mardi 4 août 2026

Corbeaux du quartier.

 Je me demande où niche cette famille bruyante et soudée des abords,  de corneilles ou freux qui hantent pour y trouver nourriture et jeux, en y croissant si fort, plage et cheminées surtout dans le silence du matin.

Contrainte,

 . . . inégalités, haine, au moins zizanie, à base d'incompréhension ou de refus total de l'autre comme socle et ciment de cohésion sociale et de carburant du système, voilà la pente naturelle des apprentis autocrates. 

Et je vous jure qu'il n'est pas facile de remonter la pente.

Nuit du 4 août.

 Abolition des privilèges. 

(Aujourd'hui même pas en rêve.)

Nihilisme.

 Il y a des jours où seuls les anarchistes nihilistes sembleraient, par leur exigence de retour a la case départ après annihilation de la trajectoire irrémédiablement parcourue, avoir le droit d'appeler nos suffrages.

lundi 3 août 2026

Suites de la "Retirada"..Origines et influences inattendues.

 Il a été un des grands responsables d'une entreprise nationale et se flatte d'avoir une pension bien supérieure à celle des énarques et hauts diplômés fonctionnaires qu'il a pu fréquenter. Je n'imaginais pas du tout ses origines.

Il est né à sa vocation de la responsabilité, de la négociation, de la recherche constante du bon fonctionnement, quand à moins de dix ans il s'est retrouvé responsable de son frère et des problèmes de la famille en terre quasi étrangère, désigné comme dépositaire des décisions  à prendre après sa mort imminente par la grand mère qui l'avait conduit là. 

Scabreuse et tragique situation devenue par retournement des conventions la source des principaux caractères de sa personnalité. Il allait détester le pays d'où émergeait sa famille, ne plus faire confiance aux promesses, rester sur le qui vive et actif pendant que les autres baissaient la garde et prenaient du repos.

 Lui dont le père opposant à la dictature avait dû fuir son pays et y être proscrit au point de ne pouvoir y retourner ni pour y accompagner son fils, nl pour y enterrer sa mère.

dimanche 2 août 2026

Heure.

 A l'heure des coureurs et des chiens je pars nager. Les maîtres contraints forcés  disputent avec leurs bêtes dictatrices du timing, exigeant sortie matinale quel que soit modèle et gabarit, les trottoirs aux coureurs de l'aurore, jeunes, vieux. minces, gros, athlétiques ou en cure d'amaigrissement et bardés de rondeurs , tous tirés de leur lit par la chaleur torride

Je me faufile difficilement au milieu de cette presse.

Là-bas au bout après les palmiers montés en haut plumet de frime et le jardin de cactus et succulentes mimant notre hospitalité, git, lac immense jusqu'aux îles,  à peine animée d'un lèche sable machinal, l'étendue transparente, bleutée où je plonge fuyant l'avalanche cocktail d'Ormuz bombardé, bloqué, miné, détroit étranglé, Melilia scénarisée en invasion cruelle, tant de figurants morts et abusés, l'Europe qui brûle ses réserves d'oxygène, partout l'incurie qui précipite les désastres annoncés. Un passé et un présent de guerres interminables et larvées, avec cette tornade de drones et de robots divers qui ne fait que d'amorcer. Sans parler de ces élections ou les enfants et neveux des dictateurs surpassent toute velléité de démocratie.

samedi 25 juillet 2026

Rencontres et lectures (hasard des).

 Lu récemment dans un numéro spécial de revue, amenée pour moi sur la plage par une petite dame fort savante avec laquelle "j'échange" comme on dit aujourd'hui. En l'ocurence ici, sur le sable devant cette mer étale avec vue jusqu'àux monts bleus bordant la côte, échange de bouquins et d'articles, faute d'avoir de librairie ou de bibliothèque ou de boîte à livre assez proches, quoi ?

Plusieurs articles intéressants dont un de Comte-Sponville avec lequel je suis rarement d'accord sur le bon usage des Pensées de Pascal bien meilleur en féroce critique des limites et ridicules des moeurs humaines que bon apologétiste, comme il se voulait d'abord, de la religion chrétienne.

Un autre article reportage sur l'Inde et ses problèmes sanitaires de défécation en plein air. Puisque la quasi moitié de ses populations, par tradition autant que par misère, considère que des lieux d'aisance sont beaucoup trop impurs pour s'intégrer à la nature purifiée et sacrée du foyer familial et qu'il est sain et naturel de se soulager dans la nature.

Aucune envie jusque là de revenir à quelques admirables et si durs pour l'humanité textes de Pascal.

Aucne idée réelle ou connaissance de l'impact gigantesque de ces coutumes archaïques du pays originaire du prix Nobel Naipaul, pays dont il a dit pis que pendre lors d'un voyage de "retour à ses racines", moi qui pourtant ai bien connu, pure évolution générationnelle, les problèmes du "cabinet au fond du jardin" que pour ma part, quand je le pouvais, jusqu'à un très jeune âge, je fuyais, lui préférant l'ouverte campagne.