mardi 14 avril 2026

Un chat noir passe et repasse tout doux.

 Il est un peu rond-peluche, oreilles courtes, taches blanches sur une patte avant et triangulée sur le jabot en forme de petit foulard, c'est une chatte au ventre un peu ouvert et mal refermé, élégante, prudente, gabarit ramassé on la prendrait bien sur les genoux. reine et précautionneuse elle domile l'hôpital en son jardin. C'est le chat de la lenteur, attendre, patience, on verra bien.

C'est grave docteur ? je vais bientôt me sentir chez moi ici. Veulent encore me garder un peu, quelque chose comme deux semaines alors que je cours déjà le 400 mètres haies. C'est vrai assez  précautionneiuse-et-lentement.

Face à un évidence un peu effrayante.

 C'est vrai que c'est en apparence peu clair, brumeux, flouté, torsadé en complications qu'on dirait superflues, vu d'un point de vue à première vue (cette dite première n'est pas forcément mauvaise, mais  fragmentaire) décalé et partiellement opaque et pourtant je vous l'assure :

je ne suis (et vous peut-être aussi, enjeu capital, mais nous verrons cela plus tard) qu'une sorte de redoublée , voire triplée, Boîte en Valise, ou si vous préférez Valise diplomaique à au moins double fond, regardez bien en effet,

moi, non que je je me prenne en unique et  seul parangon examinable (c'est là que je compte sur votre collaboration et participation bénévole), mais étant le seul à pouvoir intérieurement me découper en tranches et examiner comme sujet/objet, objet jeté dans le monde et aussi vu de l'intérieur, moi donc par eemple, diplomate d'occasion (comme les attachés, militaires, navals ou commerciaux, détachés de leur corps pour entrer en fonction à côté des diplomates de carrière, à côté des attachés et conseillers culturels ou linguistiques ou artistiques le sont), utilisé, peut-être pourrait-on dire "instrumentalisé", donc bien sûr à l'occasion comme agent spécial transmetteur (et aussi bien, à l'occasion, l'ocasion ne faisant pas le laron, sans en être mis au courant), porteur d'une valise cachée (dont  initialement j'ignore peut-être tout y compris sa place dans mes bagages ou dans mon corps si elle y prend place), j'ai été (et cela n'a rien d'exceptionnel) moi-même porteur dans ce service commandé, de mes propres idéaux, engagements, desseins pas forcément en accord avec l'esprit de ma mission sans parler de la très lourde tâche dont je me suis juré d'être responsable et porteur : celle, en marge de mon travail, de recuillir les témoignages et récits des actions clandestines de Dio Darko Brac, lui agent spécial assumé et espion au service du pouvoir en place au sommet entre Mitterrand et .  . . dans l'histoire qui a pu suivre, beaucoup plus loin que vous ne croiriez à première vue.

Ai-je été clair avec mes doubles fonds et mes surempilements de carapaces propres à créer des détachements, non adhésions, bifurcations, énigmes et amphibologies incompatibles en apparence.

lundi 13 avril 2026

Tout à coup et sans raison . . . .

 je me pose des questions sur ces murs que je vois presque quotidiennement et que le plus souvent je reconnais au premier coup d'oeil, car ils forment à la fois volontairement, choix d'un angle, d'une lumière, d'attitudes, parmi des milliards d'univers visuels tel ou tel et surtout la personnalité, le regard qui transparaît en arrière plan, choix involontaire, ce sui generis du bonhomme ou de la bonne femme si unique quel qu'il soit, pas une seule feuille d'un arbre semblable à une autre disait Leibniz l'espion conspirateur fasciné par la nature mathématique ou pas, calculable ou pas, 

ces murs de projection sont là témoins d'une double vie , au moins doube, ce que je, tu , nous voyons, vois, et ceque je voudrais que tu, nous, vous, en voyons, non par manigance ou redoublement mais par 

recherche d'une sorte de truc qu'on aurait pu appeler "vérité" si tant de flots et tombereaux de superflu, falsifications, fatras, foutaises, crimnelles fanfreluches et foutraques faussetées ne s'étaient déjà déversées sur le sol de ciment, le carrelage où a eu lieu le driping authentique, jeté là d'un coup sans repentir

samedi 11 avril 2026

Pin couché.

