samedi 14 décembre 2024

Je vous l'avais dit . . .

 . . . qu'il nous fallait un paysan du Danube ou sortant d'une grotte des Pyrénées, 

ou en quelque sorte un Sancho Panza assez malin et matois pour affronter notre Illustre Freluquet un peu à côté de son bassin de rasage déjà posé sur la tête depuis un certain temps qu'il combat tous azimuts style BHL comme s'il avait trop lu "la vie des grands hommes" d'un certain poète "croisé républicain" ou un truc dans le genre qui ferait qu'il se prend pour un SuperTrump de poche.

Note urgente ! ce post risque d'être provisoire . . . d'autant que la géométrie des temps n'est pas variable ni élastique mais faite de réalité augmentée . . . alors, ai-je les bonnes lunettes ? gaffe !

jeudi 12 décembre 2024

Echanger.

Préambule, ceci n'intéressera que peu de puristes.

          Tout le monde le dit, même le Président de la République aujourd'hui, en attendant le tour du pape mais ça va venir, je le sens, pour cette étrange nouvelle coutume-tic-pour être dans le vib,  alors qu'il existe un verbe que personne ne connait plus : communiquer. C'est le genre de truc qui me met en boule, car enfin on ne sait pas ce qu'on a échangé dans cet échange, si ce sont des coups de poing ou des critiques réciproques ou de bonnes idées ou juste des tapes dans le dos comme entre présidents aux intérêts contradictoires et ce juste devant les caméras. 

Car enfin oui, on put communiquer point barre mais quand on échangeait, autrefois du moins, en ce temps où on attendait après un verbe transitif, un complément d'objet direct bon sang ! et même plus . . .  on échangeait un truc contre un machin. Cette absence de complément qui laisse dans le mystère secret défense ou ignorance crasse ou je m'en foutisme pur, la nature de l'échange, est aussi ridicule que cette nouvelle concordance des temps qui ne concordent plus avec rien.

Je vous avoue j'tais pour la simplification de ç't'accord du participe passé qui relève jusqu'à nouvel ordre [ dans notre belle et brave langue, bien accrochée à l' archaïsme bien trempé, à son académisme cardinalice et  richelieuesque (1635 excusez du peu) ], d'étranges subtilités casuistiques . . . 

 . . . mais maintenant, au train où vont les choses,  je suis pour, pour l'application intégrale des antiques règles de l'accord du participe, 


A ce train d'ailleurs je ne suis pas loin, face aux aléas dé-mocra-mago-tiques-giques de devenir royaliste. Mais alors le vrai, l'héréditaire de droit divin même usurpé. 

lundi 9 décembre 2024

Mal être (des Césars, des Augustes, des Alexandre et des pauvres mortels).

 Ces jours accumulant des difficultés incompréhensible, qui auraient pu être de réussite relative des décisions, des gestes, des actions ou pourtant un climat instable s'instaure. Une très léger contact éclair dans la tête traversant d'une oreille à l'autre, avertissement de difficultés à trancher à aller vite et droit,  brumes à peine perceptibles passant au fond des yeux, même pas une larme, humeurs humides, mouvement presque irrépressible, tressaillement cutané, sorte de léger réflexe, de crispation en surface suivant l'axe vertébral, signifiant qu'on va être mis en difficulté, en position un peu incertaine malgré la décision affichée à plein corps et en claire volonté face aux ennemis, face au danger qui guète, d'avancer sans préoccupations inutiles, mais alors, qu'est-ce ?

Appelons cela un mal être.

On peut comprendre que, face aux décisions cruciales et difficiles à prendre ou les incertitudes d'un avenir absolument inimaginable et ne dépendant d'eux qu'en partie, les hommes aient parfois évoqué les influences lointaines et puissantes des astres pour essayer de se protéger, de recourir à plus fort qu'eux, pour tenter de manipuler et de mettre les chances et les retournements possibles du sort de leur côté.

Qu'ils aient aussi, pour vaincre tout risque de chanceler, invoqué les dieux pour sortir du marasme qui gâche le meilleur de la vie. Prendre à bras le corps, sachant qu'on peut se tromper mais qu'il est bon de ne pas trop s'attarder, hésiter, tergiverser. Car les fonceurs qui se sentent, qui se croient protégés, gagnent contre les indécis et les souffreteux flous, isolés, vacillant de doutes.

Au point parfois de se prendre, tels les empereurs jadis, pour des dieux eux-mêmes ou pour patentés et accrédités descendants de leur famille olympienne.

Vous avez remarqué . . . j'évite de trop actualiser et de parler de cette forme de foi si répandue des croyants qui se persuadent d'être autorisés à se réclamer de paroles, de textes, de préceptes et de justifications plus qu'humaines.

