Réussi grâce au dit l'Instit, un copain sur la plage, il va et vient de l'un a l'autre en arpentant le sable, à créer un réseau d'amis qui eux aussi racontent des bribes de leur vie, des anecdotes marrantes ou choquantes , ainsi pu entrer dans les affres, les affaires et les victoires d'un patron sidérurgiste fabriquant de l'acier en Lorraine au siècle dernier pour l'aviation et d'un cuisinier de cantine scolaire plongé tous les jours dans Nice Matin. Privilège d'être retraités depuis longtemps et de pouvoir, entre quelques exploits natatoires, tremper son cul en devisant dans une eau avoisinant les 30 degrés nos corps un peu dégradés mais encore solides et libres non pas de refaire le monde, impossible et trop tard, mais de philosopher a cent sous l'heure.
Derniers thèmes après les turpitudes de la colonisation, sujet qui m'a permis d'épanouir mon florilège perso spécialement gratiné, celui d'un monde global en accélération de déliquescence et de perdition infernale :
Traumatisme mondial du Trumpisme erratique, météo en folie, apocalypse de grêlons, impuissance démocratique, affaissement des bleus, vols à la tire des dorés sur tranche par des coupe jarrets, milliardaires ukrainiens ou russes devenus si possible encore plus mafieux et azuréens, chute des ressources africaines aux mains des chinois, etc . . .
Vous me direz cette plage ou vous allez est un peu artificiellement choisie pour son intelectualisme snob, j'crois que non !
C'est une plage publique et ordinaire.
Et tenez vous bien, la dernière qui avait la parole une femme qui nage admirablement sur le dos, ce matin était passionnée du pessimisme critique de Pascal, assez applicable à l'immédiat aujourd'hui.
Donc du coup relu quelques unes de ces pensées griffonnés et jetées à la face des Tartufes béats.