Ceux qui marchent à la tronçonneuse se reconnaîtront.
Il y en a dans les jardins. Avec aussi toutes sortes de pétrolettes (petits moteurs thermiques rageurs et poussifs) pour débroussailleuses, tondeuses et autres soufflettes permettant de remplacer l'effort par le bruit et la consommation d'essence. Porter de lourds engins destructeurs de silence et ravageurs de végétaux sans quatier ni discrimination ne semble pas poser de problème aux adeptes de la modernité forcenée, capables de gâcher des journées de calme, repos et nature pour des centaines de voisins ayant choisi, en principe, une vie bucolique.
Mais le plus grave, c'est qu'il y en a partout.
Même à la tête des Etats du monde.
En Argentine bien sûr avec Milei qui par application de critères purement ultra-libéraux, pour l'instant, a déjà ravagé, santé, éducation, culture et apauvri encore davantage son peuple déjà situé pour moitié sous le seuil de pauvreté et ne survivant qu'en "économie parallèle" (entendez clandestine) . . . fait ailleurs des émules dans la surenchère. J'ai entendu hier un candidat à la présidence de son pays et une élu parler en termes outranciers et assez déplaisants "d'éventrer la gauche" ou de la cisailler. Quel monde ! avec il est vrai, en tête de file et pour ne rien obtenir, en pur bluff, à part sa propre auto-glorification étroitement, rigidement guindée dans l'absurde, celui qui n'hésite pas à mobiliser son armada et sa puissance de frappe maximum pour imposer au-delà de ses frontières à tout va, dans une géographie de jeu vidéo ou de Monopoly, l'image de marque de son impérialisme inculte triomphant en monuments et en images, au graphisme rétrograde, nourri de pétrole et doré à l'or fin.