Ce numéro spécial sur la sagesse prété sur la plage par la dame savante spécialiste de Pascal me tombe des mains. D'autant qu'il n'est qu'une portion du numéro qui poursuit par ailleurs sa quête du fait religieux, allant jusqu' à l'immaculée conception en passant par les derviches tourneurs.
Vous le savez, ces trucs là ne m'impressionnent guère. Avant Marie pleine de grâce plein d'autres déesses orientales ou autres ont anticipé le mythe de l'enfant naturel pur et divin sur lequel a longtemps surfé, après discution échevelée au niveau des conciles et bulles, la chrétienté. Quant aux derviches c'est vrai que la fièvre, les substances psychotropes et le tournis, quelquefois seulement la musique ou la danse ou la pratique d'un art, ça aide à la transe, de l'Arabie à l'Amazonie en passant par l'Auvergne et en faisant le tour de la terre on sait ça.
En revanche, ce qui m'intéresse, c'est plus que la sagesse, mythe extrême oriental repris par les Grecs, la folie des hommes. Car ces statues en série de pauvres petits Bouddhas perdus qu'on voit partout encore dans les appartements, retombées concrètes des années Zen que certains prétendaient vivre dans leur inconscience nirvanesque et aujourdhui pas encore ventage des années post traumatiques des guerres d'Algérie, du Vietnam et de la lutte sur tous les fronts de l'Islam radical sont particulièrement creuses.
Comment est-il possible que dans un monde où chaque atome du cosmos en méga ou en micro obéit rigoureusement à des lois géométriques et mathématiques inviolables, est resté ou devenu possible un tel grouillement de désordres, une telle explosion de comportements irrationnels, absurdes, insensés ? peut-être voilà-t-il d'ailleurs là l'aspect le plus remarquable et flamboyant de notre petite portion d'univers, cette débauche de "fantaisie", ce feu d'artifice d' incohérence, qu'aucun surréalisme ou romantisme fou n'égalera jamais et qui pourtant s'organise, se reproduit, prospère, lutte pour sa survie et envisage une conquête de l'espace garni de planètes plus ou moins homologues.
Tiens, à propos de reproduction, sur la plage ce matin dés l'aurore, j'y suis avant sept heures trente, évitons tant que ce peut les foules aoutiennes, deux landeaux, dedans un bébé russo-ukrénien (on l'amène tous les matins pour qu'il bénéficie des bénéfices de la French Riviera), et . . . . et un bébé chie-!ouah-ouah, gros comme une crotte, mais ce n'est pas tout, pendant que leur maître fume non loin, une sorte de parc pour bébé rempli de deux minuscules chiens marron adorables et poussant de tout petits cris, j'oubliais . . . . : sur une plage clairement interdite aux fumeurs et aux chiens ce qui ne va pas de soi.
Ca me rapelle cette époque des enquêtes hautement démographiques et sociologiques lancées sur le thème "babies or dogs". Mais comment choisir entre enfants réels et modifiés?
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