jeudi 14 mai 2026

A l'univers entier (message).

 Bon sang de bois ! Fichtre ? Sacré nom d'une pipe, à quoi bon s'obstiner à répondre à nos questions par ce plan de plus en plus schématique et abstrait, mesurable au demi micron prêt, bardé ide télescopes, de satellites qui répète aveuglément, sans répit et sans compter sur notre incapacité à comprendre que nous sommes un peu perdus :

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dimanche 10 mai 2026

Perroquet (tu me dois un).

 Intégrer cette expression à notre vocabulaire. Non pas un pastis piper mint mais bien l'oiseau.

En effet amateurs invétérés de gadgets nous tombons dans tous les pièges de la facile et grande consommation : chaussettes et pulls nordiques bariolés fabriqués eux aussi en Chine communiste, ornements de Noël et de Pâques, leds en tous genres transformant en vitrine le moindre plan de travail en cuisine, etc . . .ainsi m'avait elle offert un perroquet lumineux solaire acheté chez Lidl qu'elle avait laissé  choir et cassé et que donc elle me "devait".

Ainsi avons nous instauré l'usage beaucoup plus restrictif et respectueux que le classique " tu m'en dois un" du rappel amical et en plus exotique "tu me dois un perroquet".

Rêve chinois.

 Dommage. Il me poursuit et revient et je le perds toujours.

Ce que j'en sais c'est qu'il comporte un personnage trompeur.

Il me fait penser / quand je suis dedans, enfermé comme dans un rêve moqueur / aux sentiers qui bifurquent, nouvelle tellement insidieuse, mais pourquoi, à part ce côté chinois de pure légende, chinois littéraire, ou litté-rire (c'était sous cette forme de lapsus calamiteux que m'était venu ce mot). Surement à cause d'une ruse logique, ruse d'architecture, de construction en dédale qu'il contient et dont ne me parviennent en vague souvenir-impression flou 

qu'un "climat", une atmosphère un peu étouffante de labyrinthe au Minotaure encore plus inquiétant que visiblement absent. Ou même mort.

Je ne me souviens si je fais un effort que de cette impression d'être roulé dans la farine par un récit qui s'enroule et se retourne, se joue du lecteur naïf et  bienveillant que nous sommes tous. Et si j'insiste la réponse est encore plus simple et mystérieuse, celle d'une maison qui contient un labyrinthe en maquette et cette maquette est exactement l'enveloppe d'un rêve, ce rêve qui m'échappe et revient me hanter.

dimanche 26 avril 2026

Cachalot (se voir en).

 Ceci dit en plus simple et beaucoup moins mixé en pata-psycha-physique périfreudienne,

je me verrais bien régressé en petit cachalot angoissé par la faramineuse plongée de sa mère à la recherche du calmar géant concentré de protéines mais rassuré par l'énorme masse de lait créme ux et flottant en surface de l'océan qu'elle m'a laissé pour m'occuper et rassasier mon appétit de veau de 4 ou 5 m de long déjà.

samedi 25 avril 2026

Retour et déploiement de la phylogénèse et de l'ontogénèse dans le cas particulier de mon propre corps.

Avertissement au lecteur peu enclin au réalisme mimétique et aux auto-observations cliniques : ceux qui n'ont pas aimé la transformation cutanée de mes pieds en recouvrement d'écailles typique des effets marbrés du poisson séran-écriture que j'observe fréquemment vont encore moins aimer ça, la trnsformation chez un sujet sain post traumatique de la masse cuisse-fesse (masse péri psoas-illiaque) après opération de la hanche en modélisation exacte d'une tête de cachalot, oeil compris, oeil curieux du monde bien ouvert (cet oeil si humain et surprenant du mammifère marin) compris donc dans la transformation.

Revenons aux sources probables du phénomène.

Je ne sais pas vous mais en ce qui me cncerne j'avais été séduit par la démarche de Sandor Ferenczi, neurologue Hongrois, parmi les premiers disciples de Freud, en particulier dans Thalassa, publié en 1924 et qui fit grand bruit beaucoup plus tard parce qu'il y introduit et explique avec toute la fluidité imaginable les analogies surprenantes entre les étapes que suit dans son évolution depuis sa conception individuelle, chaque être vivant et parallèlement les étapes que la biologie de l'évolution imagine, théorise et de plus en plus constate au niveau de l'évolution des espèces.

Il met en évidence la parenté des formes vivantes dans leur développement individuel et dans leur histoire en tant qu'espèce. Bref il relève le parallèle entre ONTOGENESE , développement individuel et PHILOGENESE, développement de l'espèce. L'audace de ce rapprochement entre temps très long et temps très court fait de chaque individu un élément représentatif et un résumé de toute sa lignée. Le plus beau moment de ces deux cycles comparés étant la vie évoluant dans l'eau des océans et des mers sortant sur la terre ferme et le développement du mammifère, de l'enfant d'homme dans le liquide amniotique du ventre de la mère, d'où le titre du livre THALASSA, les mots mère et mer n'étant pas - en français - totalement étrangers au succès de l'idée d'une analogie "évidente" des deux bains salés.

Mais l'oeil du cachalot, direz-vous ?

Quel rapport ? 

J'y viens, vous allez voir ça entre dans l'incroyable histoire de ma chute et de toutes les conséquences qui en ont déjà émergé et sont en train de se révéler peu à peu en totale cohérence,

Je crois être bien malgré moi et toute fierté que j'aurais pu en tirer envoyée aux abysses marines un contre exemple régressif de cette rencontre Darwin -Ferenczi. Un patient victime à l'hôpital universitaire et peut être expérimental de Nîmes d'une retro-thalasso manifestation épiphénomènale.

Décidément ce chapitre dans le chapitre du séjour à l'hôpital, oeil du cyclone et  creux dans les profondeurs de mes tribulations et séquences empilées et interpénétrées se relie à une saga plus profonde.

De l'écriture du séran à l'oeil du cachalot.

lundi 20 avril 2026

Je me souviens de ce lancement d'Ariane qui avait viré au cauchemar

C'était quand 85 ? année maudite, Mitterrand le Président présent au poste de lancement à Kourou, la fusée décolle et bientôt explose dans le ciel.

Il y avait eu, avant, après ? cette tournée dans l'Océan Pcifique ou plutôt la tournée avait été envisagée mais vite annulée, ce voyage éclair du Président à Nouméa, fait pour réaffimer la volonté de la France de garder la possibilité de pratiquer des essais nucléaires dans le Pacifique, sa volonté aussi de renforcer sa base militaire, en plein troubles kanaks et en réponse à la proposition du traîté de Rarotonga proposant de dénucléariser le Pacifique qui avait tourné au fiqsco. accidents, erreurs techniques, manifestations. 

J'avais les documents d'enquête de Dio, oh pas grand chose .. . quelques interrogations sans réponsesvraiment cohérentes, en surveillance et bin évidemment pas chez moi.

Rainbow Warrior attentat de triste mémoire mondiale, crime maladroit, était venu juste après.

Il y avait là une accumulation de gros ratages dus au hasard sans doute, comme toute part d'événement mais là aussi un certan nombre de coïncidences accumulées et énormes.

dimanche 19 avril 2026

Copains perdus de vue dont l'image en mouvement est gravée au fond de ma rétine.

 Un rapport quotidien, une proximité de situation et des heures à débattre sur le monde.

J'ai eu trois ou quatre copains ainsi, pas véritablement des amis, plutôt partenaires de conversation, dont deux spécialement et en apparence nous n'avions que peu d'affinités mais je les vois comme au premier jour.

G était était presque contrefait, à peine plus âgé que moi il avait la tête d'un notable de province, calme et sûr de ses traditions, légèrement voûté, toujours circonspect. Nous mangions souvent ensemble au restaurant, un restaurant très modeste, fiers du salaire que nous versait le gouvernement après avoir réussi un concours qui faisait déjà de nous des fonctionnaires; je me souviens nous passions en revue le monde entier y compris les clients de ce petit resteau sur lesquels nous n'avions aucun mal à inventer des vies toutes tracées et bien sûr quelques légendes, par exemple celle de l'homme au chapeau mou qui mangeait toujours à la même place ses poireaux vinaigrettes et son bifteck frites en attendant semble-t-il un convive qui aurait pu, du, s'assoir face à lui et ne vint jamais du moins durant notre présence.

