Vous avez du mérite.
amers et arguments pour servir à des récits analphabiographiques et CONTES ABIOCEDAIRES
une affaire (tentative tardive) de mise en ordre décousue des occasions saisies ou perdues à mille entrées (va y avoir du boulot pour vous et pour moi)
samedi 29 novembre 2025
vendredi 28 novembre 2025
Supporter le chahut des événements précipités.
Tellement besoin de calme pourtant, de plages de repos hors temps qui court.
Fonctionnement d'une classe primaire.
Quan rien de racontable n'arrive, affluent, le matin surtout, des souvenirs anciens.
jeudi 27 novembre 2025
Mise en garde.
Elle est toujours à double tranchant dans la mesure où une opération de protection; par exemple quand on nous dit "réarmez-vous", créez une armée européenne, peut vouloir être aussi, ou du moins peut apparaitre comme une menace sur notre quiétude et notre bien-être devenus tout à coup au regard de ces injonctions attitude d'irresponsables
Ainsi cette idée de rétablissement du service militaire (peu à peu et hypocritement rendu) obligatoire est-elle violemment agressive bien que approuvée par dit-on une majorité dans nos frileux et raffinés pays de vieille Europe. Je suppose en effet que les adultes rassis et les vieillards qui ont fait toutes les guerres seront toujours d'accord pour sacrifier la génération suivante.
Qu'il ne faille pas être dupe, qu'il faille savoir se défendre, d'accord, que notre puissance nucléaire ne soit pas un parapluie suffisant, qu'il soit nécessaire aussi de détenir des armes intermédiaires et une ferme volonté de combattre au cas où nous serions attaqués . . . oui.
Cependant, cependant.
Que voilà comme dans tous les autres domaines une belle reculade, un retour en arrière dans le temps.
La fleur au fusil bande de zouaves ? Nationalistes et nouveaux européens glorieux.
Personne ne va me faire croire que c'est un pas décisif en avant de repartir dans des économies de guerre, de sacrifier tout à l'armement quand le bien être que nous avions forgé, le bien vivre conquis, envié, modèle, vont devoir céder devant la pression humaine belliqueuse utilisée pour l'engraissement sans limite des investisseurs. La transformation des services en centres de profit, détruire l'école gratuite de la république, démanteler le système de santé et de mutualité performant et ouvert à tous, refuser à la justice et à la police de plus en plus empêchées et affaiblies, formation, exigence, et moyens voilà les nouveaux horizons qui devraient nous enthousiasmer.
A moins que l'objectif nouveau ne soit, mais il est déjà affiché : compétition, élimination des faibles, travailler plus pour gagner moins, consacrer sa vie aux pures valeurs matérielles les yeux rivés sur les prix et les fabuleuses promos, appeler culture la bouillie distractive produite industriellement, et n'oublions pas, essentiel, sacrifier sur le champ de bataille nos enfants,
mercredi 26 novembre 2025
GCN (de pour ainsi dire par défi : Grand) "Charroi de Nîmes'.
Temps.
Cette impression toujours d'un temps infini devant moi alors que je sais pertinemment le contraire par simple expérience du jour qui tourne à ma fenêtre des oiseaux et des écureuils qui s'agitent surtout le matin, de ces soirs d'approche de l'hiver où les rayons passent enfin sous les nuages et de ces milieux du jour où le soleil est déjà si bas.
La mort au bout, il faut m'y faire et ces forces qui déclinent, cette résistance à l'effort amenuisée chaque jour me le disent. Oserais-je un "m'en fous la mort !" à la conducteur de bus haïtien ? pas question. Observer la bête et ce qui se passe.
Sûrement pas aussi fort qu'un chauffeur de bus haïtien ou même péruvien sur une route longeant des gorges, jamais à ce point audacieux, ni bravache.
Quand on me montre ces dirigeants de la Chine et de la Russie qui sont, dit-on, enregistrés, parlant de l'immortalité, ça ne m'étonne pas. C'est comme moi. . . . sauf que moi je ne rêve ni de conquérir le monde ni de ne pas mourir. La tentation est naturelle, se croire indispensable au paysage, pourquoi arrêter ? Je ne dirai pas non plus qu'il le faut (mourir). Mais en un sens, il le faut bien puisque nous ne pouvons pas mieux et que déjà nous sommes trop nombreux à répéter comme des clones, comme des automates, les espoirs, les erreurs, les gestes et les pensées folles de nos aïeux. A quoi bon multiplier ces exemples tous différents mais si comparables et ayant déjà démontré que la race ne s'améliore guère ?
La tragédie de l'histoire.
Si Hegel en 1807, comme Kant, partisan de cette vision encore religieuse et incontestablement romantique selon laquelle l'histoire réalise "un plan caché de la nature" (Idée d'une histoire universelle d'un point de vue cosmopolitique, 1784) il a au moins le mérite de la voir comme une tragédie des peuples qui s'incarnent dans les "héros" que nous sommes tous et spécialement, très spécialement en certains individus, "héros de l'histoire mondiale".
Nous aurions aujourd'hui tendance à rejeter tout en bloc, sauf cette idée que la civilisation tourne autour de la terre d'est en ouest, de ces visions globalisantes et péremptoires. Nous aurions tendance à ne voir l'espèce humaine que comme destructrice globale de l'ordre naturel plutôt qu' "esprit du monde" orienté par la conscience et la liberté.
Quant à nos "grands hommes", ne sont-ils pas en un sens et pour reprendre le fil d'une projection métaphorique religieuse, l'incarnation de cette diabolique destruction, accumulant les traits du mal à la racine : orgueil ou vanité, égoïsme, mus par l'intérêt privé ou étroitement national passant par la domination des autres peuples, recours à l'écrasement et à l'annihilation comme avancée ?