lundi 17 août 2026

Oui je me risque à cette découverte.

Curieuses rencontres sur la plage, étrange lieu de conversation, entre deux bains ou deux trempe-cul ou prouesses de battements de pieds ou autres brasses et nage sur le dos bras en moulinet,  et chacun y va de sa nouvelle du jour (méduses ou pas méduses, fausse rumeur d'un écoulement anormal d'eaux usées passablement merdiques ou autres "vols à la serviette" sur les plages maintenant sous surveillance de patelins et bleu-marine flics municipaux à petit vélo sansmoteur . . . ) . . . 

. . . . mais la véritable affaire ce sont, très étrangemsnt . . .  ces récits-confidences de souvnirs d'enfance qui remontent, incontinent, chez chacun des protagonistes, et vraiment authentiques en ce lieu de sable marin, de déserts de références, de presque dépouillement social . . .   autant qu'il y paraisse, inattendus ce n'est pas le mot, au contraire enracinés dans l'être (non que je me considère comme essesntialiste . . . mais quand même ce hasard du lieu de naissance, de l'éducation qui ont façonné la personne en son attitude, tournure et posture uniques). . .  chacun remontant à ces racines finalement prévisibles pour un observateur un tant soit peu attentif.

Tel devenu haut responsable négociateur d'une grande entreprise a vécu à 9 ou 10 ans, l'expérience d'un retour au pays natal accompané d'une grand-mère décédée aussitôt arrivés au village du reour tout à fait brutalement, situation qui l'a mis ultra-précocement en position de chef de famille à devoir prendre en charge ses frères en maison inconnue de lointans cousins.

Tel qui devenu intendant cuisinier d'une grande institution scolaire privée à connu l'apprentissage à 14 ans pour un patron charcutier bourreau l'ayant pris comme souffre douleur.


mercredi 12 août 2026

Air mou, plombé, enveloppant, collant . . .

 . . . . nous qui ne sommes pas accoutumés aux moussons, il faudra nous y faire. Avant cuisson, avant de mourir bouillis sans épices, l'air a changé de forme, de couleur, de structure; il va se rapprocher de jour en jour d'avantage du sirop qu'on m'obligeait à prendre dans mon enfance, avant le potage, quand je toussais. Pouah !

On pourrait se déplacer nus dans les rues, enveloppés de draps mouillés, remonter aux toges romaines revisitées, tels des fantômes lessivés mais ça ne résoudrait rien. Et ce serait oublier ces milliers, kyrielles de millons de gens qui, dans les pays "défavorisés", "du Tiers Monde", "périphériques" ou tropicaux et désertiques "en voie de développement", ont dû affronter sans gémir ces vagues de chaleur constante, humide ou sèche, écrasante au-delà de 40 degrés.

On vous l'a pourtant dit à vous comme à moi, depuis quelques décades, c'était prévu.

Tout cela était en queque sorte "écrit" et crié par les savants prévisionnistes que nous avons regardés en nous bouchant les oreilles comme Ulysse face aux sirènes, sachant qu'allaient déferler sur nous, blottis dans notre havre de privilèges,  tous les malheurs et les misères du monde.

Au cours de quelques incursions dans ces mondes rejetés à leurs calamités naturelles et entretenues ou exploités j'ai vu très peu de chefs d'entreprise qui au moins à côté de leur usine de transformation de produits locaux bruts (c'était déjà un moyen de lutte contre la pure et simple exploitation ou "pillage" brut et sans compensation), construisaient comme cet Italien exemplaire, installé au nord du Congo pour y tisser des toiles alimentant le marché local des modes et élégances africaines, mais aussi bâtissait écoles et hopitaux, plantant des vergers et arbres d'agrément, avec une partie de ses gains, au moins (minimum charitable et intéressé)  comme le firent certains patrons bienfaiteurs et humanistes, chez nous, dans les métropoles européennes, au XIXe siècle.

mardi 11 août 2026

Triathlon air et eau .