G un jour est devenu un intendant d'un grand lyce et puis je l'ai totalement perdu e vue.

P était un copain de classe extraordinaire, il savait tout dans tous les domaines, d'ailleurs il réussirait plusieurs fois à être champion incollable d'une émiion télévisée de question très populaire.

C'est lui qui eut la générosité de m'introduire dans ce groupe de 50 lauréats qui organisèrent ce voyage en Grèce dont je n'oublie pas une miette et dont il me reste encore des épisodes a vous raconter.

Message qui ouvrit la voie. Et peut-être encore signifie.

 C'est en mettant de l'ordre dans mes papiers, mes brouillons, mes rectifications, mes projets et canevas, parfois au sein de chapitres entièrement terminés de ce début de mise en forme de tout le fonds laissé  en dépôt dans mes archives par Dio le seul véritable aventurier et héros de cette histoire [provisoirment intitulé "Le Messager cannibale"] au moment où il fait signe et rejoint anticipativement et dans les mêmmes lieux un autre chapitre d'un autre récit lui déjà terminé et intitulé "Beauté fractale" (autant dire daté d'une esthétique aujourd'hui un peu délaissée après des années de recherche tant scientifiques que littéraires et graphiques sur la nature fractale de l'univers). . . 

en mettant de l'ordre donc 

(vous vous souvenez qu'au moment où je suis tombé pris dans le placage d'un tapis, j'étais en train de retravailler mon jardin pour essayer de vendre ma maison et de préparer un complet déménagement de mes archi-multiples encombrants que j'appelle  IMPEDIMENTA * voir ce mot : tout ce que le soldat romain devait emporter de lourd et pourtant si ncessaire à son combat) 

que j'ai trouvé une feuille A4 pliée en deux où j'avais écrit à la volée :

SIC ITUR AD ASTRA

une formule devenue bien banale et mille fois utilisée à tort et à travers

ici raportée comme moquerie pleine d'ironie mordante, dépitée, presque dite de façon rancunière par l'un des Présidents de la République (on dit maintenant, mode américaine : PrédelaRé, que Dio avait eu l'occasion de servir dans le démélage et le déminage d'une affaire dite comme les autres " non résolue", mais portant cette fois sur un secret défense de caractère européen à l'époque où les projets européens pouvaient être pris au sérieux y compris sur le plan stratégique ou spatial. Il faut dire aussi, si l'on veut rendre compte à la liberté du couple, que cette acrimonie du PrédelaRé pouvait provenir, outre l'chec relatif de l'opértion qu'il ne pouvait que s'imputer à lui-même en tant que chef suprème, du fait que sa propre femme l'indépendante épPrédelaRé était à l'origine, par asociations humanitaires interposées, de la manoeuvre délicate, pour le moins tangencielle, certes et finalement très risquée qui avait échoué.

N.B : vous tenez là un petit fragment d'une grosse cuisse de Jupiter comme on aimait à dire dans les services spéciaux, par référence à l'expression "né de la cuisse de Jupier". Ne vous y trompez pas, tout le sérieux de ce blog en dépend.


Foutu dimanche.

 Où même les soignants en ont un peu marre. On sort à peine de l'hiver et déjà on nous menace d'orages estivaux.

Et surtout !

On en a par dessus les moulins des interprétations de Monsieur T. et des autres dictateurs fous ravagés dont les initiales couvriraient facilement tout mon alphabio.. . Si je le laissais envahir. imaginez un monde où tous les asiles d'aliénés seraient vidés pour être remplis d'interprètes divers du monde extérieur : tous les psy imaginables plus les décodeurs invraisemblables qui habitent habituellement le monde des supposés à peu près sains d'esprit tels anthropologues, journalistes, chroniqueurs, débateurs, exégètes et analystes en tout objet. Et une fois y enfermés tous ces décortiqueurs des folies  humaines contraints par ce vent de retournement des boussoles et pôles magnétiques, pour survivre et gagner leur croûte de pdycho-docto délirer sur les sortis d'asile qui nous gouvernent.

Ainsi seulement s'expliquerait peut-être le temps que nous vivons non seulement cul par dessus tête mais c'est trop peu dire, barrières d' HP à code de sortie ou d'entrée inversés si bien que . . . Ce serait être fou par un autre tour de folie que de croire pouvoir s'y retrouver.

samedi 18 avril 2026

Huit-cent-seize articles, on tente les mille ?

Maintenant que vous savez comment ça marche, OK ?

Il s'agit seulemnt de saisir le fil du temps qui passe si vite, si fort, si capricieusement, avec surprises à la clé en plein milieu des pannes d'air ou des monotonies interminables, ce temps qui se  retourne sur lui-même et vous montre son ventre. 

Perdre son temps ou passer son temps voilà le bec.

Ecueils inadmissibles. Le temps c'est juste le cordon ombilical que nous jette à saisir, dernier de cordée, la vie. Quoi elle nous traverse, nous emporte, nous anime et réanime  parfois au besoin, ne pas abuser cependant, et nous la laisserions filer avec indifférence, blasés avant de naître ?

C'est l'impression que j'ai toujours eu pour ma part, depuis longtemps en tous cas, depuis qu'est passée cette occasion de me jeter dans le petit bain, puis dans le grand, ne sachant pas nager mais agitant les membre comme si je savais et remontant peu à peu à la surface, et c'est vrai sans mérite personnel juste pour suivre et ne pas passer pour idiot, des copains plus audacieux. Premier coup d'audace, moi timide et orgueilleux, trop peur du ridicule du laissé pour compte maladroit.

Assez parlé de moi voyez tous ces gens qui hésitent, ne savent pas alors qu'ils savent très bien. Bloc a bouger masse de manœuvre de ceux qui se lancent.

Le monde est fait de peurs irraisonnées, de retards, de ratages par sang figé.

Marquisienne.

 De retour dans mon centre de rééducation des délinquants autrefois trotskistes graves (je n'ai jamais été même en rêve proche des Mao, à ma décharge) de ma promenade boîte crayant ou pas essayant de regagner l'attitude noble et dégagée non simiesque perdue depuis longtemps, celle que nous appelions avec ma moitié " à la Pepe Carvalho" en référance au personnage de Manuel Vazques Montalban qui fut membre du PSUC et emprisonné sous Franco . . . /

vous vous rendez parfaitement compte à quel point je pourrais ajouter comme ça des apartés, incises et digressions utiles ou pas à mon récit au temps présent toujours mais toujours mité ou brodé de jours sur un lointain passé qui affleure et donne un peu d'épaisseur au bouillon, . . ajoutons comme on dit des yeux, si vous y tenez ?

. . . en revenant donc dans ma celule de moine privilégié et solitare, nourri, logé, couché, blanchi, sous constante surveillance, et pris en charge par la république et sa sécu tant utile et pourtant attaquée, rongée et grignotée de toutes parts, que pour ma part d'ailleurs je n'avais jusqu'ici presque au grand jamais sollicitée autant durant mon interminable vie, nourrie jusque là d'aspirine, ibuprphène et paracétamol./

je tombe donc faisant mon lit, pas croyable , fleur à l'oreille, sur une femme souriante à laquelle je fais juste un signe, montrant le tableau de reproduction qui orne ma chambre de prisonnier (absolument authentique, vous me croyez si vous voulez, j'attire un peu les miracles par désinvolture, fatalisme et désir de vivre poussé à la niaque, et lui dis :

- Vous sortez d'un tableau de Gauguin ?

- Marquisienne me répond-t-elle au tac au tac.

Alors commence une conversatin qui aurait pu être interminablesans son travai et je sais que son frère apès de études aux Beaux Artts de Toulon où je suis aussi passé est tatoueur de ces merveilleux tatouages traditioonnels et uniques, les seuls méritant d'exister.

vendredi 17 avril 2026

Au contraire, lecteur bénévole

-llement infime, insignifiante qu'on peut se demander si elle vallait le transport à grand frais, supportés par tant de substrat invraissemblable de datta, 

coincée entre ces plaques de verre spécial traité pour faire nettement contraster la lettre lumineuse sur fond noir

ces lambeaux, petites fibres, écorchures de vie singulières certes mais à toute autre pareille dés que rapportée, fuyant, glissant, vermisseau

fallait-il ?

mais je vois que vous n'hésitez pas à cliquer dés qu'on vous envoie du direct

Eh bien je suis déçu que . . .

