Pourquoi ai-je toujours aimé les pins couchés ?
amers et arguments pour servir à des récits analphabiographiques et CONTES ABIOCEDAIRES
une affaire (tentative tardive) de mise en ordre décousue des occasions saisies ou perdues à mille entrées (va y avoir du boulot pour vous et pour moi)
samedi 11 avril 2026
Déjà les petites mains du figuier, tendues au ciel, vues d'ici au deuxième étage,
se sont rappochées et forment coupole en canopée , parasol ondulé
préparant la mise en place des premières figues violettes trompeuses et point juteuse
celles qui bonnes à jeter, rèches, sèches,
précèdent la bonne récolte des inséminées, délicieuses, fondantes, naturellement confiturées,
celles par la guêpe que jadis Diane lui dédia expressément
à ce figuier sacré, porteur de sève blanche amère, lait guérisseur et décapeur pour qui sait l'utiliser.
Clinamen ou la déviation dans la chute.
Ici en cette section de l'hôpital c'est parrticulièremnt patent : toutes les rencontres viennent de l'angle de déviation dans la chute. Tant au niveau de l'alimentation en personnel et en patient, un monde se crée dans la sphère spécfique soignant/soigné; mais aussi sous d'utres angles de chute . . .
Incroyables vocations pour la profession médicale parfois : " ma mère qui avait le dod cassé par son métier souffrait de douleurs terribles, encore trop petit pour la masser ( à 7 ou 8 ans ) elle s'allongeait et je montais sur son dos piétinant sa douleur ".
Incroyables rencontres entre atomes isolés, sans lieu d'être, sans raison, que le hasard absolu du caprice de division et de chute.
Sur cette colline, peut-être la fameuse et introuvable septième, dans le jeu romain des Nîmois, un espace totalement épicurien.
Vigneron tombé récemment en taillant ses arbres, pêchers, pruniers, fou de rage et maugréant si content de trouver ici un brancardier qui parle le même "patois"que lui, souvenir de jeunesse et regain d'un occitan de village proche, graveleux et bien opposé au kiné qui le tire de là à petits gestes et petits pas, toute une science du vrai cornac, lui élevé à Paris et né à Saïgon et qui lui demande, pour mieux l'agacer par jeu facécieux pour lui faire dépenser sa force à bon escient pourquoi les si bonnes pêches d'antan , si juteuses et parfumées sont si dures mainteneant et jamais décidées à mûrir.
Et ce quasi-frère inconnu et Athénien à quelques mois près,du même âge autre moi-même long et sec, qui ne parle pas plus un mot de ma langue que moi de la sienne, moi qui ai pourtant un nom qu'on croirait grec avec lequel nous communiquons dans nos rivalités de courses parodiques à petits pas instables, seulement par rides, soulevées, torsions de bouches et de bras supports, avancées en crabe, mimiques d'effort, zieux plissés, grimaces et presque fous rires à nous voir si contrefaits.
vendredi 10 avril 2026
Tendresse nambikwara.
Quand je regade par la fenêtre de ma chambre d'hôpital les quelques bancs expoés à l'ombre des très grands pins penchés ou au soleil dans des trouées où pickeniquent parfois ou simplement se détendent familles, couples, amis, cercles nouvellement formé, dans ce monde si dur, si violent, si absurdement injuste et si hasardeusement constitué de particules contradictoires, je m'étonne presque mais pas vraiment d'y retrouver quelque chose de la tendresse nambikwara, un des plus hauts lieux de Tristes Tropiques d'abord lieu de recherche enthousiaste de Lévi-Strauss et son épouse Dina * éminente et peut-être pas assez vénérée débroussailleuseet, méticuleuse, inventive collaboratrice (beaucoup de génies se construisent un peu en accaparant quelques parcelles qui les intéressent chez les autres).
De même que las Nambikwara du Mato Grosso se retouvent dans une approche humaine faite de bienveillance, de tolérance et de caresses après certains désastres notemment dans leur possible survie et la santé de leurs groupes disséminés, ici dans le jardin de l'hôpital, belle, admirable attitude de parents entourant leur progéniture fracassée mais en vie, fracassée par la vie instable, par la la vie sur la route ou l'accident imprévisible. père caressant la nuque de son fils qui ne bouge que peu dans sa chaise roulante, becquée de la mère le faisant boire
jeudi 9 avril 2026
La mala pierna no es tan mala y talvez esta volviendo se buena.
La mauvaise jambe n'est pas si mauvaise et peut-être est elle en train de devenir bonne.
Car voici en raccourci son histoire à peine mentionnée mais pas explicitée dans cette version encore plus abrégée et plusqu'elliptique, intitulée El Cuento de la Mala Pierna à paraître aux livraisons du lièvre roux.
Pour éviter de perdre le fil voici la trajectoire que devra suivre (ou retrouver) le déroulement de l'histoire. Pas d'histoire sans lieu. Pernabouc, c'est le lieu le plus improbable, difficile à raccorder aux autres, Prnambouc, pas le bois-Brésil ou bois -soleil, la ville, une des plus anciennes, aujourd'hui Recife avec toujours ses incroyables plages et ses 6, bientôt 7 millions d'habitants. et juste à côté Olinda, le plus bel assemblage d'architecture coloniale portugaise qui soit. Et là ucun signe concret sur ma piste que le souvenir de couleurs, d'hrmonies extraordnaires quoique fondées en domination et exploitation illimitée.
