bras en moulinet, voire simple marche dans l'eau ou stationnement en papotage anti-canicule et chacun y va de sa nouvelle du jour (méduses ou pas méduses, fausse rumeur ? d'un écoulement anormal d'eaux usées passablement merdiques ou autres "vols à la serviette" sur les plages maintenant sous surveillance de patelins et bleu-marine flics municipaux à petit vélo sansmoteur . . . ) . . .
. . . . mais la véritable affaire ce sont, très étrangemsnt . . . ces récits-confidences de souvenirs d'enfance qui remontent, incontinent, chez chacun des protagonistes, et qui paraissent vraiment authentiques en ce lieu de sable marin, de déserts de références, de presque dépouillement social par presque nudité universelle. . . autant qu'il y paraisse, inattendus ce n'est pas le mot, au contraire enracinés dans l'être (non que je ne me considère ni comme essentialiste ni comme déterministe . . . mais quand même ce hasard du lieu de naissance et de l'éducation avec ses péripéties et traumatismes qui ont façonné la personne en son attitude, tournure et posture, le tout unique pour chacun). . . chacun remontant à ces racines finalement prévisibles dans quelques unes de leurs conséquences au moins pour un observateur un tant soit peu attentif.
Tel devenu haut responsable négociateur spécialiste des cas litigieux et parfois obscurs, d'une grande entreprise française dans son management global, cas relevant du personnel, anomalies dans les budgets ou aussi bien situations imprévisibles et accidentelle d'un sucursale ou d'une opération de publicité en terre étrangère . . . a vécu à 9 ou 10 ans, l'expérience d'un retour au pays natal proche de la France, accompané d'une grand-mère (seul adulte, les parents père et mère étant considérés comme indésirables dans leur pays d'origine) grand-mère accompagnatrice décédée aussitôt arrivés au village du retour tout à fait brutalement. . . . situation qui l'a mis ultra-précocement en position de véritable chef de famille à devoir prendre en charge ses frères hébergés mais pas forcément bienvenus dans la maison inconnue de lointans cousins.
Tout un cosmos de rancoeurs, de malaises, d'ncertitude qui a dû être rapidement géré et tranché, dépassé et qui s'est mi en place dans l'isolement de ce village perdu et oublié de la famille. Tout un ystème de défense et d'organisation qui deviendra le point fort de ce manager de l'imprévisible.
Tel qui devenu intendant cuisinier d'une grande institution scolaire privée à connu l'apprentissage à 14 ans pour un patron charcutier bourreau l'ayant pris comme souffre douleur et l'ayant ainsi contraint, contre l'avis de sa famille, contre les lois et règlements de l'époque inféodant l'apprenti au bon ou au mauvais vouloir de son patron, à rompre le contrat et à se prendre en charge seul dans cette adversité et cet abandon.
Tel qui donc avait réussi bien avant les préconisations écolo-bien pensantes actuelles, à faire admettre et reconnaître l'excellence de l'utilisation en bonne pratique culinaire des produits locaux frais, contre les firmes industrielles imposant leur démarchage de produits transformés et aussi contre les injonctions de son directeur local.
Qui sera le prochain à oser s'atteler comme récitant à la prompte et impromptue pseudo psychanalyse de plage ?
.jpg)