. . . . vous n'ayez pas fait plus d'efforts pour lire Temps superpsés, mités, etc . . .

qu'il me faille aller chercher des lecteurs à Singapour, au Viêtnam et au Bangladesh pour ne pas trop  . . .

enfoncer mon score habituel . . . car c'est là le point.

Tout ce blog écrit à la va comme je te trousse, n'est qu'une tentative pour rendre présent ce temps fait de palliers, rajouts d'escabots, d'étagères, terrassees, chausses-trappes, trouées, chutes et rempilemts que seul un alphabet en désordre, biographique et nourri de présents rendus présents tente (en vain ?) . . . 

jeudi 16 avril 2026

Temps superposés et mités, troués, ouverts, incompatibles.

 Il est toujours difficile d'écrire sur le temps, je ne sais pas dans quoi je me lance inconsidérment. 

Disons que comme souvent, n'ayant pas la force et la puisance du mythe j'ai, qui me transpercent, de petites images. Ici celle d'un tissu épais, fait de couches de textures différentes, de tissages suppeposés, accrochés les uns aux autres, noués, interpénétrés et cependant, malgré l'épaisseur et le travail de raccord, de retissage, troué de trous irréguliers, incompatibles avec l'ordre établi des fibres savemment  selon des plans calculés parfaitement reproduits, trous qui laissent passer le jour, l'arrière plan, le fond du paysage masqué, la partie organique voilée, habillée, cachée par l'épais, lourd et rigoureux tissu.

N'ayez pas l'impression que je parle dans le vide d'un imaginaire sans rigueur, déchaîné et dréglé. ceci n'est pas une fausse abstraction vide de sens.

C'est exactement ce que me fait apparaître ce séjour inattendu et plus long que je ne croyais, à l'hôpital.

Dans mon temps habituel d'impatience et de tension, toujours en quête de résultats matériels, fait de décisions et de bricolage, d'interventions constantes destinées à faire advenir le concret du résultat, projet, achat, texte à rendre lisible au travers de ratures et brouillons immédiats, volonté d'apporter plus de confort, plus de plaisir, plus d'attention à l'autre, fut-il lointain, sans arrêt, comme on nage, je rame de mes bras, bats de mes pieds, respire de côté, rythme au mieux, plonge et glisse comme si j'étais maître de tout, responsable d'échecs et succés, sculpteur de formes et dominant en quelque sorte ma poussée, mon avancée, matrajectoire, mais . . . 

tout à coup voici la déchirure, l'intervention de l'insecte bouffeur de fibres bien rangées, 

je suis passé dans le temps où je ne maîtrise plus rien, aveuglé, voyant, de Cyclope à Argos, d'être monoptique à ce corps troué de cent yeux ouverts.


mardi 14 avril 2026

Un chat noir passe et repasse tout doux.

 Il est un peu rond-peluche, oreilles courtes, taches blanches sur une patte avant et triangulée sur le jabot en forme de petit foulard, c'est une chatte au ventre un peu ouvert et mal refermé, élégante, prudente, gabarit ramassé on la prendrait bien sur les genoux. reine et précautionneuse elle domile l'hôpital en son jardin. C'est le chat de la lenteur, attendre, patience, on verra bien.

C'est grave docteur ? je vais bientôt me sentir chez moi ici. Veulent encore me garder un peu, quelque chose comme deux semaines alors que je cours déjà le 400 mètres haies. C'est vrai assez  précautionneiuse-et-lentement.

Face à un évidence un peu effrayante.

 C'est vrai que c'est en apparence peu clair, brumeux, flouté, torsadé en complications qu'on dirait superflues, vu d'un point de vue à première vue (cette dite première n'est pas forcément mauvaise, mais  fragmentaire) décalé et partiellement opaque et pourtant je vous l'assure :

je ne suis (et vous peut-être aussi, enjeu capital, mais nous verrons cela plus tard) qu'une sorte de redoublée , voire triplée, Boîte en Valise, ou si vous préférez Valise diplomaique à au moins double fond, regardez bien en effet,

moi, non que je je me prenne en unique et  seul parangon examinable (c'est là que je compte sur votre collaboration et participation bénévole), mais étant le seul à pouvoir intérieurement me découper en tranches et examiner comme sujet/objet, objet jeté dans le monde et aussi vu de l'intérieur, moi donc par eemple, diplomate d'occasion (comme les attachés, militaires, navals ou commerciaux, détachés de leur corps pour entrer en fonction à côté des diplomates de carrière, à côté des attachés et conseillers culturels ou linguistiques ou artistiques le sont), utilisé, peut-être pourrait-on dire "instrumentalisé", donc bien sûr à l'occasion comme agent spécial transmetteur (et aussi bien, à l'occasion, l'ocasion ne faisant pas le laron, sans en être mis au courant), porteur d'une valise cachée (dont  initialement j'ignore peut-être tout y compris sa place dans mes bagages ou dans mon corps si elle y prend place), j'ai été (et cela n'a rien d'exceptionnel) moi-même porteur dans ce service commandé, de mes propres idéaux, engagements, desseins pas forcément en accord avec l'esprit de ma mission sans parler de la très lourde tâche dont je me suis juré d'être responsable et porteur : celle, en marge de mon travail, de recuillir les témoignages et récits des actions clandestines de Dio Darko Brac, lui agent spécial assumé et espion au service du pouvoir en place au sommet entre Mitterrand et .  . . dans l'histoire qui a pu suivre, beaucoup plus loin que vous ne croiriez à première vue.

Ai-je été clair avec mes doubles fonds et mes surempilements de carapaces propres à créer des détachements, non adhésions, bifurcations, énigmes et amphibologies incompatibles en apparence.

lundi 13 avril 2026

Tout à coup et sans raison . . . .

 je me pose des questions sur ces murs que je vois presque quotidiennement et que le plus souvent je reconnais au premier coup d'oeil, car ils forment à la fois volontairement, choix d'un angle, d'une lumière, d'attitudes, parmi des milliards d'univers visuels tel ou tel et surtout la personnalité, le regard qui transparaît en arrière plan, choix involontaire, ce sui generis du bonhomme ou de la bonne femme si unique quel qu'il soit, pas une seule feuille d'un arbre semblable à une autre disait Leibniz l'espion conspirateur fasciné par la nature mathématique ou pas, calculable ou pas, 

ces murs de projection sont là témoins d'une double vie , au moins doube, ce que je, tu , nous voyons, vois, et ceque je voudrais que tu, nous, vous, en voyons, non par manigance ou redoublement mais par 

recherche d'une sorte de truc qu'on aurait pu appeler "vérité" si tant de flots et tombereaux de superflu, falsifications, fatras, foutaises, crimnelles fanfreluches et foutraques faussetées ne s'étaient déjà déversées sur le sol de ciment, le carrelage où a eu lieu le driping authentique, jeté là d'un coup sans repentir

samedi 11 avril 2026

Pin couché.

Pourquoi ai-je toujours aimé les pins couchés ?

Déjà les petites mains du figuier, tendues au ciel, vues d'ici au deuxième étage,

 se sont rappochées et forment coupole en canopée , parasol ondulé

préparant la mise en place des premières figues violettes trompeuses et point juteuse

celles qui bonnes à jeter, rèches, sèches, 

précèdent la bonne récolte des inséminées, délicieuses, fondantes, naturellement confiturées,

celles par la guêpe que jadis Diane lui dédia expressément

à ce figuier sacré, porteur de sève blanche amère, lait guérisseur  et décapeur pour qui sait l'utiliser. 

Clinamen ou la déviation dans la chute.

 Ici en cette section de l'hôpital c'est parrticulièremnt patent : toutes les rencontres viennent de l'angle de déviation dans la chute. Tant au niveau de l'alimentation en personnel et en patient, un monde se crée dans la sphère spécfique soignant/soigné; mais aussi sous d'utres angles de chute . . .

Incroyables vocations pour la profession médicale parfois : " ma mère qui avait le dod cassé par son métier souffrait de douleurs terribles, encore trop petit pour la masser  ( à 7 ou 8 ans ) elle s'allongeait et je montais sur son dos piétinant sa douleur ".

Incroyables rencontres entre atomes isolés, sans lieu d'être, sans raison, que le hasard absolu du caprice de division et de chute.

