samedi 18 avril 2026

Marquisienne.

 De retour dans mon centre de rééducation des délinquants autrefois trotskistes graves (je n'ai jamais été même en rêve proche des Mao, à ma décharge) de ma promenade boîte crayant ou pas essayant de regagner l'attitude noble et dégagée non simiesque perdue depuis longtemps, celle que nous appelions avec ma moitié " à la Pepe Carvalho" en référance au personnage de Manuel Vazques Montalban qui fut membre du PSUC et emprisonné sous Franco . . . /

vous vous rendez parfaitement compte à quel point je pourrais ajouter comme ça des apartés, incises et digressions utiles ou pas à mon récit au temps présent toujours mais toujours mité ou brodé de jours sur un lointain passé qui affleure et donne un peu d'épaisseur au bouillon, . . ajoutons comme on dit des yeux, si vous y tenez ?

. . . en revenant donc dans ma celule de moine privilégié et solitare, nourri, logé, couché, blanchi, sous constante surveillance, et pris en charge par la république et sa sécu tant utile et pourtant attaquée, rongée et grignotée de toutes parts, que pour ma part d'ailleurs je n'avais jusqu'ici presque au grand jamais sollicitée autant durant mon interminable vie, nourrie jusque là d'aspirine, ibuprphène et paracétamol./

je tombe donc faisant mon lit, pas croyable , fleur à l'oreille, sur une femme souriante à laquelle je fais juste un signe, montrant le tableau de reproduction qui orne ma chambre de prisonnier (absolument authentique, vous me croyez si vous voulez, j'attire un peu les miracles par désinvolture, fatalisme et désir de vivre poussé à la niaque, et lui dis :

- Vous sortez d'un tableau de Gauguin ?

- Marquisienne me répond-t-elle au tac au tac.

Alors commence une conversatin qui aurait pu être interminablesans son travai et je sais que son frère apès de études aux Beaux Artts de Toulon où je suis aussi passé est tatoueur de ces merveilleux tatouages traditioonnels et uniques, les seuls méritant d'exister.

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