Contrairement à ce qu'aurait pu laisser imaginer une image d'Épinal de la vieillesse . . . . vieillesse enfoncée dans la résignation apaisée, ce que j'éprouve malgré la chance que j'ai de vivre dans un calme relatif, c'est . . . . , malgré l'impression d'avoir déjà pas mal exloité mon lopin de possibles (il semble que chacun en tient à la main en naissant un bon paquet surprise, plus ou moins bien garni) , . . . une soif de vivre augmentée - car je n'ai rien d'un sage rassasié et satisfait.
Pourquoi ? Mais tout simplement parce que je n'ai plus de temps qu'une parcelle rétrécie au lieu de cette profondeur de champ à perte de vue que j'ai fini par grignoter au jour le jour ou parcourir à vive allure et parfois sans me rendre compte des chausses trappes et descentes brutales (énergivores et chronophages) qu'imposaient les "parachutages" hors de ma patrie ou matrie .
Alors que les projets s'accumulent j'ai cette impression de n'avoir qu'une demi-journée, qu'un laps très court, devant moi, un peu comme quand je devais repartir et m'habituer et e préparer à l'idée et à la réalité à vivre d'un nouvel univers, d'un nouveau pays, mais là, sachant que ce nouveaiu pays au bout est peut-être, sans doute, celui du non-être comme en parlent (mais il existe vraiment) les blagues métaphysiques qui ont cours sur Facebook
Alors que je voudrais :
Par exemple . . . dire quelque chose de ce que je crois comprendre du mal être bien évident des 15 / 25 ans. Mal être porté au rouge et à de cuisantes douleurs, déjà, par notre actuelle impuissance ( celle des générations au pouvoir, les 35, 40 / 75 ou 80 ans ), à régler notre conduite, à mettre en place une feuille de route face à tous ces orages violents et ces menaces de cataclysmes qui s'accumulent et déjà se manifestent, face aux insupportables et pourtant supportés remaniements de nos normes et valeurs fondamentales, empétrés que nous sommes dans un passé et des résidue de bien-être paralysants, hypnotisés par un avenir fantomatique (le spectre de ce qui va rester de notre sécu, de nos retraites, de nos aides sociales, de notre solidarité). Empêtrés que nous sommes dans les illusions d'utopies échouées et de comportements archaïques.
Nous, générations de pendant et après la guerre avions plus encore de raisons de nous défier d'un monde tombé dans le pire qu'il peut produire, mais nous avions à l'époque de notre jeunesse, quelques héros, aujourd'hui d'ailleurs déboulonnés de leur socle, qui nous rendaient le moral. Les Résistants, les penseurs et découvreurs de nouvelles libertés et exigences de vie, pour certains, les organisateurs de révolutions et surtout les chercheurs en génétique et en physique, greffe d'organes, pillule contraceptive, Spoutnik, de quoi rêver d'un monde nouveau.