dimanche 19 avril 2026

Copains perdus de vue dont l'image en mouvement est gravée au fond de ma rétine.

 Un rapport quotidien, une proximité de situation et des heures à débattre sur le monde.

J'ai eu trois ou quatre copains ainsi, pas véritablement des amis, plutôt partenaires de conversation, dont deux spécialement et en apparence nous n'avions que peu d'affinités mais je les vois comme au premier jour.

G était était presque contrefait, à peine plus âgé que moi il avait la tête d'un notable de province, calme et sûr de ses traditions, légèrement voûté, toujours circonspect. Nous mangions souvent ensemble au restaurant, un restaurant très modeste, fiers du salaire que nous versait le gouvernement après avoir réussi un concours qui faisait déjà de nous des fonctionnaires; je me souviens nous passions en revue le monde entier y compris les clients de ce petit resteau sur lesquels nous n'avions aucun mal à inventer des vies toutes tracées et bien sûr quelques légendes, par exemple celle de l'homme au chapeau mou qui mangeait toujours à la même place ses poireaux vinaigrettes et son bifteck frites en attendant semble-t-il un convive qui aurait pu, du, s'assoir face à lui et ne vint jamais du moins durant notre présence.

G un jour est devenu un intendant d'un grand lyce et puis je l'ai totalement perdu e vue.

P était un copain de classe extraordinaire, il savait tout dans tous les domaines, d'ailleurs il réussirait plusieurs fois à être champion incollable d'une émiion télévisée de question très populaire.

C'est lui qui eut la générosité de m'introduire dans ce groupe de 50 lauréats qui organisèrent ce voyage en Grèce dont je n'oublie pas une miette et dont il me reste encore des épisodes a vous raconter.

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