samedi 22 août 2026

Liste des produits. . .

 . . . . qu'ils ont déjà ou qu'ils vont massacrer.

C'est pas très compliqué. 

Commençons par les viandes (il st clair que les plus cruels face aux bêtes deviennent végan par simple penchant du cortex gustatif primaire). J'irai ensuite jusqu'aux instruments les plus simples qu'ils ont réussi à ramener au fameux modèle du couteau sans lame auquel manque le manche ou du parapluie à trou.


En ffet, ils ont commencé à foutre en l'air toute la production porcine et ce qu'on en tirait comme côtelettes, jambns, saucisses, saucissons et rosettes ou divers hachis, terrines ou crépinettes et fritons, aussi multiples et souvent longtemps conservables en pots qu'il y a de régions et traditions familiales dans notre beau pays et quelques voisins. Plus on inventait de labels, plus on primait les appellations régionales, plus ça devenait insipide et pur gras nuisible exposé impunément sur les étals des géants de la bouffe. Ensuite et bien avant parfois ils avaient decanillé et ratatiné en peau acqueuse ou desséchée le poulet, puis vint la délicieuse pintade ramenée au rang de vieille poule bouillie et ayant couru bien avant, le lapin pourtant agile et le perdreau en cocotte furent ramenés au fadasse. Il nous restait le bœuf rouge ou blanc en viande encore taillée et vendue excellente à Limoges sur les étals de la rue de la boucherie, attestée déjà au XIIe et XIIIe siècle, par exception . . .  viande devenue rarissime de pâture et suivi des herbes de saison, et devenue (pas la même, celle-là venue des confins du monde) cuir tanné entrlardé de graisse chez les grands marchés imposant leurs normes sous vide ou à la coupe sans aucun métier.

Vous imaginez bien que je ne vais pas m'arrêter là et eux non plus. . . . (à suivre pour sûr).

lundi 17 août 2026

Oui je me risque à cette découverte.

Curieuses rencontres sur la plage, étrange lieu de conversation, de cofidence, de confession, d'aveu ou de récit, on dirait maintenant étrange lieu du narratif, entre deux bains ou deux trempe-cul ou prouesses de battements de pieds ou autres brasses et nage sur le dos bras en moulinet, voire simple marche dans l'eau ou stationnement en papotage anti-canicule et chacun y va de sa nouvelle du jour (méduses ou pas méduses, fausse rumeur ? d'un écoulement anormal d'eaux usées passablement merdiques ou autres "vols à la serviette" sur les plages maintenant sous surveillance de patelins et bleu-marine flics municipaux à petit vélo sansmoteur . . . ) . . . 

. . . . mais la véritable affaire ce sont, très étrangemsnt . . .  ces récits-confidences de souvenirs d'enfance qui remontent, incontinent, chez chacun des protagonistes, et qui paraissent vraiment authentiques en ce lieu de sable marin, de déserts de références, de presque dépouillement social par presque nudité universelle. . .   autant qu'il y paraisse, inattendus ce n'est pas le mot, au contraire enracinés dans l'être (non que je ne me considère ni comme essentialiste ni comme déterministe . . . mais quand même ce hasard du lieu de naissance et de l'éducation avec ses péripéties et traumatismes qui ont façonné la personne en son attitude, tournure et posture, le tout unique pour chacun). . .  chacun remontant à ces racines finalement prévisibles dans quelques unes de leurs conséquences au moins pour un observateur un tant soit peu attentif.

Tel devenu haut responsable négociateur spécialiste des cas litigieux et parfois obscurs, d'une grande entreprise française dans son management global, cas relevant du personnel, anomalies dans les budgets ou aussi bien situations imprévisibles et accidentelle d'un sucursale ou d'une opération de publicité en terre étrangère . . . a vécu à 9 ou 10 ans, l'expérience d'un retour au pays natal proche de la France, accompané d'une grand-mère (seul adulte, les parents père et mère étant considérés comme indésirables dans leur pays d'origine) grand-mère accompagnatrice décédée aussitôt arrivés au village du retour tout à fait brutalement. . . . situation qui l'a mis ultra-précocement en position de véritable chef de famille à devoir prendre en charge ses frères hébergés mais pas forcément bienvenus dans la maison inconnue de lointans cousins. 