 Ce matin extase des matineux qui vont courir, nager, marcher ou sauter dans l'eau (le Français moyen balnéaire comme tout Européen devient de plus en plus sportif semble-t-il). Spectacle exceptionnel sur le sable et aussi dans l'eau. Après une course sur la grande plage interdite aux chiens il y a eu (grande première) une course nautique avec lâcher dans l'eau à au moins dix mètres du bord avec trois chiens participants (et trois maîtres pour les porter dans les bras comme des bébés puis ensuite, lâcher évidemment).

 Excités par la compétition ils ont été quasi ex aequo. Impossible de savoir qui avait gagné pour les nombreux parieurs et spectateurs.

Il faut savoir que ces bêtes, de minuscules chihuahua, n'aiment pas l'eau d'où leur vélocité, lors de la dernière épreuve, pour retrouver le sable sec, mais aussi il faut savoir que les maîtres pensent que ça leur fait du bien de nager comme prévention des rhumatismes (les cww * pouvant  devenir très vieux) alors . . . je ne peux pas m'opposer à ces croyances et à ces pratiques totalement illicites et barbares si l'on songe qu'elles contreviennent, en un sens au bien être animal et à ses goûts.


Nota bene : si je m'autorise parfois, n'en déplaise aux amateurs du chien le plus petit du monde, à le renommer en toutes lettres "chie-wouah-wouah" c'est que je n'apprécie pas que ce chien minuscule d'origine mexicaine (ou peut-être chinoise . . . incertitude des lointaines origines) s'empare à  lui seul du nom d'une province du Mexique où chez les Aztèques et avant eux lesToltèques, il avait, bien que chien déjà, il est vrai, rang parmi les de dieux à côté du serpent à plumes Quétzacoatl.


samedi 8 août 2026

Special Brésil : Hoje e sabado.

 Je ne sais pourquoi ce matin c'est samedi  et c'est ce spectacle de Vinicius de Moraes qui a envahi ma tête. Peut être dès 5 heures du matin cet air lourd, collant, à 28 ou 30 degrés et plus rapidement, qui me replonge dans l'atmosphère carioca. J'ai bien sûr des projets qui couvent  dans la torpeur, en train de se mettre en place, je me projette toujours en avant mais aussi . . . je traîne une telle besace de souvenirs accrochée à mes basques !


Il chantait ce diplomate rebelle, ce parolier et musicien, ce mélodiste, ce lanceur de nouveaux talents, assis en scène, quasi obscèene et heureux, un verre de whisky à la main qu'il posait sur une table basse ad hoc,de temps à autre, quand il voulait frapper dans ses mains. Accompagné de Maria Bethania qu'il parrainait encore ou qui le soutenait et l'accompagnait dans cette soirée mémorable de presque fin de vie où il avait collaboré avec tant de chanteurs, poètes, éditeurs, cinéastes, ah Orfeu negro !

Il chantait 

Hoje e sabado

Todos os maridos están funcionando.

La foule riait,  s'esclaffait, applaudissait.

C'était une des chansons fétiches du spectacle. 

Aujourd'hui c'est samedi

Tous les maris sont en train de fonctionner.

Autoparodie ou moquerie des moeurs, pour lui l'éternel amoureux croqueurs de nouveaux amours.

Paroles et ton irrésistibles, chaleur, impudicité, paresse, déliquescence, comme en ce jour . . .  tout ce que contiennent ces mélodies dansantes.

Nous tout braves, nouveaux, pleins d'étonnement, accuillis, venions à peine d'arriver à Rio matrice des impudeurs, capitale des moiteurs et des pas de danse en samba, ou bossa nova, ou macumba, forces et humeurs désinhibitrices. La nuit était engageante et sirupeuse compensatrice des inégalités, pudeurs, violences, tirs et peurs. Souvenirs envahissnts, impérissables. La vie était à son début ouverte aux sensations nouvelles, éclatées en toute tranquillité, remplie d'épanouissement sans entraves,

pour nous qui arrivions frais et lassés de cette vieille Europe cul serré, si peu dansante et animée après les retombées des barricades de pavés, de la transe de 68.


jeudi 6 août 2026

Machine à laminoirs et couperets.