Sur cette colline, peut-être la fameuse et introuvable septième, dans le jeu romain des Nîmois, un espace totalement épicurien.

Vigneron tombé récemment en taillant ses arbres, pêchers, pruniers, fou de rage et maugréant si content de trouver ici un brancardier qui parle le même "patois"que lui, souvenir de jeunesse et regain d'un occitan de village proche, graveleux et bien opposé au kiné qui le tire de là à petits gestes et petits pas, toute une science du vrai cornac, lui élevé à Paris et né à Saïgon et qui lui demande, pour mieux l'agacer par jeu facécieux pour lui faire dépenser sa force à bon escient pourquoi les si bonnes pêches d'antan , si juteuses et parfumées sont si dures mainteneant et jamais décidées à mûrir.

Et ce quasi-frère  inconnu et Athénien à quelques mois près,du même âge autre moi-même long et sec, qui ne parle pas plus un mot de ma langue que moi de la sienne, moi qui ai pourtant un nom qu'on croirait grec avec lequel nous communiquons dans nos rivalités de courses parodiques à petits pas instables, seulement par rides, soulevées, torsions de bouches et de bras supports, avancées en crabe, mimiques d'effort, zieux plissés, grimaces et presque fous rires à nous voir si contrefaits.

vendredi 10 avril 2026

Tendresse nambikwara.

 Quand je regade par la fenêtre de ma chambre d'hôpital les quelques bancs expoés à l'ombre des très grands pins penchés ou au soleil  dans des trouées où pickeniquent parfois ou simplement se détendent familles, couples, amis, cercles nouvellement formé, dans ce monde si dur, si violent, si absurdement injuste et si hasardeusement constitué de particules contradictoires, je m'étonne presque mais pas vraiment d'y retrouver quelque chose de la tendresse nambikwara, un des plus hauts lieux de Tristes Tropiques d'abord lieu de recherche enthousiaste de Lévi-Strauss et son épouse Dina * éminente et peut-être pas assez vénérée débroussailleuseet, méticuleuse, inventive collaboratrice (beaucoup de génies se construisent un peu en accaparant quelques parcelles qui les intéressent chez les autres). 

De même que las Nambikwara du Mato Grosso se retouvent dans une approche humaine faite de bienveillance, de tolérance et de caresses après certains désastres notemment dans leur possible survie et la santé de leurs groupes disséminés, ici dans le jardin de l'hôpital, belle, admirable attitude de parents entourant leur progéniture fracassée mais en vie, fracassée par la vie instable, par la la vie  sur la route ou l'accident imprévisible. père caressant la nuque de son fils qui ne bouge que peu dans sa chaise roulante, becquée de la mère le faisant boire


jeudi 9 avril 2026

La mala pierna no es tan mala y talvez esta volviendo se buena.

 La mauvaise jambe n'est pas si mauvaise et peut-être  est elle en train de devenir bonne.

Car voici en raccourci son histoire à peine mentionnée mais pas explicitée dans cette version encore plus abrégée et plusqu'elliptique, intitulée El Cuento de la Mala Pierna à paraître aux livraisons du lièvre roux.

Pour éviter de perdre le fil voici la trajectoire que devra suivre (ou retrouver) le déroulement de l'histoire. Pas d'histoire sans lieu. Pernabouc, c'est le lieu le plus improbable, difficile à raccorder aux autres, Prnambouc, pas le bois-Brésil ou bois -soleil, la ville, une des plus anciennes, aujourd'hui Recife avec toujours ses incroyables plages et ses 6, bientôt 7 millions d'habitants. et juste à côté Olinda, le plus bel assemblage d'architecture coloniale portugaise qui soit. Et là ucun signe concret sur ma piste que le souvenir de couleurs, d'hrmonies extraordnaires quoique fondées en domination et exploitation illimitée.

Ensuite dans les îles Bijagos, au large de Bissau, capitale de Guinée Bissau, une île perdue havre de paix d'une population restée un peu à l'écart des grands mouvements du continent , vouée au tourisme de pêche sportive en concurrence vec Dakar. lieu où onaurait du mal à trouver ces menus objet nthropo ou zoomorphes que vendesnt les antiquaires es capitales européennes.

Enfin, ce supposé séjour à Cuba que je n'ai pas fait, du moins officiellement  mais lors d'une opération exceptionnelle et tenue en partie secrète ou plutôt ce rapport aux ultra-dévoués médecins pieds nus formant l'armée la plus importante et extravagante du monde en matère de coopération militaro-humanitaire voir plus si opportunité stratégique. Intervention pendant plus de 40 ans et dans une centaine de pays du monde, en Améique latine, Afrique, Asie mais aussi Europe.

Et alors peu-être peut surgir ce mini-cigare garni de papier carbonne et d'un minuscule objet en forme schématisée de poupée que je découvre derrière le mollet de ma jambe droite, enfoui et oublié. Un objet à valeur diplomatique et peut-être plus.

mercredi 8 avril 2026

Athéna à moi ! (de fait, en filigrane nous voilà loin des triomphes de l'Acropole).

 C'est unique hein de pouvoir apostropher comme ça les dieux. Bientôt ce ne era pus qu'un souvenir. Et tenez vous bien Athéna est le nom de prestige de mon slip dans la série des Eminences.

En effet Eminence est ou a été une marque de sous-vêtements de qualité dont le lieu de fabrication fondé  non loin de Nîmes, par deux Nîmois existe encore. Or, mettez deux Nîmois ensemble quand ils montent sur leurs grands chevaux, il faut q'il parlent latin. Et moi donc, j'en garde quelqus uns de ces slips historques dont celui que j'avais tellemet de mal à enfiler seul sans plier ma foutue jambe dans ma salle de bain en presque autonomie il y a déjà quelques jours. Bon, le temps tourne mécaniquemnt et là-dedans, dans la guibole défaite et recliquée à la hanche, je sens que ça bouge positivement.

Mais comment ai-je fait, moi si malin, flibustier, agité de la gambe pour me débrouiller de faire trois entrées à l'hôpital au lieu d'une comme mes copains et d'être déjà sorti ? Je viens à peine de mettre à jour le processus piègeux d'où je vais peut-être enfin sortir. Un truc dans le genre malédiction des cigares du pharaon mais en beucoup plus réaliste. La simplification de la ligne claire c'est pas mon truc.

jeudi 2 avril 2026

Valise incrustée que je portais dans mon corps sans qu'on m'eut donné le choix.

 Pour en revenir à cette affaire de mini boîte en valise ou si vous préférez de valise diplomatique porteuse de mauvaise nouvelle  [enfin, en réalité persone nesait, ça fait mal mais

 c'et peut-être nécessaire et c'est un code renvoyant à une solution applicable à un temps X n'én doutons pas, les solutions diplomatiques sont toujours très ajustées à un contexte] qui peut vous paraître à la fois désagréable comme concept et difficile à rattraper en œuvre ( situé sur un territoire interlope en quelque sorte flottant entre deux couches de "réalité" bien distinctes mais perméables ) . . . . quant au  point de vue du spectateur-lecteur presque impossible pour lui de se représenter ça. . .

De fait il s'agissait je crois lorsque j'ai compris pour la première fois cette image et ce qu'elle contient de vérité cachée d'une simple douleur au dessus de la cheville liée à un mécontentement assez profond : celui de ne pas pouvoir réaliser un but simple, par exemple organiser une exposition de sculptures devant être mises en lumière d'autant plus que représentant un monde perdu, presque méconnu du moins dans notre beau pays, tout un pan de plusieurs siècles d'histoire d'Afrique ( ah ! ces continents encore dits "sans histoire " pour certains !) sans passer par des étapes quasi irréalisables et contradictoires, par exemple, cette nécessité  de manifester beaucoup d'entregent auprès d'inconnues éminences grises n'ayant aaucune connaissance de ces mondes protohistoriques, anthropologiques, de chercher des appuis de facteurs conjoncturels indépendants, provisoirement ou conjoncturellement très éloignés de ce sujets, d'interposer des ruses face à certaines mécanismes de censures automatiquement déclenchés, d'obtenir un gain au moins de l'atternoiement de certains politiciens maîtres du jeu . . . conséquences et implications incalclables en terme de temps, d'organisation, dopportunité, de sens.