Pourquoi ai-je toujours aimé les pins couchés ?

Déjà les petites mains du figuier, tendues au ciel, vues d'ici au deuxième étage,

 se sont rappochées et forment coupole en canopée , parasol ondulé

préparant la mise en place des premières figues violettes trompeuses et point juteuse

celles qui bonnes à jeter, rèches, sèches, 

précèdent la bonne récolte des inséminées, délicieuses, fondantes, naturellement confiturées,

celles par la guêpe que jadis Diane lui dédia expressément

à ce figuier sacré, porteur de sève blanche amère, lait guérisseur  et décapeur pour qui sait l'utiliser. 

Clinamen ou la déviation dans la chute.

 Ici en cette section de l'hôpital c'est parrticulièremnt patent : toutes les rencontres viennent de l'angle de déviation dans la chute. Tant au niveau de l'alimentation en personnel et en patient, un monde se crée dans la sphère spécfique soignant/soigné; mais aussi sous d'utres angles de chute . . .

Incroyables vocations pour la profession médicale parfois : " ma mère qui avait le dod cassé par son métier souffrait de douleurs terribles, encore trop petit pour la masser  ( à 7 ou 8 ans ) elle s'allongeait et je montais sur son dos piétinant sa douleur ".

Incroyables rencontres entre atomes isolés, sans lieu d'être, sans raison, que le hasard absolu du caprice de division et de chute.

Sur cette colline, peut-être la fameuse et introuvable septième, dans le jeu romain des Nîmois, un espace totalement épicurien.

Vigneron tombé récemment en taillant ses arbres, pêchers, pruniers, fou de rage et maugréant si content de trouver ici un brancardier qui parle le même "patois"que lui, souvenir de jeunesse et regain d'un occitan de village proche, graveleux et bien opposé au kiné qui le tire de là à petits gestes et petits pas, toute une science du vrai cornac, lui élevé à Paris et né à Saïgon et qui lui demande, pour mieux l'agacer par jeu facécieux pour lui faire dépenser sa force à bon escient pourquoi les si bonnes pêches d'antan , si juteuses et parfumées sont si dures mainteneant et jamais décidées à mûrir.

Et ce quasi-frère  inconnu et Athénien à quelques mois près,du même âge autre moi-même long et sec, qui ne parle pas plus un mot de ma langue que moi de la sienne, moi qui ai pourtant un nom qu'on croirait grec avec lequel nous communiquons dans nos rivalités de courses parodiques à petits pas instables, seulement par rides, soulevées, torsions de bouches et de bras supports, avancées en crabe, mimiques d'effort, zieux plissés, grimaces et presque fous rires à nous voir si contrefaits.

vendredi 10 avril 2026

Tendresse nambikwara.

 Quand je regade par la fenêtre de ma chambre d'hôpital les quelques bancs expoés à l'ombre des très grands pins penchés ou au soleil  dans des trouées où pickeniquent parfois ou simplement se détendent familles, couples, amis, cercles nouvellement formé, dans ce monde si dur, si violent, si absurdement injuste et si hasardeusement constitué de particules contradictoires, je m'étonne presque mais pas vraiment d'y retrouver quelque chose de la tendresse nambikwara, un des plus hauts lieux de Tristes Tropiques d'abord lieu de recherche enthousiaste de Lévi-Strauss et son épouse Dina * éminente et peut-être pas assez vénérée débroussailleuseet, méticuleuse, inventive collaboratrice (beaucoup de génies se construisent un peu en accaparant quelques parcelles qui les intéressent chez les autres). 

De même que las Nambikwara du Mato Grosso se retouvent dans une approche humaine faite de bienveillance, de tolérance et de caresses après certains désastres notemment dans leur possible survie et la santé de leurs groupes disséminés, ici dans le jardin de l'hôpital, belle, admirable attitude de parents entourant leur progéniture fracassée mais en vie, fracassée par la vie instable, par la la vie  sur la route ou l'accident imprévisible. père caressant la nuque de son fils qui ne bouge que peu dans sa chaise roulante, becquée de la mère le faisant boire