samedi 31 mai 2025

C de Capsule spatiale low cost.

 Bien sûr c'est une histoire vraie et plus vraie que nature (on se demande néanmoins comment c'est possible).

Pendant que j'imaginais (mais je vis aussi partiellement, par projection intense, ce que j'imagine) que j'étais dans une capsule spatiale-résiduelle, perdue dans l'espace et bientôt oubliée, ma douce moitié vivait quant-à elle une vraie, on ne peut plus vrai histoire et affaire de capsule. ici-bas, sur terre.

J'ai peu coutume de parler de ma mie mais là hors toute mise en cause, habituellement je l'y mets hors . . . chapeau ! Victoire ! Sang froid, courage !

Voilà les faits. Fatigués de la route, des bagages, de l'ascenseur qui à la suite de la coupure géante d'électricité bien médiatisée malgré son échec à interrompre la cérémonie de clôture du Festival de Cannes, nous avait bloqués à un 7ème oui, septième étage, ma dulcinée avait décidé, pendant que je restais au domicile avec en charge, une fois terminée ma séquence de voyage spatial imaginaire mais en quelque sorte réel, déjà réalisée aux aurores, de ranger, faire un brin de nettoyage, de balayage, de remise en route de la maison quant-à moi, de faire quelques courses, quant-à elle qui habituellement me laisse seul les faire dans notre quartier assez pratique non loin duquel se trouvent quelques supermarchés que je connais par cœur.

A partir de ce postulat, mais là il s'agit de notre vie réelle-réelle, voilà la suite bien réelle aussi.

Il ne s'agit pas d'un narratif 

au sens où maintenant tous les journalistes de BFM ou C News, ou je ne sais quoi de soit disant informatif et récapitulatif balançant tous les jours des scoops, désignent et reconstituent à leur manière le déroulement d'événements dont ils ont juste entendu parler et à propos desquels ils imaginent (je ne parle pas de ceux qui triment sur le terrain mais de ceux qui pérorent en salon, experts ou non), comme s'ils n'avaient pas vraiment eu lieu, un discours de propagande de guerre ou de com stratégique,

il s'agit de compte-rendu, voilà :

Fatiguée déjà et vu son âge proche du mien et percluse, elle prend pour sortir du bastringue, au lieu de l'escalier roulant ( Note de la rédaction : construit et aménagé pour percher le magasin un peu en hauteur dans une zone avérée inondable), elle prend donc avec son charriot à demi chargé des plus nécessaires nourritures l'ascenseur spécial pour éventuellement personnes éclopées ou tout un chacun, qui lentement monte et descend du 0 au +1, facilitant l'accès à ce palais de la consommation circumpériphérique de notre cité.

Elle appuie pour descendre, la porte se ferme et . . . . rien ne démarre.

Bon un jour quasi férié, de pont bienvenu pour les employés, Ascension oblige, la voilà bloquée dans sa descension. Rares clients qui passent et malgré (heureusement) la porte vitrée, personne ne la remarque criant et frappant au carreau.

Pourvu que le téléphone passe, tout en cognant à sa vitre, elle m'appelle, oui la liaison passe.

Je lui dis j'arrive (à peine 1 Km, 5 ou 2 que j'aurais pu faire à pied), elle me dit pas la peine un client m'a vue et a prévenu, ils arrivent.

3 employés arrivent avec une clé spéciale et n'arrivent à rien. Disent en criant pour être entendus au travers de la grosse paroi de verre, qu'ils n'arrivent pas non plus à appeler la société de l'ascenseur. Appellent les pompiers. 

Bon, finalement, 3 employés du magasin, 1 employé de l'entreprise ascensoriste arrivé assez vite, + 3 pompiers en voiture rouge flambant neuve, sauvée, et moi au bout du fil toujours prêt à arriver avec barre de fer et marteau n'importe quoi pour péter l'impossible verre à ouvrir, enfin rassuré.

Cela devrait vous rappeler quelque chose, une affaire de cosmonautes bloqués dans l'espace enfermés dans l'ISS qui nous ont longtemps préoccupés. 

Chacun son truc, nous depuis un moment c'est capsule low cost bloquée.


mercredi 28 mai 2025

Carte grise.

 . . . . je ne sais pas si ce n'était pas déjà prémonitoire ou du moins préfigurateur d'un certain avenir nôtre. Car l'appellation populaire de la C.I.V. , la Carte d'Immatriculation des Véhicules (les véhicules étant par nature destinés à circuler facilement d'une zone à une autre, ça va sans dire) la dite "carte grise" c'était déjà inscrit dans une . . . comme qui dirait "zone grise" . . . ou interlope . . . en tout cas quelque chose de louche ou de bizarre pour le moins . . . je me trompe ?

Voici les faits.