Ensuite dans les îles Bijagos, au large de Bissau, capitale de Guinée Bissau, une île perdue havre de paix d'une population restée un peu à l'écart des grands mouvements du continent , vouée au tourisme de pêche sportive en concurrence vec Dakar. lieu où onaurait du mal à trouver ces menus objet nthropo ou zoomorphes que vendesnt les antiquaires es capitales européennes.
Enfin, ce supposé séjour à Cuba que je n'ai pas fait, du moins officiellement mais lors d'une opération exceptionnelle et tenue en partie secrète ou plutôt ce rapport aux ultra-dévoués médecins pieds nus formant l'armée la plus importante et extravagante du monde en matère de coopération militaro-humanitaire voir plus si opportunité stratégique. Intervention pendant plus de 40 ans et dans une centaine de pays du monde, en Améique latine, Afrique, Asie mais aussi Europe.
Et alors peu-être peut surgir ce mini-cigare garni de papier carbonne et d'un minuscule objet en forme schématisée de poupée que je découvre derrière le mollet de ma jambe droite, enfoui et oublié. Un objet à valeur diplomatique et peut-être plus.
mercredi 8 avril 2026
Athéna à moi ! (de fait, en filigrane nous voilà loin des triomphes de l'Acropole).
C'est unique hein de pouvoir apostropher comme ça les dieux. Bientôt ce ne era pus qu'un souvenir. Et tenez vous bien Athéna est le nom de prestige de mon slip dans la série des Eminences.
En effet Eminence est ou a été une marque de sous-vêtements de qualité dont le lieu de fabrication fondé non loin de Nîmes, par deux Nîmois existe encore. Or, mettez deux Nîmois ensemble quand ils montent sur leurs grands chevaux, il faut q'il parlent latin. Et moi donc, j'en garde quelqus uns de ces slips historques dont celui que j'avais tellemet de mal à enfiler seul sans plier ma foutue jambe dans ma salle de bain en presque autonomie il y a déjà quelques jours. Bon, le temps tourne mécaniquemnt et là-dedans, dans la guibole défaite et recliquée à la hanche, je sens que ça bouge positivement.
Mais comment ai-je fait, moi si malin, flibustier, agité de la gambe pour me débrouiller de faire trois entrées à l'hôpital au lieu d'une comme mes copains et d'être déjà sorti ? Je viens à peine de mettre à jour le processus piègeux d'où je vais peut-être enfin sortir. Un truc dans le genre malédiction des cigares du pharaon mais en beucoup plus réaliste. La simplification de la ligne claire c'est pas mon truc.
jeudi 2 avril 2026
Valise incrustée que je portais dans mon corps sans qu'on m'eut donné le choix.
Pour en revenir à cette affaire de mini boîte en valise ou si vous préférez de valise diplomatique porteuse de mauvaise nouvelle [enfin, en réalité persone nesait, ça fait mal mais
c'et peut-être nécessaire et c'est un code renvoyant à une solution applicable à un temps X n'én doutons pas, les solutions diplomatiques sont toujours très ajustées à un contexte] qui peut vous paraître à la fois désagréable comme concept et difficile à rattraper en œuvre ( situé sur un territoire interlope en quelque sorte flottant entre deux couches de "réalité" bien distinctes mais perméables ) . . . . quant au point de vue du spectateur-lecteur presque impossible pour lui de se représenter ça. . .
De fait il s'agissait je crois lorsque j'ai compris pour la première fois cette image et ce qu'elle contient de vérité cachée d'une simple douleur au dessus de la cheville liée à un mécontentement assez profond : celui de ne pas pouvoir réaliser un but simple, par exemple organiser une exposition de sculptures devant être mises en lumière d'autant plus que représentant un monde perdu, presque méconnu du moins dans notre beau pays, tout un pan de plusieurs siècles d'histoire d'Afrique ( ah ! ces continents encore dits "sans histoire " pour certains !) sans passer par des étapes quasi irréalisables et contradictoires, par exemple, cette nécessité de manifester beaucoup d'entregent auprès d'inconnues éminences grises n'ayant aaucune connaissance de ces mondes protohistoriques, anthropologiques, de chercher des appuis de facteurs conjoncturels indépendants, provisoirement ou conjoncturellement très éloignés de ce sujets, d'interposer des ruses face à certaines mécanismes de censures automatiquement déclenchés, d'obtenir un gain au moins de l'atternoiement de certains politiciens maîtres du jeu . . . conséquences et implications incalclables en terme de temps, d'organisation, dopportunité, de sens.
Tel fut le cas de cette exposition Zaïre millénaire qui fit tousser Mitterrand face à des rapports plutôt tendus avec l'administration Mobutu ou avec les séquelles des psitions précédentes de la France, ou . . . et dérangea si fort nos ex ministères des colonies toujours à la manoeuvre, au moins dans leur stratégie et leur style.
J'en porte quelques blessures qu'
aucun musée plus tard des cultures premières
ou des valorisations marchandes destructrices ne pouvait éteindre.