Tel fut le cas de cette exposition Zaïre millénaire qui fit tousser Mitterrand face à des rapports plutôt tendus avec l'administration Mobutu ou avec les séquelles des psitions précédentes de la France, ou . . . et dérangea si fort nos ex ministères des colonies toujours à la manoeuvre, au moins dans leur stratégie et leur style.

J'en porte quelques blessures qu'

aucun musée plus tard des cultures premières 

ou des valorisations marchandes destructrices ne pouvait éteindre.

mardi 31 mars 2026

Le petit chemin qui montait.

 Je la vois dans la pente qui contourne la route circulaire et plus longue qui monte vers l'enchevêtrement des entrées, accueils, services, spécialités, pathologies, approches thérapeutiques, halls, couleurs, ascenseurs, services, chambres, salles de réunions, bureaux, de repos, d'attente, elle remonte vaillamment la pente en évitant un peu le Mistral qui depuis plusieurs jours cherche à la renverser. 

Elle remonte, silhouette penchée, frêle, luttant, survécue de tant de peines et de maux, de tant d'émotions, fière de notre jeunesse quand la folie de l'amour nous poussait contre vents et marées, bien trop tôt, à nous rapprocher, à nous mettre en ligne de mire, à ne vouloir voir que nous dans l'immense désordre du monde qu'ensuite nous avons , chaotiques, heureux et déchirés, parcouru.

Nous quittant nous rejoignant nous retrouvant là maintenant après tant de vies partagées, au bout du chemin ou elle m'arrive de si loin, combattante contre tant d'obstacle et contre le vent.

lundi 30 mars 2026

Retour du petit fromage

 Il en a mis du temps à revenir dans m a vie. Presque 75 ans depuis le temps où l'objet déjà mythique, pas plus détestable qu'aujourd'hui, neutre crémeux, a peine salé, crème fermement mollette il s'imposait par pure convention nationale au palais des fréquentasteurs  de cantines.


Retour en fin de course.

 Ce n'aurait été que ce blocage ?

J'avais deux copains dans cette classe, l'un fils d'architecte l'autre fils de maquignon, les deux passionnés de rugby comme on pouvait l'être dans ces régions sous influence british depuis les Plantagenet. Un jour il manquait quelq'un dans leur qui allait  devenir mon équipe alors me voilà maigrelet devenu rugbyman en herbe. Et alors ce piège, mi-torsion, mi-chute, arbre coupé en racine m'y voilà inexorablement entré, carriere non mais élan définitivement coupé moi si plein d'espérance et d'emportement.

Voilà pour le premier acte de la chute.

Balbutiements.

 Vous vous en doutez vous êtes loin de tout savoir sur moi, au point sans doute, au travers de déclarations à  l'allure de simples procès verbaux hachés menus mais authentiques, de fait plus encore, c'est souvent dans les ponts, les cordages de raccord, les liens, les conjonctions et glissement que se faufilent les mensonges et les faux témoignages, et c'est de ce mic mac de couches que vous attendez, et ceci malgré ces séquences de soins et ces appels qui m'arrivent parfois de loin et  coupent une progression déjà presque devenue impossible que vous attendez sans doute un brin de vérité claire, au moins un aperçu de ( sans mise en ordre ni vérification possible, en quelque sorte, un flash défiant la confusion des apparences).

Soyez assurés que j'irai au bout.

Pas encore de plan d'architecte mais déjà des sortes de noeud gordiens que je ne veux pas trancher mais, sinon dénouer, mettre en position de déchiffrement.

Ainsi je vois déjà pourquoi et comment j'ai pu, et peut être pour accomplir une étrange fin de parcours, me lancer dans un tel absurde périple et pour l'accomplir, y chuter de tout mon haut comme plaqué par une force, un obstacle prévisible et subitement imposé.

Oui, clair exemple de ce retour aux sources ce fait que n'ayant pu depuis rejouer au rugby depuis l'âge de mes 15 ans, je n'avais plus jamais retrouvé cette sensation remontée d'un coup dans tout mon corps.

mardi 10 mars 2026

Mala pierna (el cuento de la).)

 Creo que . . . je crois que je vais l'écrire cette histoire, ce conte mythique, de la mauvaise jambe ( et d'ailleurs il est déjà écrit ou presque) et je trouve qu'il prend une tournure et une intonation beaucoup plus terrible en castillan ). Restera plus qu'à le traduire.

Peut-être ainsi prendra t il une dimension un peu plus méritée malgres ses airs modestes. Oui c'est à moi pour l'occasion d'y aller d'un coup de bluff. Je ne dirai pas car après tout ce serait trop facile que la vie elle même est une sédimentation de couches mortes ragaillardies par leur incessante montée et poussée magmatique. Je dirai que nous n'avons pas ce don mais celui de l'imiter plus 

ou moins grossièrement ou subtilement.

Regardez le résultat hors sphère quasi universellement perçus comme olympien et pourtant on ne peu plus ras des pâquerettes des films dansés de Chaplin.

samedi 7 mars 2026

Révélations et décryptages

 La valise très imprudemment placée à l'intérieur des fibres de mon mollet était petite et cylindrique, c'était un doigt en carton gris à peine plus gros que qu'un gros cigare, agrémenté dun d'un timbre à motif à chaque bout.

Voilà au moins une certitude.




...... à chaque bout. Un sceau bien connu des spécialistes. Selon les écoles et les nomenclatures établies depuis la Renaissance c'était celui du Lapin acrobate ou pour certains du Lièvre sauteur.. Elle contenait un mince feuille de papier translucide roulées, de celles qu'on utilise encore parfois dans les services officiels pour garder un double un peu confidentiel ; ; ; ;

mmmmmmmmmmmmmais l'essentiel était que cette feuiille sem-transparente contenait une sorte de brindille en forme de poupée mminuscule  ( affaire qui derait conduire quelque part*

Qui l'avait placée dans mon corps ?

Pourquoi ?

Suffirait il de débusquer, traduire, interpréter son message ?

. . . pour comprendre son sens, ses implications, peut être l'avertissement qu'on avait voulu préserver et y inclure. . mon corps n'étant que le réceptacle indépendant et fortuit d'un 

 . . . truc impossible à situer, pour l'instant ailleur que dans mon mollet.

vendredi 6 mars 2026

Boîte (une autre).

 Car ç'aurait pu être une autre boîte

Un tout autre type.

Par exemple une de ces petites boîtes faites pour vous inquiéter avec à moitié dehors ou dedans un peu de terre et un morceau d'os maléfique mis par la Mafia dans votre grande ou petite boîte aux lettres 

.

Mais non ce n'était pas, rien a voir. Ou alors y aurait eu croisement des contingences et lois du hasard.

mercredi 4 mars 2026

Pressentiment.

 Quand on vous dit "j'en avais le" n'en croyez rien. Il est statistiquement normal d'avoir pu évoquer dans sa tête quelque chose qui pouvait évoquer parmi les possibles celui qui advient. Cependant il advient parfois l'impossible et l'inimaginable qu'a priori personne ne pouvait pressentir. Et alors coïncidence impossible comme celle de retrouver une petite bague perdue sur une immense plage ou l'âme sœur au milieu d'une très grande ville il va y avoir un chercheur, un chercheur quelque part, perdu, totalement marginal, oublié, encore inconnu, qui en avait fabriqué le scénario.

Rêve de la Boite en VD.

 Quand j'avais raconté au matin  brumeux entre deux tartines ce rêve de la nuit à ma dulcinée son réflexe et le mien aussi fut d'en rire. Oui car il arrive même a Nîmes que les matins soient brumeux et qu'on ne prenne pas au sérieux les valises diplomatiques.

Pourtant nous avions tort.

J'avais eu d'étranges choses à y mettre depuis le fleuve Congo. Dont un cerveau de chien suspecté de la rage et qui avait avant d'attendre dans mon frigo l'aval et la signature de l'ambassadeur pour  rejoindre par vol Air France les Affaires étrangères d'où on se chargerait de le faire analyser pour vérifier si le chien qui avait mordu l'un de nos coopérants à Kisangani à la Courbe du Fleuve (je rappelle à dessein le titre d'un roman majeur de Naipaul viionnare du post-colonialisme e de ses conséquences infinies présentait ou pas quelque danger majeur auquel cas il eut peut être été temps de rapatrier d'urgence le dit coopérant.