Ma petite Toyota Yaris increvable qui a déjà plus de vingt ans est restée adéquate et même convient parfaitement pour parcourir les anciens chemins de charrette et de transhumance nîmois, immatriculée qu'elle est avec un format de numéro qui bien sûr, incluant le département, ne resemble en rien aux numéros minéralogiques actuels.

Bon c'est très simple je vous dis, mais accrochez-vous autant que moi. Jusque là tout était OK, mais voilà.

La non réception d'un avis de contravention bénin lié à un stationnement limite prohibé certes mais de courte durée, pour accompagner chez un toubib une personne qui m'est chère, m'a mis la puce à l'oreille : feu de Dieu ! négligent et étourdi je n'avais pas fait changer, il y a déjà belle lurette, mon adresse sur les coordonnées officielles de cette plaque et pieds et mains me coûta le rattrapement par les cheveux de cette amende à vrai dire modique bien que peu justifiée et que, faute de réception de l'avis officiel dûment répertorié (l'Administration toute puissante n'ayant pas la bonne adresse n'en pouvant mais) je ne pouvais quant à moi pas la payer afin d'arrêter la prolifération des augmentations qu'engendrait géométriquement ce non paiement. Vous suivez ?

Donc me voilà parti à le conquête de tous les chemins d'Internet le nouveau dieu, franchissant filtres et barrières, pièges et impasses, pour tenter ce simple changement d'adresse si nécessaire sur la Grande Toile comme il se doit.

Première constatation : à côté et même directement à la suite, voire le précédant, du site officiel "dédié" à l'opération en ligne (rien de plus simple à faire), je découvre un FAUX SITE très bien fait, installé là et qui demande, comme de juste, un paiement "sécurisé" pour effectuer cette opération réputée gratuite. Et d'un.

Et de deux je n'arrive pas après avoir trouvé le vrai site vraiment officiel à entrer le numéro de ma plaque minéralogique qui semble ne correspondre à aucun des formats, nombre de cases à remplir, emplacement des tirets intermédiaires, etc . . . et je me dis, les brutes n'ont pas pris en compte les anciens numéros des vieilles voitures.

Colère ! Quoi après avoir voulu au prétexte de sauver la planète que tout le monde asphyxie à qui mieux mieux d'industries, de guerres, de missiles, de déchets, de rejets massifs, de décharges, de traitements salvateurs empoisonnés, etc . . . tenté de proscrire les vieux véhicules même de très petits rouleurs prenant soin du leur, de circulation en zone urbaine  - c'est vrai, la pauvre hyper-chargée en échappement de CO2 , autant qu'en bruits intempestifs -, voilà qu'ils veulent carrément les envoyer à l'abattoir, les vieux véhicules même bichonnés mais non conformes par leur état civil, à la casse, faire qu'on les revende par containers et cargos entiers en Afrique . . . 

Je cherche encore et découvre qu'on peut, dans certains cas, se rendre à la Préfecture maintenant normalement déchargée de ces basses besognes et autrefois haut lieu d'immatriculation pourvoyeuse de préfigurative carte grise. 

Donc rendez-vous.

Et alors surprise, la Préfecture où j'ai rendez-vous est devenue inaccessible, barricadée de barrière et de gardes y compris appartenant à la "sécurité privée" (mention écrite dans le dos des intervenants).

Têtu j'insiste et après conciliabule suis introduit. Mais alors on me dit que outre les pièces exigées normalement requises, dont la justification de domicile, d'identité et de possession du véhicule, j'aurais dû emporter, que personne ne m'a encore  demandée, pour me re-re-identifier, sans quoi en chair et en os je n'existe pas, mon numéro d'identification national ou au moins celui de ma feuille d'impôts devenu apparemment le substitut du moi devant cet aréopage de machines. Car en fait, le fait est là. Plus rien n'existe déjà, que l'Ordinateur Central. Un truc pareil devait bien arriver. 

Je me déplace pour réparer les lacunes de la machine face à mon être persistant, pour recevoir une aide de compassion minimum et la personne qui m'accueille ne trouve rien de mieux à faire qu' à me mettre devant sa propre inaptitude totale à entrer dans les rouages et les circuits officiels qu'avec précisément la clé qui me manque et que je suis venu essayer de . . . . compenser . . . transgresser >. .>> >.outre-passer . . . bon d'accord j'aurais dû le savoir, on apprend tous les jours, quel idiot je n'avais pas encore compris ce que tout le monde sait, matricule tu es, tu le refuses et voudrais te faire immatriculer correctement, quel crétin !

Oui, me voilà à jamais entré en zone interlope grise, tellement estompée que me voilà susceptible personnellement d'effacement, ma carte l'était déjà.

jeudi 22 mai 2025



Chaise bleue (pour l'étude d'un remake).

