mardi 2 juin 2026

Choix.

 Bien du mal a choisir ma vie, ce qu'il en reste. Moi qui essaie tellement de rester les yeux ouverts. 

C'est pourtant clair j'ai le choix de continuer tant que ce peut ma vie pléthorique et d'aménager encore ma tombe pharaonique ou de changer de voie et d'essayer la solution minimaliste. Accumuler ou jeter et au mieux dispatcher en dons.

Bon je pourrais bien faire les deux. Un vrai potlatch 

Déjà beaucoup de meubles sont partis, donnes ou cédés pour rien. Beaucoup de livres aussi. Seulement quelques objets attribués à des gens qui peut être n'en avaient rien a faire.

Tout le monde me dit il faut apprendre à ne s'attacher à rien, on n'emporte pas ses collections d'objets souvenirs dans sa tombe.

Moi je dis, mais il n'y aura rien dans ma tombe même pas ma chair pourrissante dans le cercueil de bois verni je veux être incinéré et justement en profiter avant et encore jusqu'au bout, d'autant plus que tout accès au monde réel et lointain va m'être peu à peu interdit que mon univers va s'étouffer, se resserrer.

Or c'est une question de respiration j'ai toujours eu besoin d'espace, de représentations, d'images, d'imaginaire et j'ai toujours voué un culte à ces tremplins, ces supports, ces objets sacrés que sont les œuvres artisanales, artistiques, amulettes du hasard, de l'impossible, du lointain semblable et inaccessible.

Pourquoi sur le coup, par hommage farceur sans doute, maintenant qu'il est mort penser à cet Edgar Morin tel que je l'ai vu, accompagné d'une femme magnifique, commander une choucroute au restaurant du Copacabana Palace un soir de chaleur après une conférence dans laquelle il avait mis tout son génie de l'explication par rapprochements inattendus et sa vitalité jouisseuse à Rio.

Un Dieu ou un Diable dans la boîte ?

 Y a t il ?

Les ancêtres perses de nos amis iraniens pensaient que la boîte noire sur laquelle nous sommes juchés - je veux dire notre petite planète encore si mystérieuse pour nous - assis ou debout devant nos machines, tablettes de cire ou écrans panoramiques formés du réel ou de sa représentation était habitée par des dieux ennemis dont l'un, le bon a donné son nom au détroit qui vaut tant de fil à retordre depuis quelques temps à l'armée américaine et à la flotte commerciale internationale.

Et aujourd'hui encore comment le nom de ce détroit symbole de bonté et de toute puissance ne donnerait il pas confiance aux Gardiens de la Révolution qui vouent l'Occident  tout entier et l'Amérique en particulier à Ahriman le dieu opposé à Ormuz qui condense les forces mauvaises du mensonge et du mal ?

La guerre est toujours manichéenne.

samedi 30 mai 2026

Cordeau traceur d'histoire.


 Fierté, impression de participer à la création de l'avenir, d'une aire nouvelle, peut être aussi simple sentiment de protection, simple satisfaction que mon père me fasse participer à ses travaux.

Je me vois encore sur une colline tenant le bout de l'un de ces cordeaux dont j'ai pieusement garde un exemplaire dans mes archives d'objets. Une forme particulière de rousseauisme chez moi. Ce Rouseau qui aurait voulu que chaque enfant, en parallèle de ses études, acquière les rudiments d'un métier manuel.

Faucilles. Serpes. Marteaux. Pinces. Scies. Tabliers, Pierres à aiguiser, Foulard, Instruments de mise en bouteille du vin . . . Masque d'apiculteur,  etc . . . Le plus souvent objets-instuments liés au travail professionnel ou occasionnel de mes ancêtres, cultivateurs, menuisiers ou cols blancs attachés à maintenir un sain et didactique rapport avec le travail mnuel. Adhésion transmise à l'Encyclopédie de Diderot.

