mercredi 18 février 2026

Vrai Nîmois.

 Le vrai Nîmois est en T-shirt toute l'année, par 35°, cela va de soi, ou 15 ou 6° voire en période de gelée blanche matinale ou pire en période (courte mais inévitable) de gel de la Fontaine. Il n'aime pas forcément les corridas mais apprécie les jeux taurins de village à l'entour où il a parfois lui-même été raseteur. Il est plutôt aimable, plutôt serviable, finalement peu belliqueux, content de vivre et conduit y compris dans les chemins de garrigue, comme - on peut supposer par imitation - un Brésilien à l'époque glorieuse de Fittipaldi sur la voie rapide de Botafogo à Rio, donc attention aux rétroviseurs extérieurs. Si vous vous promenez en ville vous en rencontrerez toujours un qui se souvient du temps où on pouvait se garer autour des arènes ou sur la plate-bande centrale du boulevard Jean Jaurès, dit ici Jeanjau en un seul mot, devenu après des fouilles atchéologiques fructueuses, une promenade superbemant jardinée avec fontaines et canaux et ombragée de micocouliers vénérables. Aucun d'entre eux n'appréciera que vous mettiez en doute ses origines romaines, quand bien même ce serait par l'intermédiaire d'esclaves, de gladiateurs ou de légionaires venus et quelquefois repartis des quatre coins de l'empire où ils ont essaimé et agi à qui mieux mieux, tel Jean Nicot l'habile diplomate né à Nîmes et ami du Portugal, comme Ernest Denis l'hitorien qui contribua à la naissance de la Tchécoslovaquie et d'ailleur ils ont pour exemple Jean Paulhan qui se faisait descendre d'un consul et de nombreux explorateurs nés aux pieds de la Tour magne, tel Paul Soleillet qui en dépit de son nom mourra d'une insolation avant de rencontrer Rimbaud à Aden.

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