Il faut imaginer le monde, notre monde d'architectures de cathédrales superbes, paysages de lavis admirables, foules bariolées impressionnistes et rieuses, statuaire grecque magnifiant le corps en perfction triomphante, douceur des crèches et petits animaux au berceau agitant guiboles ou gambettes et tendant les bras grassouillets et menottes, comme une machine d'acier en laminoirs et couperets, calibrant sans cesse, tronçonnant et scindant, éliminant, étouffant, emboîtant, tuant toute vie qui dépasse, plongeant notre vitalité chaude dans le froid glacial de la phyique polaire, écrasée d'icebergs bleus ou fondue à la forge de l'acier spécial et étirée en lames incandescentes destinées à la laideur efficace propre aux avions furtifs.
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