Quand je retrouve ces chaises bleues en vrai ou ces images de chaise bleue dans le ventre de mon ordi, ça me reporte à un vécu relativement récent mais qui s'est déjà éloigné dans le temps, glissant peu à peu vers (bientôt) une autre époque. celle ou emporté par un enthousiasme inflexible j'écrivais un (ou des) feuilleton(s) dans Marsam.graphics, perdu au milieu de créateurs et exégètes de BD, moi qui en suis resté par ailleurs à l'archéo-prototype de Bibi Fricotin, au mieux, voire (pas le meilleur) à Woopy l'indien ou aux aventures du pirate La Bigorne (Pierrot années 50), détestant Walt Disney depuis toujours et à la fascination, par ailleurs, pour les peintres de la Renaissance italienne inventeurs de la perspective ou du prodigieux Dadaïsme ou du submergé Surréalisme et alentours.

Je me souviens de cette affaire (déjà donc si lointaine) de chaise bleue gravée d'initiales trouvée sous les eaux du Cap Creux (que las Catalans me pardonnent, je veux dire Cap de Creus) qui provoqua une enquête et un scandale lié à l'équipe Duchamp-Picabia (amitié de joueurs d'échec sur la Croisette de Cannes) ou Duchamp-Dali (Duchamp étant souvent venu à Cadaquès) ou encore, du moins peut-être, à ses émules tardifs ou peut-être même (hypothèse tout aussi probable) à des faussaires.

mardi 20 mai 2025

Méthode.

Ma méthode de discours est simple. 

Par moments alors que les trois quart du temps je laisse s'écouler des flots d'impressions, d'idées nouvelles, qui me semblent sortir du tout mâché ou de sentiments étranges que je garde pour moi, il advient au cours d'un bref éclair que sonne silencieuse une alerte, une impulsion qui me dit : note ça ! Et pourtant je sais bien par avance quand ça ne pourra intéresser personne car on pensera au vu du titre que je ne fais que céder à l'actualité ou bien je sais bien aussi que je m'aventure inversement dans le trop spécialisé d'un débat, ou l'inactuel apparent de ses retombées, mais surtout, et cela vaut la peine d'être noté, l'impression vague, le point de vue ou l'idée qui ne me semblaient pas mirobolants s'avèrent à l'usage, au sortir de limbes flous, intéressants pour tous, pour vous et pour moi.  

Parfois j'ai déjà le titre et je sais ce que je crois vouloir dire, parfois le sens où l'intention s'infléchissent tout en écrivant mais il arrive donc aussi que rien ne soit clair au démarrage de l'écriture et que se révèle l'inattendu à mes propres yeux.

Ainsi cela peut arriver (rarement) pour quelques histoires que je raconte dont l'essentiel est cependant constitué de faits vrais, réellement vécus;

j'ai par exemple, une fois, une seule fois, commencé à parler d'un certain ami plus ou moins perdu de vue aujourd'hui dont j'ai travesti le nom, le rendant parfaitement méconnaissable, en l'écrivant à l'envers pour éviter de l'y impliquer, et l'ai fait entrer dans une histoire en partie effectivement vécue, sans savoir où la suite (inventée) aller nous mener. Or cette suite impromptue était tellement surprenante et finalement "vraie" au regard des mythes locaux, appartenant au lieu bien précis où l'affaire se déroulait, qu'elle a pris tout le monde de court, y compris moi et qu'elle a fait un tabac dans le genre poétiquonirique (passez moi ce néologisme) que j'affectionne quant à moi et qui parfois me saisit sans que j'y puisse rien comme une émanation, un écoulement, une nuée qui se formeraient seuls et me seraient étrangers. Or cette histoire un peu insolite, cette affaire trouble était, s'est avérée ensuite, tout à fait . . . comment dire ? "compatible" avec le récit archaïque légendaire et bien oublié de tous qu'évoque une mosaïque récemment découverte dans le sol nîmois.

Mais rassurez vous, ce discours au long cours fragmenté est fait de pièces de céramique tirées du réel vécu sans illusion ajoutée pour la plupart de ses bouts.

Et ce que j'invente ou crois inventer un peu malgré moi est après tout encore plus révélateur sans doute de ce qui reste caché et est amené à se manifester.

Poste à Galène.

 En ai-je déjà parlé ?

Fasciné par ces pionniers qui utilisant cet instrument si fragile, si aléatoire, dont l'un appelé "moustache de chat", arrivaient à communiquer avec des inconnus du monde entier ? Et surtout fabriquant eux-mêmes et essayant de maîtriser par tâtonnements et une patience infinie leur matériel ultra-simple et léger. Du quasi bricolé d'écolier curieux et assez malin -  mon père qui avait été radio dans la guerre de 40 et qui maîtrisait par ailleurs parfaitement le morse, adorait ce truc de dingue qui marchait sans électricité .

Orage.

 Ils ont prévu des catastrophes venues du ciel, des palmiers déracinés, des sous-sols entièrement inondés, que va-t-il réellement arriver après ce printemps trop humide et ce ciel imprévisible ?