Tout un cosmos de rancoeurs, de malaises, d'ncertitude qui a dû être rapidement géré et tranché, dépassé et qui s'est mi en place dans l'isolement de ce village perdu et oublié de la famille. Tout un ystème de défense et d'organisation qui deviendra le point fort de ce manager de l'imprévisible. 

Tel qui devenu intendant cuisinier d'une grande institution scolaire privée à connu l'apprentissage à 14 ans pour un patron charcutier bourreau l'ayant pris comme souffre douleur et l'ayant ainsi contraint, contre l'avis de sa famille, contre les lois et règlements de l'époque inféodant l'apprenti au bon ou au mauvais vouloir de son patron, à rompre le contrat et à se prendre en charge seul dans cette adversité et cet abandon.

Tel qui donc avait réussi bien avant les préconisations écolo-bien pensantes actuelles, à faire admettre et reconnaître l'excellence de l'utilisation en bonne pratique culinaire des produits locaux frais, contre les firmes industrielles imposant leur démarchage de produits transformés et aussi contre les injonctions de son directeur local.

Qui sera le prochain à oser s'atteler comme récitant à la prompte et impromptue pseudo psychanalyse de plage ?


mercredi 12 août 2026

Air mou, plombé, enveloppant, collant . . .

 . . . . nous qui ne sommes pas accoutumés aux moussons, il faudra nous y faire. Avant cuisson, avant de mourir bouillis sans épices, l'air a changé de forme, de couleur, de structure; il va se rapprocher de jour en jour d'avantage du sirop qu'on m'obligeait à prendre dans mon enfance, avant le potage, quand je toussais. Pouah !

On pourrait se déplacer nus dans les rues, enveloppés de draps mouillés, remonter aux toges romaines revisitées, tels des fantômes lessivés mais ça ne résoudrait rien. Et ce serait oublier ces milliers, kyrielles de millons de gens qui, dans les pays "défavorisés", "du Tiers Monde", "périphériques" ou tropicaux et désertiques "en voie de développement", ont dû affronter sans gémir ces vagues de chaleur constante, humide ou sèche, écrasante au-delà de 40 degrés.

On vous l'a pourtant dit à vous comme à moi, depuis quelques décades, c'était prévu.

Tout cela était en queque sorte "écrit" et crié par les savants prévisionnistes que nous avons regardés en nous bouchant les oreilles comme Ulysse face aux sirènes, sachant qu'allaient déferler sur nous, blottis dans notre havre de privilèges,  tous les malheurs et les misères du monde.

Au cours de quelques incursions dans ces mondes rejetés à leurs calamités naturelles et entretenues ou exploités j'ai vu très peu de chefs d'entreprise qui au moins à côté de leur usine de transformation de produits locaux bruts (c'était déjà un moyen de lutte contre la pure et simple exploitation ou "pillage" brut et sans compensation), construisaient comme cet Italien exemplaire, installé au nord du Congo pour y tisser des toiles alimentant le marché local des modes et élégances africaines, mais aussi bâtissait écoles et hopitaux, plantant des vergers et arbres d'agrément, avec une partie de ses gains, au moins (minimum charitable et intéressé)  comme le firent certains patrons bienfaiteurs et humanistes, chez nous, dans les métropoles européennes, au XIXe siècle.

mardi 11 août 2026

Triathlon air et eau .

 Ce matin extase des matineux qui vont courir, nager, marcher ou sauter dans l'eau (le Français moyen balnéaire comme tout Européen devient de plus en plus sportif semble-t-il). Spectacle exceptionnel sur le sable et aussi dans l'eau. Après une course sur la grande plage interdite aux chiens il y a eu (grande première) une course nautique avec lâcher dans l'eau à au moins dix mètres du bord avec trois chiens participants (et trois maîtres pour les porter dans les bras comme des bébés puis ensuite, lâcher évidemment).

 Excités par la compétition ils ont été quasi ex aequo. Impossible de savoir qui avait gagné pour les nombreux parieurs et spectateurs.

Il faut savoir que ces bêtes, de minuscules chihuahua, n'aiment pas l'eau d'où leur vélocité, lors de la dernière épreuve, pour retrouver le sable sec, mais aussi il faut savoir que les maîtres pensent que ça leur fait du bien de nager comme prévention des rhumatismes (les cww * pouvant  devenir très vieux) alors . . . je ne peux pas m'opposer à ces croyances et à ces pratiques totalement illicites et barbares si l'on songe qu'elles contreviennent, en un sens au bien être animal et à ses goûts.


