Si tout est Dieu la nature ( il y faudrait aussi une majuscule) est divine et sacrée, élément du divin. Ce qui nous ramènerait à un respect oublié et à une écologie refusant cet anthropocentrisme qui habite encore ces gens qui considèrent la plupart des êtres vivants comme inutiles a moins qu'ils soient éléments de leur nourriture ou de leur bon plaisir.
Ce matin encore comme je laissais boire sur mon maillot puis sur mon bras et ma cuisse après la douche suivant le bain de mer un gros frelon sans broncher, sans bouger, quelqu'un m'interpelle - Attention c'est un nuisible il va vous piquer, a quoi ça sert ces bêtes frelons et guêpes et méchants insectes ? je répliquais - A polliniser et il y a même des guêpes particulières. sans lesquelles nous n'aurions pas de figues.
Le panthéisme c'est aussi admettre que les lois de la nature que nous commençons à peine à découvrir nous régissent aussi. de fond en comble.Ce qui permet de replacer dans son espace notre sentiment le plus souvent illusoire de liberté.
On dit partout comme une banalité héritage d'un existentialisme à peine éteint aux terrasses des bistrots : " On a toujours le choix." Et bien non mes agneaux essayez de choisir face à un peloton d'exécution ou le hasard qui vous envoie un enfant atteint de déficiences graves. Vous serez peut être un peu frustrés de la vie que vous auriez aimée.
Le panthéisme comme y avait insisté Spinoza, renvoie essentiellement au plaisir et à la joie d'essayer de comprendre au lieu de partager sans arrêt le monde en deux camps antagonistes. Au lieu d'exclure, de mépriser, d'humilier, de rabaisser, de souhaiter la mort d'une part de soi.