Boîte en valise (pas encore de contenu).

 En effet c'est peut-être mieux de commencer par l'effet brut. Je dormais (mal) et sentant une impression bizarre au niveau profond de la partie haute du mollet de ma jambe droite. Une sorte de douleur liée à l'incrustation d'un objet.

 Puis tout à coup, les deux choses en même temps, je m'éveillai et vis que cet objet était une valise diplomatique. 

Vous savez, peut être n'en avez vous jamais vu, une valise diplomatique ça peu être n'importe quoi : une serviette en cuir avec serrure, une grande valise métallique ou même un coffre comme du temps des diligences. Ce qui fait de ce bagage une exception franchissant frontières douanières sans encombres c'est le petit drapeau qu'elle porte et le sceau qui la scelle. Dit ainsi c'est un peu louche, d'accord. Mais vous savez comment sont les rêves, insaisissables et décevants. 

Reste que comment une valise même très petite avait elle pu entrer dans le haut de mon mollet et bon dieu de bois, pourquoi ? Voilà en tout cas que ma douleur de jambe plus embarrassante qu'inquiètante avait disparu.

mardi 3 mars 2026

Boîte en valise (diplomatique).

 Là 


où jamais je n'aurais cru la trouver.

Je vais vous raconter ce cauchemar.

Bien sûr ça a commencé par une chute. Vous n'imaginez pas l'importance et l'approfondissement des chutes. Voyez comment Camus parti dans l'innocence coupable et qui avait cru s'en tirer par la révolte, la tragédie antique, le poème du lieu où le monde retrouve la Grèce, tout ce qui rendait jaloux ses amis intello parisiens, découvre l'enfoncement dans l'enfer des mots à partir du théâtre, de l'être a double fond des engagements les plus sincères,  la compromission des belles âmes par fréquentation des terrasses de bistrots et des salons politiques, " le narratif" comme on dit si bien aujourd'hui dans les cercles de journalistes.

Car c'est vraiment là que se trouve la vérité révélée. Dans ce discours enroulé en plis formant pièges et chausse trappes.

Or rien de plus révélateur que le discours diplomatique.

L'ayant pratiqué, j'ai dû pourtant attendre ce jour de chute, de rêve de cauchemar, pour en saisir mieux l'incroyable vérité.

Attention je vais devoir prendre plus d'espace et ne pas m'en sortir avec mes habituels panneaux d'affichage. Me voilà au sol et bientôt dans ce rêve auquel m'amènent médecines fortes et vécus oubliés. Bien sûr vous n'allez d'abord rien y comprendre. Mais je m'obstinerai a parler encore de boîte en valise.

.

Zoo,

 La terre est déjà un zoo où on nous accable chaque jour plus de tâches numériques comme on le fait des animaux sauvages avec des parcours (en cage) ludiques pour le rat, des complications infinies pour la description ou au moins la désignation de la banane du chimpanzé et les systèmes d'ouverture et de blocage de la boîte transparente contenant la viande du corbeau.

mercredi 25 février 2026

Libre arbitre.

Prédateur suprême.

Très belle naïveté des primitifs, premiers, aborigènes, comme vous voudrez, qui demandent à la nature encore aujourd'hui même si c'est avec un peu d'emphase, un droit de cueillette ou de chasse avant de passer à l'acte. Aujourd'hui nous sommes si nombreux, si avides, si puissants sur le plan de la rapine, du raclage, de la mise en coupe, de l'appropriation et de  la destruction, de l'expansion que toute réflexion avant carnage serait, ressentie hors de nos limites naturelles, comme mutilation volontaire et non sagesse ou calcul fondé en rationalité. Qui ne voit que ce titre de prédateur suprème s'est imposé à nous à la place du rêve déjà si fou de la formule cartésienne "nous rendre comme maîtres et possesseurs de la Nature". Pour aller au bout disons que "l'âme du monde" (formule hégélienne désignant la survie et l'incarnation des plus hautes exigences humaines au cours des derniers progrès de l'Histoire) ne serait même plus un conquérant trop exalté, plein de génie et de panache, empereur passant à cheval sous nos fenêtres. . .ce serait plutôt, qui vous savez, un entrepreneur fou, inculte et boursouflé confondant le monde avec un carton où sont posés, décor de la table  basse de son salon, des ressources, des armées, des bateaux, des fusées et des pions.

"La mort n'est rien".


Formule d'Epicure vite dite en apparence  mais qui ne saurait être ni fausse ni superficielle.

La mort aussi prévisible, préparée, longue à venir ou brutale, étendue et précédée en souffrance ou parvenant par surprise, est un déclic dans le temps, simple rature ou rupture, instant impensable que nous n'avons su et vue représenter/tée que par de grossiers symboles, grimaces, cris, cranes, squelettes, sang écoulé, visage figé, masques et moulages de platre et de bronze, monuments parfois gigantesques, magnfiques cimetières corses ou pyramides de marbre ou de boue séchée. 

Nous ne somme qu'écoulement, épanchement, flux dotés du plus mystérieux des cadeaux.

J'aime quand Platon représente ces âmes sortant des limbes qui se saisissnt d'un corps comme accroché aux portemantaux (ou mentaux ?) d'un grand vestiaire de théâtre dans une cohue, une lutte (déjà) de foire d'empoigne.

Quel rôle en découle ?

Libre arbitre ou déterminisme de tous ces facteurs accumulés, physiques, biologiques, sociaux, historiques, percutés et agglomérés par hasard comme dans le clinamen d"Epicure. La question est oiseuse. 

Avoir pu contempler cette horloge toute en rouages complexes, inexorables, peut-être cruels à nos yeux larmoyants mais existant comme élément de la mécanique céleste, serait-elle pure matière, sans une once de finalité, sauf dans nos imaginaires, serait déjà un privilège fabuleusement concret.


mercredi 18 février 2026

Vrai Nîmois.

 Le vrai Nîmois est en T-shirt toute l'année, par 35°, cela va de soi, ou 15 ou 6° voire en période de gelée blanche matinale ou pire en période (courte mais inévitable) de gel de la Fontaine. Il n'aime pas forcément les corridas mais apprécie les jeux taurins de village à l'entour où il a parfois lui-même été raseteur. Il est plutôt aimable, plutôt serviable, finalement peu belliqueux, content de vivre et conduit y compris dans les chemins de garrigue, comme - on peut supposer par imitation - un Brésilien à l'époque glorieuse de Fittipaldi sur la voie rapide de Botafogo à Rio, donc attention aux rétroviseurs extérieurs. Si vous vous promenez en ville vous en rencontrerez toujours un qui se souvient du temps où on pouvait se garer autour des arènes ou sur la plate-bande centrale du boulevard Jean Jaurès, dit ici Jeanjau en un seul mot, devenu après des fouilles atchéologiques fructueuses, une promenade superbemant jardinée avec fontaines et canaux et ombragée de micocouliers vénérables. Aucun d'entre eux n'appréciera que vous mettiez en doute ses origines romaines, quand bien même ce serait par l'intermédiaire d'esclaves, de gladiateurs ou de légionaires venus et quelquefois repartis des quatre coins de l'empire où ils ont essaimé et agi à qui mieux mieux, tel Jean Nicot l'habile diplomate né à Nîmes et ami du Portugal, comme Ernest Denis l'hitorien qui contribua à la naissance de la Tchécoslovaquie et d'ailleur ils ont pour exemple Jean Paulhan qui se faisait descendre d'un consul et de nombreux explorateurs nés aux pieds de la Tour magne, tel Paul Soleillet qui en dépit de son nom mourra d'une insolation avant de rencontrer Rimbaud à Aden.

mardi 17 février 2026

Liste (ne pas oublier d'écrire un article sur ces sujets totalement disparates).

M de Mite. Ce matin il était question entre nous de mite. S'agissait-il de la mite alimentaire ou de la mite de pull ? Elles se ressemblent vraiment, ont à peu près la même dimension et la même façon de voler; s'écrasent faclement, ont de longues ailes brunâtres et bicolores. Tant de jeux de mots sur ces bestioles. Au point de creuser des galleries secrètes dans les cerveaux les mieux organisés de la maison mère des mythes.

