samedi 30 août 2025

Boutiques en rubrique.

Napoléon avait traité les Anglais de boutiquiers au moment même où leur commerce anticipait sur l'économie des autres pays d'Europe.

Or ici, vu d'ici, quoi ? qu'en est-il de nous ? pas un jour sans qu'on nous parle des recettes en berne des commerçants et en particulier des hôteliers et restaurateurs, comme apparemment seuls commerces dignes d'attention de notre (pas si) pauvre et beau pays déjà pas mal dégonflé industriellement et massacré par le tourisme, presque autant que d'autres, Espagne, Italie, c'est en train d'arriver. Et comme si dans la vie de notre nation, au-delà des progrès des dealers dans les quartiers, des rodéos urbains, des refus d'obtempérer, des évasions de prison spectaculaires, des arnaques de plus en plus ingénieuses bernant des gogos et autres dépassés par ce monde emballé, il n'y avait plus aucun horizon qu'à la rigueur sportif ou économique . . . pour les riches . . . puisque paraît-il nous collectionnons les milliardaires. 

Mais attention, à une condition, comme s'il n'y avait pas d'autre grandiose tâche, stoppant tout projet, tout progrès, toute visibilité, afin d'avancer ou de reculer que de mettre des sous dans le grand trou créé par nos dépenses et surtout par nos édiles, . . . oui après tout ce sont eux les comptables et donc coupables, les chargés de notre avenir qui savaient, qi avaient fait les projections démographiques de nos besoins et  n'ont rien fait (retraites, sécu, absence d'investissements productifs, de formation adaptée) qu'augmenter en commençant par leurs avantages propres, la gabegie qui est de mise en période de crise prolongée au lieu, par exemple de former (ça coûte très cher) un nombre suffisant de médecins ou de développer l'enseignement en sciences et en mathématiques.

Lamentable, lamentable ! Ô petitesse !

Oui c'est vrai, je le crois, nous sommes en train de sombrer, heureusement quelques chercheurs dans le plus grand incognito et le plus grand silence trouvent des trucs incroyables en astronomie, en biologie, et même, ô surprise ! dans leur vision littéraire ou artistique. Rien de ce monde-là, obscur et caché, inaccessible, étouffé par une couche épaisse de bluff techno et de pseudo'art marchand vendu, commandé, avant d'être formé, ne doit filtrer et apparaître au grand jour et à la vue des citoyens ne portant plus béret mais casquette, n'allant plus chercher leur baguette de pain mais le prix le moins cher du soda dans le fast consuming.

Les plus performants, les plus riches vont-ils poursuivre leur oeuvre et s'enrichir en nous ruinant .

A quand une France comparable à ces nobles dont la littérature  espagnole est pleine, gardant morgue et apparence vestimentaire, ruinés dans leur trésorerie par leurs propres pratiques archaïques et leur incompréhension d'un monde en grand changement ?

vendredi 29 août 2025

Histoire qui n'arrive pas mais qui (L').

 Retour à ces minutes perdues, bloquées qui font, mises bout à bout, une vie.

Oui bien sûr par opposition le HS parle mieux. Ce moment où on (s')'outrepasse(nt) les limites qui figent les genres et les trajectoires répertoriés, ce moment où épuisés nous allons au-delà de ce que nous aurions cru possible pour supporter, tenter, je dis bien tenter, cela se produit très rarement, la minute de vérité, où apparait ce qu'on cherchait sans trop savoir.

Oui si vous voulez . . .  une sorte de rayon vert de la recherche du chercheur, le physicien aussi bien que le chercheur en poème ou le peintre ces fous parmi les fous.

[ Au fait, parenthèse, j'apprends que l'hôtel fameux de Cerbère qui a forme de navire affrontant la tempête et borde, entre route et voie ferrée, la mer et bientôt la frontière et aussi la Retirada, qui fut le réceptacle et la scène de tant d'histoires, tentatives de renaissance et aussi volontaires ou involontaires expérimentations, est de nouveau en difficulté de subsistance.]

Bref, autant que le HS je recherche et bute sur la minute coincée. C'est à dire en clair et c'est de ça qu'est bâti le temps, collier de perles apparemment égales, lisses, discrètes et éclatantes, ce moment figé où rien n'avance et pourtant, immobile, sans qu'on y prenne garde, tout avance.