Ce cordeau comportant sur la tranche de sa bobine une image pâlie m'intéresse donc à plus d'un titre.

Non seulement ce cordeau, cette image, font partie de l'histoire de ma famille, de mon histoire personnelle, mais il et elle appartiennentt aussi à l'histoire universelle de l'humanité évoluant vers son progrès ou sa perte. 

Oui un petit cordeau de rien du tout qui a mal vieilli, plongé dans l'eau, exposé au soleil, malmené, enroulant encore une vieille ficèle qui a pas mal servi, le voilà promu au rang d'un trésor (négatif et à instituer) de l'UNESCO.

Objets tutélaires. Littérature tangible, inscription et témoignage de bric, de broc et de corde.

Cordeau oublié ouvrant la voie aux récoltes fabuleuses des années 50, productivité multipliée par quatre, aussi bien, tout en poluant massivement les sols, qu'aux catastrophes industrielles (AZF Toulouse 2001, port de Beyrouth 2020).


jeudi 14 mai 2026

A l'univers entier (message).

 Bon sang de bois ! Fichtre ? Sacré nom d'une pipe, à quoi bon s'obstiner à répondre à nos questions par ce plan de plus en plus schématique et abstrait, mesurable au demi micron prêt, bardé ide télescopes, de satellites qui répète aveuglément, sans répit et sans compter sur notre incapacité à comprendre que nous sommes un peu perdus :

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dimanche 10 mai 2026

Perroquet (tu me dois un).

 Intégrer cette expression à notre vocabulaire. Non pas un pastis piper mint mais bien l'oiseau.

En effet amateurs invétérés de gadgets nous tombons dans tous les pièges de la facile et grande consommation : chaussettes et pulls nordiques bariolés fabriqués eux aussi en Chine communiste, ornements de Noël et de Pâques, leds en tous genres transformant en vitrine le moindre plan de travail en cuisine, etc . . .ainsi m'avait elle offert un perroquet lumineux solaire acheté chez Lidl qu'elle avait laissé  choir et cassé et que donc elle me "devait".

Ainsi avons nous instauré l'usage beaucoup plus restrictif et respectueux que le classique " tu m'en dois un" du rappel amical et en plus exotique "tu me dois un perroquet".

Rêve chinois.

 Dommage. Il me poursuit et revient et je le perds toujours.

Ce que j'en sais c'est qu'il comporte un personnage trompeur.

Il me fait penser / quand je suis dedans, enfermé comme dans un rêve moqueur / aux sentiers qui bifurquent, nouvelle tellement insidieuse, mais pourquoi, à part ce côté chinois de pure légende, chinois littéraire, ou litté-rire (c'était sous cette forme de lapsus calamiteux que m'était venu ce mot). Surement à cause d'une ruse logique, ruse d'architecture, de construction en dédale qu'il contient et dont ne me parviennent en vague souvenir-impression flou 

qu'un "climat", une atmosphère un peu étouffante de labyrinthe au Minotaure encore plus inquiétant que visiblement absent. Ou même mort.

Je ne me souviens si je fais un effort que de cette impression d'être roulé dans la farine par un récit qui s'enroule et se retourne, se joue du lecteur naïf et  bienveillant que nous sommes tous. Et si j'insiste la réponse est encore plus simple et mystérieuse, celle d'une maison qui contient un labyrinthe en maquette et cette maquette est exactement l'enveloppe d'un rêve, ce rêve qui m'échappe et revient me hanter.

dimanche 26 avril 2026

Cachalot (se voir en).

 Ceci dit en plus simple et beaucoup moins mixé en pata-psycha-physique périfreudienne,

je me verrais bien régressé en petit cachalot angoissé par la faramineuse plongée de sa mère à la recherche du calmar géant concentré de protéines mais rassuré par l'énorme masse de lait créme ux et flottant en surface de l'océan qu'elle m'a laissé pour m'occuper et rassasier mon appétit de veau de 4 ou 5 m de long déjà.