 Il faut imaginer le monde, notre monde d'architectures de cathédrales superbes, paysages de lavis admirables, foules bariolées impressionnistes et rieuses, statuaire grecque magnifiant le corps en perfction triomphante, douceur des crèches et petits animaux au berceau agitant guiboles ou gambettes et tendant les bras grassouillets et menottes, comme une machine d'acier en laminoirs et couperets, calibrant sans cesse, tronçonnant et scindant, éliminant, étouffant, emboîtant, tuant toute vie qui dépasse, plongeant notre vitalité chaude dans le froid glacial de la phyique polaire, écrasée d'icebergs bleus ou fondue à la forge de l'acier spécial et étirée en lames incandescentes destinées à la laideur efficace propre aux avions furtifs.

Grave (un peu plus).

 Ceuta.

Impossible de réunir puis de libérer pour les faire nager sur un bras de mer plus de 80000 candidats a l'immigration sans un calcul délibéré des noyades et disparitions inévitables. Mise en scène d'un calcul où le figurant est contraint de mettre sa vie en balance pour se  heurter sans autre issue à un mur. Quand la politique spectacle médiatise son cynisme à échelle internationale. Quand l'Europe et ses vassaux préfèrent la voie diplomatique  du silence discret, de l'indignation contre le laxisme des tenants des frontières, par accoutumance aux Africains et autres colonisés disparus en masse pour la servir. Crime couvert par la bienséance des conventions et des marchés.

SF ou Sagesse/Folie.

 Ce numéro spécial sur la sagesse prété sur la plage par la dame savante spécialiste de Pascal me tombe des mains. D'autant qu'il n'est qu'une portion du numéro qui poursuit par ailleurs sa quête du fait religieux, allant jusqu' à l'immaculée conception en passant par les derviches tourneurs.

Vous le savez, ces trucs là ne m'impressionnent guère. Avant Marie pleine de grâce plein d'autres déesses orientales ou autres ont anticipé le mythe de l'enfant naturel pur et divin sur lequel a longtemps surfé, après discution échevelée au niveau des conciles et bulles, la chrétienté. Quant aux derviches c'est vrai que la fièvre, les substances psychotropes et le tournis, quelquefois seulement la musique ou la danse ou la pratique d'un art, ça aide à la transe, de l'Arabie à l'Amazonie en passant par l'Auvergne et en faisant le tour de la terre on sait ça.

En revanche, ce qui m'intéresse, c'est plus que la sagesse, mythe extrême oriental repris par les Grecs, la folie des hommes. Car ces statues en série de pauvres petits Bouddhas perdus qu'on voit partout encore dans les appartements, retombées concrètes des années Zen que certains prétendaient vivre dans leur inconscience nirvanesque et aujourdhui pas encore ventage des années post traumatiques des guerres d'Algérie, du Vietnam et de la lutte sur tous les fronts de l'Islam radical sont particulièrement creuses.

Comment est-il possible que dans un monde où chaque atome du cosmos en méga ou en micro obéit rigoureusement à des lois géométriques et mathématiques inviolables, est resté ou devenu possible un tel grouillement de désordres, une telle explosion de comportements irrationnels, absurdes, insensés ? peut-être voilà-t-il d'ailleurs là l'aspect le plus remarquable et flamboyant de notre petite portion d'univers, cette débauche de "fantaisie", ce feu d'artifice d' incohérence, qu'aucun surréalisme ou romantisme fou n'égalera jamais et qui pourtant s'organise, se reproduit, prospère, lutte pour sa survie et envisage une conquête de l'espace garni de planètes plus ou moins homologues.

Tiens, à propos de reproduction, sur la plage ce matin dés l'aurore, j'y suis avant sept heures trente, évitons tant que ce peut les foules aoutiennes, deux landeaux, dedans un bébé russo-ukrénien (on l'amène tous les matins pour qu'il bénéficie des bénéfices de la French Riviera), et . . . . et un bébé chie-!ouah-ouah, gros comme une crotte, mais ce n'est pas tout, pendant que leur maître fume non loin, une sorte de parc pour bébé rempli de deux minuscules chiens marron adorables et poussant de tout petits cris, j'oubliais . . . . : sur une plage clairement interdite aux fumeurs et aux chiens ce qui ne va pas de soi.

Ca me rapelle cette époque des enquêtes hautement démographiques et sociologiques lancées sur le thème "babies or dogs". Mais comment choisir entre enfants réels et modifiés?