NOTE immodeste, fragile et auto-référence gonflée (excusez du peu) on peut aller voir dans Wattpad, c'est gratuit,  "l'histoire qui n'arrive pas mais qui", histoire écrite en référence et hommage, référence pour le thème, à un novéliste et poète péruvien que j'ai eu l'honneur de publier dans une petite revue à Lima.

jeudi 28 août 2025

Tant qu'on en est aux bêtes;

 . . . c'était un hôtel gigantesque étiré sur un grand territoire dans les dunes où nous avions l'habitude de nous arrêter quand nous allions nous-mêmes, ou pour accompagner des visiteurs venus de Paris, en allant à Paracas et Nazca voir les site et les musée si extraordinaires de ces civilisations du désert obsédées par l'eau, les dieux de la pluie, les créatures marines. les canaux, les astres, les signes visibles du ciel.

Il y avait là quelques cages avec des oiseaux et des animaux dont un bandit malin coati à très longue queue très joueur qui à force de lui parler, de lui tendre la main, ce qui était prohibé, avait fini par nous connaître et poussait du bout de son très long nez flexible de petits cris en nous voyant revenir et lui porter tel ou tel autre fruit de ses préférences, dont les maracujas.

Il y avait aussi hélas un dromadaire que le gardien faisait, devant les touristes, fumer en machouillant son cigarillo et à propos duquel notre action militante auprès du directeur de ces installations, avait fini , au moins en apparence et quand nous étions là, trop rarement, par avoir raison de ces stupides aberrations.

Triste, je sais, je peux passer pour et suis peut-être déjà un vieux fou.

Ce qui me rassure c'est que en cela rien ne change,

car de fait, j'ai toujours été, maladroit, distrait, un peu asperger, peut-être à supposer qu'on sache me dire exactement de quoi il s'agit, tendance voyou, à côté des clous, incapable de retenir dans quel sens s'ouvre une porte, gravement hostile à toute forme d'apprentissage par cœur, intéressé par des trucs qui paraissent bizarres à tout un chacun, sociable et très solitaire, lent et parfois trop rapide, capable cependant de jouer ma partie comme si j'étais parfaitement normal, présent, passionné par l'instant qui file, bref un peu à côté et parfois en retrait ou jeune fou plein d'audace.

En somme, normal, normalisé, banal.

Parler aux bêtes.

 C'est vrai, j'aime parler aux bêtes, surtout aux oiseaux parleurs, mais aussi aux insectes et à toute sorte de vie. Les guêpes par exemple comprennent très bien quand on les rabroue d'un cri d'énervement. Ce matin descendant la poubelle de mon 7e étage, comme Saint AF j'aime habiter haut, au-dessus des toits et au niveau du vol des oiseaux autochtones ou migrateurs, (tiens au Mas dingue j'ai oublié avant de repartir de le dire, j'ai vu passer il y a dix jours les engoulevent) , j'ai rencontré au 3me un jeune gars tout frisé, coiffé en pétard qui descendait son chien pour la sortie message-pipi du matin, un petit basset pâlichon de poil, long museau un peu bâtard aux aguets et après avoir salué son maître j'ai salué en me penchant et le regardant dans les yeux son cabot-mascotte :

 - Bonjour toi, que j'ai juste dit. 

Inattendu ce qui m'a répondu du fond de la gorge, doux, presque étouffé, presque un miaulement, c'était un petit cri presque humain en condensé de politesse.

- Il connait ses civilités ai-je dit au maître qui me répond :

- Pas toujours avec tout le monde.

mercredi 27 août 2025

Pourquoi ?

 . . . . oui, pourquoi continuer à vivre cette vie au jour le jour et à écrire sur elle ?

pour la redoubler voire plus, la multiplier, y penser et la dé-ré-é-crire (c'est la revivre) plusieurs fois, ad libitum sinon reproduite en miroir miroitant son double à l'infini, donc pour sur-vivre et multi-plier. Mais aussi pour la bonne humeur. chaque fois réussir un tour de passe-passe.

Rentrée.

C'est pas colin-maillard, mais les principaux protagonistes avec une grande assurance dansent les yeux bandés, ils ne voient rien, sur ce plan là ils ne trichent pas, bandeaux bien enfoncés, ils ne voient rien  venir et nous poussent à approuver, à avancer, à refuser, à manifester, à rester quoi, à gesticuler, à réfléchir aux conséquences, à ne rien dire que nous pourrions regretter. Croyez-vous que parmi eux quelqu'un pour le moins voit ? voit un tant soit peu ?