F de Feuilletons policiers nordiques. Pourquoi sommes-nous abreuvés de ? Parce que nous le voulons bien. Déjà ces étendues glacées où se tient le crime entaché et exalté de scrupules moraux et d'éducation rigoriste nous fascinent et nous tiennent en haleine. . . . et peut-être aussi cette ambiance d'exotisme si spécifique des communautés quelque peu autarciques et austères, racines d'un certain peuplement colonial encore présent aux Etats Unis.

R de recherche qu'il faudrait faire sur :

Palestine, le mot le plus prohibé des discours officiels. Resurgirait-il d'une vision n'éludant pas l'histoire depuis la Judée et la Samarie ?

P de pourquoi ne suis-je pas en mesure de vous raconter dans le courant de mes aveux, confidences et révélations pittoresques, ni ma propre sexualité ni celle de mes partenaires de rencontre ou du quotidien ? Ce serait pourtant un sacré moyen de propulser ce blog. Pour la même raison que je ne parle pas de mes proches, sauf très accidentellement et avec filtres et mise à distance ou comme généralement je recouvre d'un masque quelques protagonistes fameux. Ainsi pouvez vous me supposer la sensualité la plus débridée qu'il vous plaiera tout en appréciant la transparence de ma prudente réserve et la discrétion de mes récits parfois, mais rarement, édulchorés ou adultérés.

vendredi 13 février 2026

Rien ne va plus.

 Rien d'autre à dire quand rien ne va plus, le monde est un vieux plastique, un papier bulle ancien qui tombe en lambeaux, l'objet, artefact ou être naturel, fossile, pierre taillée, brique, moulage, coquulle de molusque ou viscère à vif a disparu, en poudre, poussière, eau de boudin, compote pourrie. Rien à dire, plus rien ne fonctionne, ni mécanique ni bionique, ni vierge ni vivace, ni sauvé des eaux, ni apte à respirer ou à marquer l'espace d'un signe corporel, d'une geste, d'une danse, d'une présence. Le monde mort au fil des siècles a viré de bord, au-delà du mépris, de toute turpitude et espoir alangui, puant la chair brûlée, l'oubli de toute forme et sens. Au-delà de l'être-là sans mots, mort de palindrome et palingénésie, déliquescent, fétide et putride. Inapte à laisser au moins gagner le silence et le vide.

Personnages (quelques . . . qui vont bien ré-apparaître au coin d'un bois et sans doute ici même ou alleurs).

 Je ne garantis pas qu'ils (ces personnages du monde public du Pouvoir, de la Nototiété ou de la Jet Set ) sont dans l'ordre qui sera celui de leur ré-apparition mais voilà ceux ( réels et à peine déguisés sous couverture d'anagrammes, contrepèteries et approximatives turlupinades ) qui remontent à la surface de tous ces fragments de témoignages entremélés que j'ai pu, au fil des ans, tenter de faire surgir sous la forme de ce récit interminable retraçant les péripéties, fiascos et exploits rocambolesques mais vrais d'un agent très spécial et par voie de conséquence inconnu du public,  nommé de son nom de guerre dalmate Dio Darko Brac :

 outre Potus, Flotus et Motus, President of the . . .and Furst lady of the . . etc . . . 

Le Dalami Laha de Lassa qui fut à un moment omni présent sur la scène publique,

Galère Briscard du Destin dit de didi amant d'un jour,

sans oublier Till Climb On.

ou pour revenir à des fameux du monde de l'art :

l'omniprésent Marquis de Zatcher, Varguitas Losabia

ou encore ce vrai héros d'une époque de luttes, un peu oublié aujourd'hui : 

Joseph Nonmodifié, prince antiglobal.

Bien sûr ce n'est pas tout. Attendez voir.

jeudi 12 février 2026

Erreurs.

Parmi les 333 erreurs que nous ne devrions pas commettre et commettons pratiquement tous, se situe celle-ci : sousestimer la jalousie des autres, ou du moins de certains, les envieux forcenés qui nous guettent dans les coins, surtout si nous avons l'heur de réussir quelques opérations entrant dans le grand criterium des valeurs du moment.

samedi 31 janvier 2026

La grosse couche de coing sur le pain de mes jours.

Si c'était mon nouveau titre ? 

ou alors juste un mini-paragraphe drolatique, peu importe.

Car ça peut se lire aussi en sous titre ou entre les lignes comme qui reçoit un gros coup de poing. Et alors ca devient, autre couche (il y en a toujours plusieurs en épaisseur, allez-y voir en profondeur), un gros coup de poing sur le coin de la bouche, ce qui renvoie à celui qui reçoit un gros coup de pain (gifle ou poing, voire tête), comme au sortir d'un cauchemar qui réveille le cœur battant) au lever mou sur sa couche - pour rester au point où la lumière des jours un peu louches, ce point où tout glisse dans le cou et frappe dans le flou.

vendredi 16 janvier 2026

Monde

Ce monde tout puissant d'orgueil grotesque qui se donne comme facétieux et factieux, qui prétend mettre les rieurs de son côté, celui des vainqueurs par écrasement, frappes et chaos, oubli de l'histoire et des hommes sacrifiés est simplement, fatalement triste, désastreux et funeste, calamiteux et grimaçant, léthal ou létal. C'est pourquoi le vrai comique, le bouffon chargé de nous divertir par sa propre volonté, loin des cours, loin des pirouettes spectaculaires et des déclarations théâtrales, rejoignant la chair faible et tendue de la vie, ce souffle qui nous anime et traverse nos tissus irrigués de sang, lymphe et humeurs diverses, ce matériau chaud et poisseux, sensible, humide, exposé, nous parle du quotidien, l'exceptionnel, la victoire, le fait historique, les héros perdus au loin dans  les brumes légendaires du mythe s'estompent et y perdent leur vigueur, nous voilà émus au plus près et ragaillardis.


jeudi 15 janvier 2026

Boîte en valise.

Tout le monde connait cette astuce de voyageur de commerce de l'art qui permet de prendre du recul et d'aller du comique potache à la réflexion sur l'inanité sonore du bibelot artistique ou/et littéraire de Duchamp qui outre ses merveilleuses mystifications eut l'idée de récolter quelques sous sonnants avec sa valise reproduite à (au moins, de fait, plus de) 300 exemplaires en exposant le résumé en maquettes et reproductions (textes préparatoires et recherches, du coup doublement valorisés) d'une oeuvre en cours et déjà passée du rang de projet jamais abouti à celui d'évocation du déjà écoulé et transportable en parodie portable et pliable de musée purement mythologique et personnel.

mercredi 7 janvier 2026

Figures de la sexualité.

Ayons bien peur qu'en parler de suffise pas.

La pratique en ce domaine transcende et traverse et enfonce tout discours.

Bien sûr en premier point inamovible, éviter les figures transgressivement effectives, en acte criminel du viol, de l'inceste, de la violence aggravée en domination ou soumission forcées. Cependant il est vrai que le désir s'augmente de l'interdit, y compris et heureusement en sublimation symbolique, en visions que seul l'art parfois, rarement avec l'audace suffisante, irrespectueusement, porte de l'indésirable et de l'interdit, ouvre secrètement ou au prix de scandales ou de connivences redoublant son forfait.

Et sur ce plan je ne suis ni du côté du censeur tranchant et caviardant, ni du sectaire vengeur et encore moins du moraliste moralisant.

Hélas, la pornographie devenue industrie ou pour le moins même artisanale et médiocre, pave les rues.

Il y faudrait un détachement, un épuisement, une fulgurance et un feu que je n'ai pas atteint.

mardi 6 janvier 2026

Boucher (un temps très court). . . .

. . . j'aurais presque voulu être, avant de devenir boulanger partiel, autosuffisant et amateur en plus de mécontent.

Je vous parle cependant, là aussi, d'un temps qui n'existe plus. celui des vrais bouchers qui allaient de l'abattoir au petit matin jusqu'au client du soir.

J'ai eu une simple et bien modeste et banale fascination pour les vrais bouchers qui connaissaient exactement la provenance de sa bête et sa nature et évidemment savaient couper la viande avec une dextérité admirable entre deux aiguisages de couteau et un jet sur le plateau de la balance, ce temps est bien fini et pour moi et pour les vrais bouchers qui n'existent plus dans un monde tronçonné en travaux parcellaires et en positionnement des consommateurs en sectes ennemies.