Mais . . . mais, faut-il le dire ? ce léger tremblement avant de prendre les décisions irréversibles (. . . . Ô là encore ! comment éviter une intrusion dans l'histoire des grands mythes et des textes sacré !) c'est aussi celui de la mûre et parfois longue réflexion qui sous-tend le projet et qui l'enracine dans l'humaine et faillible fragilité acceptée comme contestable.

Bienveillant.

 Un livre, un énorme livre qui a fait le tour de la planète, un livre faisant entrer son lecteur dans l'horreur nazie vue de l'intérieur, racontée par un acteur bourreau pervers et cultivé, a contribué à éloigner y compris ceux qui ne l'ont pas lu, qui n'ont fait que le commencer sans pouvoir le supporter, ou qui d'emblée ne s'en sont pas approché, du mot bienveillant, déjà galvaudé à l'intérieur de notre système dénigrant des valeurs traditionnelles.

Or tiens, je viens d'avoir une courte conversation, étant plongé dans une difficulté administrative inextricable, vous savez un de ces nœuds coulants où le hasard, les dates, les obligations, les erreurs parfois et aussi les incompatibilités de compréhension ou de mœurs, vous plongent parfois, rien de grave en somme, rien à voir avec l'holocauste et le génocide nazi, juste une bizarre impression d'être coincé dans l'insoluble cours des devoirs et nécessités incompatibles, une conversation avec une personne bienveillante. Une personne qui sans me donner le fil d'ariane du labyrinthe, sans me guider, m'a donné l'espoir de sortir de là, de cette infiniment petite horreur du quotidien contemporain. Oui, le bienveillant a du bon.

A chaque fois.

 A chaque fois c'est la même naïveté qui me foudroie et que j'observe chez tous les peuples face au tant espéré changement

Peut-être ai-je vécu assez ou trop longtemps pour être un peu décillé, oui sans doute, à voir et avoir vu défiler les gouvernements prometteurs de merveilles tant ici qu'ailleurs dans des pays qui me tenaient d'autant plus à cœur que non seulement j'y avais mon travail, des amis, des intérêts majeurs, mais aussi que je finissais, et souvent assez vite, par m'y incorporer, par m'identifier à mes pareils étrangers et par m'y sentir - en toute fraternité d'adoption -  un peu chez moi.

Que des foules en liesse puissent, sans apparemment être assez perceptifs et sensibles aux manipulations d'un ambitieux futur tyran vainqueur déjà de guerres civiles où il a combattu à mort ses rivaux, l'applaudir comme libérateur du peuple quand il a eu l'heur implacable de renverser un tyran avéré ayant l'avantage certain d'être déjà connu et bien cerné.

Sur ce plan là et en parallèle j'avais aussi beaucoup appris de Dio, mon discret agent secret préféré passé d'un régime à l'autre, de l'est à l'ouest, et ayant servi ou "protégé" trois, sinon quatre présidents successifs.

Le monde . . .

 . . . est un culbuto.

vendredi 6 décembre 2024

Impressions.

A l'intérieur, cette impression d'avoir retrouvé mon corps perdu en nageant cet été dans cette eau si chaude, tropicale, caribéenne. Et cependant cette angoisse latente, bruits de bottes partout, drones, roquets, tirs à longues portées, pilonnages, champs minés, combats corps à corps, carcasses noires de bâtiments noircis, éventrés, exodes, Ukraine, Géorgie aussi ?, Liban, Gaza, tant de territoires africains, nord / sud / est / ouest, toujours cœur des ténèbres, plaines, déserts, forêts, monts, lacs, artifice des frontières, prétexte des religions, en guerre perpétuelle où on ne se donne plus la peine de compter les morts, mouvements de flotte dans toutes les mers du globe, menaces, sous-marins, canonnières nouveaux genres, et du coup cette eau chaude guérisseuses frelatée, qui soigne avec le sel et l'iode et surtout les mouvements qu'on peut y faire en apesanteur, mêlée de pollutions chimiques et plastiques, de déjections humanes, et vivre dans son corps ce changement du climat, menace la plus profonde et tellement trompeuse que finalement, impression d'impuissance totale, personne à part quelques gestes symboliques, quelques mimiques rituelles, quelques mesures sans commune mesure avec la démesure qui se prépare et se met en place déjà, sans parler des machines dites intelligentes qui à peu mais pas encore chercheraient à ronger mon cerveau par des séductions de facilité que je repousse en apparence seulement, en combat perdu d'avance, je le sais. Mais le plus scandaleux dans tout ça c'est mon appétit de vivre alors que je perçois que tout tombe en désastre. Serait-ce la raison, si je ne suis pas le seul à éprouver ça, de notre inaction forcenée ?