Pourquoi parfois, souvent, cette impression de "rien ne va plus".
Pas au sens des casinos; à savoir : après "faites vos jeux" l'interdiction d'ajouter ou de changer de place une plaque de fric, gros(se) ou petit(e) sur le tapis.
Non, au sens trivial opposé au "Tout va Bien" (voir déjà Jean-Luc Godard 1972), au sens de : rien ne fonctionne et c'est foutu.
Bon, ya ma décrépitude qui se plait à me barrer les chemins un à un et je dois tenter de les reconquérir un à un, refaire du muscle de cuisse ou de bras ou, plus dur, d'épaule, marcher à genoux ou à quatre pattes, ou en torsion relative du buste, pour faire des opérations ou travaux au sol où dans un lieu au plafond très bas, pour ramasser des poussières ou une feuille tombée à terre . . . etc . . . sans oublier le simple fait de marcher la tête haute sans se courber comme un pauvre laboureur vieillissant, non, non, c'est pas une histoire centrée sur ma dégringolade inscrite dans mon banal programme vital, non, je vois des gars, des filles, les filles sont souvent plus honnêtes à le reconnaître, moins embringuées dans des illusions d'espoirs absurdements politiques du genre dégagisme ou radical changement, qui désespèrent que notre . . . . comment dire ? progrès, civilisation, culture, avancée de maîtrise et confort, de compréhension du monde avant et après notre passage et nos exploitations, s'arrange.
Tout est en train de virer en quenouille. non par féminisation du pouvoir comme le suggère l'expression médiévale, mais par dévidage du fil, embrouillage des sens et des bobines.
Regardez au hasard des circonstances et des structures, tout fout le camp et parmi d'autres . . . à l'hôpital et à l'école, comme si non rentables (!) ces deux grandes machines merveilleuses (rien d'un "mamouth" au sens où un ministre destructeur, salaupard et débile qualifiait l'éducation nationale) devaient être démentelées et désarticulées à petit feu ou à grands coups de boutoir.
Et qui s'en soucie, les profs eux mêmes restant en retrait, les médecins se contentant d'empocher leurs petites augmentations de salaires ? même pas les étudiants comme en 68, les lycéens !
Faut dire, la voie est bouchée de plus en plus tôt, de plus en plus jeune.