Il aurait fallu, il faudra tenir compte dorénavant, . . . . du "code barre" inscrit dans l'épaisseur historique des territoires.
Or jusqu'à ce jour toutes les avancées humaines en matière de progrès techniques et de conquêtes d'espaces nouveaux ont été faites en dépit du substrat ancien et en s'en tenant à la surface de l'objet saisi et modifié comme s'il était neuf, vierge de toute histoire naturelle ou humaine.
Pourtant un code barre aussi lisible que le sont en premier lieu les couches géologiques recouvre la surface des villes et aussi de certaines étendues devenues rurales après avoir été habitées puis abandonnées. Ce code archéologique maintenant préservé par l'obligation légale des fouilles préventives est lui-même marqué en surface des traces in- ou peu visibles de l'histoire récente ou qui ne se trouvent encore, du fait de sa relative minceur, du fait des constantes restaurations, consigné partiellement que dans les médias, les actes juridiques ou les récits occasionnels de témoins s'y référant.
Ces multiples couches étudiées dans des disciplines différentes sont très rarement assemblées en une sorte d'histoire globale du lieu qui lui donnerait tout son sens,
Ainsi je peux visiter ou juxtaposer dans ma mémoire la Nîmes romaine, gallo-romaine, médiévale, "moderne" depuis l'industrie textile et le chemin de fer sans évoquer par exemple ce passage très cher à Michel Foucault justement car peu visible ou invisible de l'usage de tel édifice du XIXe siècle d'hôpital à prison puis à lycée ou lieu de détention de la gestapo durant la guerre avant de redevenir lieu d'enseignement. Rien ne reste de ces usages successifs dans le plâtre, la brique, la pierre, les frises en bas reliefs des murs.
A suivre.
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