Quand je regade par la fenêtre de ma chambre d'hôpital les quelques bancs expoés à l'ombre des très grands pins penchés ou au soleil dans des trouées où pickeniquent parfois ou simplement se détendent familles, couples, amis, cercles nouvellement formé, dans ce monde si dur, si violent, si absurdement injuste et si hasardeusement constitué de particules contradictoires, je m'étonne presque mais pas vraiment d'y retrouver quelque chose de la tendresse nambikwara, un des plus hauts lieux de Tristes Tropiques d'abord lieu de recherche enthousiaste de Lévi-Strauss et son épouse Dina * éminente et peut-être pas assez vénérée débroussailleuseet, méticuleuse, inventive collaboratrice (beaucoup de génies se construisent un peu en accaparant quelques parcelles qui les intéressent chez les autres).
De même que las Nambikwara du Mato Grosso se retouvent dans une approche humaine faite de bienveillance, de tolérance et de caresses après certains désastres notemment dans leur possible survie et la santé de leurs groupes disséminés, ici dans le jardin de l'hôpital, belle, admirable attitude de parents entourant leur progéniture fracassée mais en vie, fracassée par la vie instable, par la la vie sur la route ou l'accident imprévisible. père caressant la nuque de son fils qui ne bouge que peu dans sa chaise roulante, becquée de la mère le faisant boire
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