sur un rythme de Glacounpa nous allons tous finir.
sur un rythme de Glacounpa, regarde ces vieux
se trémousser
regarde ces vieux somnoler et mourir à petit feu
vêtus de velours et de dentelles, tout sourire
se tortiller.
(FIN provisoire)
une affaire (tentative tardive) de mise en ordre décousue des occasions saisies ou perdues à mille entrées (va y avoir du boulot pour vous et pour moi)
sur un rythme de Glacounpa nous allons tous finir.
sur un rythme de Glacounpa, regarde ces vieux
se trémousser
regarde ces vieux somnoler et mourir à petit feu
vêtus de velours et de dentelles, tout sourire
se tortiller.
(FIN provisoire)
. . . . Châteaux et rêves
/ / / s'écroulent.
(Illusion d'un autre possible.)
Gravier, sable des rêves tombés,
pis encore, en poudre.
Encore du grain à moudre pour re-
construire, constituer
ra-
- séréner des angoisses
re-
naissantes ou naissance à nouveau ?
re-
tordre le fil et
en donner à moudre / / / . . . oui, du grain.
Le serveur n'a aucun mal à expliquer ce qu'est la blanquette de veau à des Anglais curieux et même intrigués par le nom. Plus de crème fraîche et de jaune d'œuf que de jus de citron, de carottes et de jus de champignons de Paris. Onctueuse dit-il. car creamy ne suffit pas.
Difficile.
Sa beauté est évidente, époustouflante, outrageusement choquante par endroits où elle prend des risques et ne devrait pas et même outrecuidante tellement elle étale impudiquement ses transparences et nuances de bleu du ciel à l'outremer et au bleu ardoise opaque ou indigo Vasco de Gamma, cobalt minéral, nuit profonde et violine d'orage .
Je regrette de ne pas l'avoir filmé : assis sur un banc de pierre déjà tout maculé de diverses coulées, un jeune type immense, costaud, géant, un colosse, sûrement descendant de bûcheron norvégien, mange un truc avec du pain et rempli de sauce et en donne à son chien encore plus grand, un de ces molosses bicolores aux oreilles pointues qui non seulement empêcherait trop facilement un commando armé d'avancer dans le couloir mais qui pourrait aisément garder à lui seul un parking de 3.000 voitures électriques invendues. Le chien est assis à côté du maître sur le banc et le maître lui donne de petits bouts de cette nourriture non identifiée. Le chien est heureux ça se voit, il lèche de temps en temps ses babines et, bien à sa hauteur, aussi le visage du maître dont les lèvres débordent peut-être un peu de cette sauce mystérieuse.
Au dernier coup de langue énorme le maître est un peu surpris et je prends le risque, téméraire, d'éclater de rire en passant, le maître rit en me voyant rire et le chien jappe gentiment.
Comment s'intitule ce poème où Francis Ponge évoque trois boutiques de la place Maubert à Paris, métro Maubert-Mutualité, où se vendent des éléments rendant compte déjà de la diversité de ce monde matériel si nécessaire aux humains ? bijoux faits de métaux et de pierres précieuses, rares, viande "pantelante", je me souviens qu'il met ce qualificatif en avant et arbres en morceaux de "bois et charbons" (le fameux commerce alimentant autrefois les foyers au sens propre, soit cheminées et cuisinières, qui ne risque plus d'exister aujourd'hui sur cette place où même l'immeuble de la Mutualité a été repris par un groupe d'investissements "événementiels" qui se targue de promouvoir dans cette salle de spectacle qui a vu Brel ou Chaplin, dans cette immense salle de banquets aux plafonds hauts, les nouvelles normes environnementales du siècle (faute de respecter l'antique destination du lieu, de plus en plus bannie des sociétés modernes et modèles, cet esprit mutualiste qui a tant bâti en oeuvres de solidarité au siècle précédent) ?
et bien justement, il s'intitule "trois boutiques".
Nostalgie particulière de cette place où sans doute je ne mettrai plus les pieds, marquée de la mémoire de Ponge [ nom singulier : ce piqueur à vif des traditions poétiques éculées, retrouvant ou créant un ou le classicisme ironique de poème en prose du quotidien] attendait tous les matins le bus qui le conduisait au travail et où ont pignon toujours des commerces de bouche et un marché aux vivres. Place par où je plongeais quant à moi aux escaliers du métro Maubert-Mutualité, le nom reste, pour rejoindre ces rendez-vous de ministères qui m'ont longtemps conduit à faire le lien entre ces parties du monde misérable et déshérité où se situait mon lointain travail et ce lieu illustre ou ses voisins du quartier, où invité par des amis de l'époque, je goutais aux délices de la capitale encore lumière du monde.
Aux 661 lecteurs de Singapour (à quand les 666 ? *) et aux 364 de Hong Kong à ce jour.
Mais pourquoi ? pourquoi ?
Bien sûr on m'explique que avec 8OO entreprises dépendant de la France de part et d'autre, ça fait du monde, dont 15. 000 Français de Singapour et 25.000 Français de Hong Kong, et de plus . . . . dont à Singapour pas mal de blogueurs rassemblés . . . de surcroit (effet de démultiplication et prolifération compacte) en un club "La communauté des blogueurs francophones de Singapour" consulté par l'Ambassade de France, s'il vous plait (pas étonnant l'ambassade a toujours un temps de retard), pour prendre la température du moral de la petite colonie française, (au passage en coup de vent, un salut spécial à ce blog "une Lyonnaise à Siigapour" et à la blogueuse elle-même qui en est l'auteure, blog d'où je tire l'information.
Bien sûr tout ça c'est grand, en pointe de Net et ultra-ramifié-connecté.
OUI, OUI.
Mais qu'ont-ils/elles . . .en fait . . . à coller leur regard sur les billevesées volantes / par référence aux feuilles