Ma foi je crois avoir lu un pas si mauvais roman, un jour, bâti sur cette simple fascination de couper la viande à merveille et je dois avoir évité de lire quantité de polars qui vont au bout de cette obsession cannibale.

Boulanger en colère (et amateur) . . .

 . . . depuis maintenant, je crois au moins 29 ou 30 ans.

Ne vendant pas mon pain, je ne suis pas un authentique boulanger, d'autant que je le fabrique avec des machines automatiques inventées par les Allemands, et que je suis obligé de modifier. J'ai commencé après avoir usé certains organes à en faire re-fabriquer d'autres par des spécialistes hautement spécialisés : engrenage, pale, courroie de transmission du moteur . . . à une époque où les machines à pain n'étaient pas aussi courantes et ne se trouvaient pas à moins de 50 € chez LIDL. Mais voilà, je ne sais pas ce qui s'est exactement passé mais depuis belle lurette ça ne marche plus. Le pain maintenant s'étiole. Inutile d'incriminer la farine ou la levure, c'est je crois parce que les fabriquants de machines et pas seulement celle de LIDL, j'en ai essayé diverses et des meilleures, y compris la mythique Moulinex, celle qui fait de mini baguettes, ont dû passer un deal sous la menace des boulangers ! . . . Imaginez :

Si tout le monde faisait comme moi, pour avoir du pain frais quand je veux, y compris aux aurores, nous petit-déjeunons très tôt, et n'allait plus jamais chez le boulanger acheter son pain trafiqué aux mauvaises farines. Un beau jour j'avais beau avoir mon boulot par ailleurs, un boulot très passionnant et accapareur de mon temps, je m'y suis mis, n'aimant ni le pain rassis ni le pain surgelé et grillé, ni chausser mes Ray-Ban d'un autre temps et d'un autre film, pour aller incognito, à peine lavé et pas rasé, chercher mon pain du matin tout chaud et de plus devoir faire la queue pour obtenir ces baguettes au goût de carton qu'ils distribuent encore avec une fierté inappropriée face à la qualité du produit, comme des batons de maréchaux. Donc je crois que pour éviter la ruine les vrais boulangers ont passé un deal.

Ils ont dit aux fabriquants de machine : faites des machines à un tour de trop, cassez moi, dégonflez moi ce pain que je ne saurais voir lever sans déplaisir.

Je vous explique c'est simple même pour ceux qui ne sont pas dans la boulange.

Les machines 1 - chauffent la pâte qu'on leur soumet 2 - la pétrissent en faisant tourner les pales au fond du moule à pain 3 - éventuellement, pour égaliser la pâte, vous en remettent un petit tour de pale puis 4 - chauffent et le pain par miracle quotidien monte, monte, et grossit comme un soufflet qui se stabilise par cuisson et formation de structure stable et de croûte.

Mais voilà c'était trop bien.

Voilà que maintenant il vous remettent au moins deux coups de tourniquet en plein moment où la pâte est au bonheur de son comble de gonfler et de lever. Et pas moyen de changer le timing du programme quel que soit le pain, sucré, salé, complet, léger, rapide, français ou je ne sais quoi.

Tout ça . . . j'ai fait mon enquête, parce que certains néophytes maladroits mettaient trop de farine ou trop d'eau et trop de levure et faisaient déborder la machine avant cuisson et ensuite, certes avaient un mal de chien à nettoyer le tout, moule, résistances chauffantes, mécanisme, enduits de pain archi-brûlé et charbonné.

Je vous le dis, ce monde est débile à fond c'est comme les yaourts, maintenant nous sommes obligés de les faire (je veux dire nous-mêmes et c'est d'ailleurs très très facile), pourquoi ? parce que certains ne les aiment pas avec ce petit goût frais et aigrelet si particulier, alors on leur colle, pour vendre même à ceux qui n'aiment pas, dans le commerce et l'industrie de la bouffe destructrice des vrais valeurs, de fausses fraises et des myrtilles imitées archi-sucrées au sirop de faux fruits reconstitués en poudre, comme le lait dénaturé, pour qu'ils en mangent quand même ! sans parler du fait qu'ils ont enlevé du lait, surtout celui qu'ils utilisent dans les industries, toute la crème pour en faire du beurre qui est maintenant en excédent;

alors comment faire ? il s'agit d'empêcher les pales de ma machine infernales de tourner au mauvais moment fatidique et casseur de rythme, c'est à dire trop longtemps et trop tard, j'ai mon truc . . . je m'apprête d'ailleurs à céder mon brevet de vraie machine à pain levé normal garanti à qui voudra.



Ville (cette . . . . . imaginaire)

Où je me promène au cœur de la nuit ou bien souvent le matin avant le dernier réveil. Elle va bien finir par exister quelque part alors qu'en pure géographie physique elle n'existe pas. Je reconnais entre tous ses bâtiments somptueusement ruinés, revenus à des formes simples, épurées, ses rues tortueuses encaissées son débouché agreste sur les premières collines transformées bientôt en montagne et en désert aride parsemé de troncs calcinés et parfois je vis, oui j'y ai un petit studio aménagé dans une sorte de cube sous les toits, en haut d'un édifice situé dans le quartier qui surplombe la mer. Parfois aussi je suis un peu inquiet n'arrivant plus, sur une avenue centrale divisée en carrefour multiple, à retrouver la voie la plus courte qui me conduirait à ce logement et je parcours d'innombrables ruelles où je découvre, c'est plus qu'une compensation, un vrai bonheur, de nouveaux édifices extraordinaires aux fenêtres en plein ceintre, aux murs incrustés de morceaux de marbre inégaux et aux balustrades et colonnes de pierre d'un blanc rosé et torsadées, aux ornements de façade défiant allègrement tout brutalisme ou toute géométrie bétonnée.

Sacré.

Sans aucun doute le sacré a pu être supercherie, surenchère voire sottise. 

Cependant nous devrions respecter et peut-être sacraliser, re-sacraliser certains espaces, au moins dans l'immédiat et provisoirement, façon de dire peut-être à jamais, en attendant que l'humanité devienne meilleure (!) et assume en l'intériorisant cette notion de  limite et d'auto-régulation.

Et ceci concerne très modestement le quotidien . Exemple :

Amers.

 Incontestablement voilà le titre que je cherchais et avais déjà trouvé.

Tout sur la vingt-troisième.

 Il est difficile, voire impossible de résumer.

jeudi 1 janvier 2026

Dézinguer.

 C'est un terme fort qui parle. Pourquoi ?

Se faire dézinguer ou descendre en flammes s'applique d'abord en aviation militaire où les premiers avions réduits au terme argotique de zinc contenaient effectivement dans leur structure pas mal de zinc, matériau solide, résistant aux intempéries et particulièrement à la corrosion et à l'humidité.

Voilà pourquoi sans doute, sur ordre de ma dulcinée depuis quelques matins, je prends régulièrement des gélules contenant du zinc. Contre l'oxydation qui guette ma peau, mes cheveux, mes ongles, mes poumons, mes veines, mon cœur, tout mon corps périssable dont l'immunité, même pas diplomatique, n'est en rien ni par quiconque garantie.

Ce matin donc, pour, par ailleurs, un panier entier de médicaments pour elle, ma dulcinée essaie de survivre avec énergie et courage, je vais dans l'une des pharmacies usines de cette ville romaine carrefour du commerce depuis les Grecs, qui fleurissent avec comptoir géant à multi-caisses, parking géant pour vous accueillir et queues qui se forment en période de virus divers, dans l'eau, dans l'air, et d'ailleurs toute l'année pauvre sécu qui n'en peut mais de tous ces malades et ces soins.

Arrive derrière moi, ça surprend ma vue alors qu'il est derrière moi, je le vois par vision latérale accentuée comme derrière ma tête tellement il est hors norme et géant, sa tête doit se trouver presque un mètre au-dessus de la mienne, un type donc vraiment très grand. Quand vient son tour, je suis déjà quant à moi devant un guichet, je le surveille et ça ne manque pas, il va se poster devant une autre machine enregistreuse à écran, devant le plus petit des pharmaciens, un des patrons de la boîte qui en guise de bienvenue va lui engouffrer son ordonnance et engranger dans sa caisse son surcroît de pathologies rémunérantes. 

Voyez, il en faut peu pour m'amuser quand j'attends mon tour dans la fille d'attente des préventions immunitaires et lourdes médications qui nous maintiennent en vol.