Nota bene : si je m'autorise parfois, n'en déplaise aux amateurs du chien le plus petit du monde, à le renommer en toutes lettres "chie-wouah-wouah" c'est que je n'apprécie pas que ce chien minuscule d'origine mexicaine (ou peut-être chinoise . . . incertitude des lointaines origines) s'empare à  lui seul du nom d'une province du Mexique où chez les Aztèques et avant eux lesToltèques, il avait, bien que chien déjà, il est vrai, rang parmi les de dieux à côté du serpent à plumes Quétzacoatl.


samedi 8 août 2026

Special Brésil : Hoje e sabado.

 Je ne sais pourquoi ce matin c'est samedi  et c'est ce spectacle de Vinicius de Moraes qui a envahi ma tête. Peut être dès 5 heures du matin cet air lourd, collant, à 28 ou 30 degrés et plus rapidement, qui me replonge dans l'atmosphère carioca. J'ai bien sûr des projets qui couvent  dans la torpeur, en train de se mettre en place, je me projette toujours en avant mais aussi . . . je traîne une telle besace de souvenirs accrochée à mes basques !


Il chantait ce diplomate rebelle, ce parolier et musicien, ce mélodiste, ce lanceur de nouveaux talents, assis en scène, quasi obscèene et heureux, un verre de whisky à la main qu'il posait sur une table basse ad hoc,de temps à autre, quand il voulait frapper dans ses mains. Accompagné de Maria Bethania qu'il parrainait encore ou qui le soutenait et l'accompagnait dans cette soirée mémorable de presque fin de vie où il avait collaboré avec tant de chanteurs, poètes, éditeurs, cinéastes, ah Orfeu negro !

Il chantait 

Hoje e sabado

Todos os maridos están funcionando.

La foule riait,  s'esclaffait, applaudissait.

C'était une des chansons fétiches du spectacle. 

Aujourd'hui c'est samedi

Tous les maris sont en train de fonctionner.

Autoparodie ou moquerie des moeurs, pour lui l'éternel amoureux croqueurs de nouveaux amours.

Paroles et ton irrésistibles, chaleur, impudicité, paresse, déliquescence, comme en ce jour . . .  tout ce que contiennent ces mélodies dansantes.

Nous tout braves, nouveaux, pleins d'étonnement, accuillis, venions à peine d'arriver à Rio matrice des impudeurs, capitale des moiteurs et des pas de danse en samba, ou bossa nova, ou macumba, forces et humeurs désinhibitrices. La nuit était engageante et sirupeuse compensatrice des inégalités, pudeurs, violences, tirs et peurs. Souvenirs envahissnts, impérissables. La vie était à son début ouverte aux sensations nouvelles, éclatées en toute tranquillité, remplie d'épanouissement sans entraves,

pour nous qui arrivions frais et lassés de cette vieille Europe cul serré, si peu dansante et animée après les retombées des barricades de pavés, de la transe de 68.


jeudi 6 août 2026

Machine à laminoirs et couperets.

 Il faut imaginer le monde, notre monde d'architectures de cathédrales superbes, paysages de lavis admirables, foules bariolées impressionnistes et rieuses, statuaire grecque magnifiant le corps en perfction triomphante, douceur des crèches et petits animaux au berceau agitant guiboles ou gambettes et tendant les bras grassouillets et menottes, comme une machine d'acier en laminoirs et couperets, calibrant sans cesse, tronçonnant et scindant, éliminant, étouffant, emboîtant, tuant toute vie qui dépasse, plongeant notre vitalité chaude dans le froid glacial de la phyique polaire, écrasée d'icebergs bleus ou fondue à la forge de l'acier spécial et étirée en lames incandescentes destinées à la laideur efficace propre aux avions furtifs.

Grave (un peu plus).

 Ceuta.

Impossible de réunir puis de libérer pour les faire nager sur un bras de mer plus de 80000 candidats a l'immigration sans un calcul délibéré des noyades et disparitions inévitables. Mise en scène d'un calcul où le figurant est contraint de mettre sa vie en balance pour se  heurter sans autre issue à un mur. Quand la politique spectacle médiatise son cynisme à échelle internationale. Quand l'Europe et ses vassaux préfèrent la voie diplomatique  du silence discret, de l'indignation contre le laxisme des tenants des frontières, par accoutumance aux Africains et autres colonisés disparus en masse pour la servir. Crime couvert par la bienséance des conventions et des marchés.