Formule d'Epicure vite dite en apparence mais qui ne saurait être ni fausse ni superficielle.
La mort aussi prévisible, préparée, longue à venir ou brutale, étendue et précédée en souffrance ou parvenant par surprise, est un déclic dans le temps, simple rature ou rupture, instant impensable que nous n'avons su et vue représenter/tée que par de grossiers symboles, grimaces, cris, cranes, squelettes, sang écoulé, visage figé, masques et moulages de platre et de bronze, monuments parfois gigantesques, magnfiques cimetières corses ou pyramides de marbre ou de boue séchée.
Nous ne somme qu'écoulement, épanchement, flux dotés du plus mystérieux des cadeaux.
J'aime quand Platon représente ces âmes sortant des limbes qui se saisissnt d'un corps comme accroché aux portemantaux (ou mentaux ?) d'un grand vestiaire de théâtre dans une cohue, une lutte (déjà) de foire d'empoigne.
Quel rôle en découle ?
Libre arbitre ou déterminisme de tous ces facteurs accumulés, physiques, biologiques, sociaux, historiques, percutés et agglomérés par hasard comme dans le clinamen d"Epicure. La question est oiseuse.
Avoir pu contempler cette horloge toute en rouages complexes, inexorables, peut-être cruels à nos yeux larmoyants mais existant comme élément de la mécanique céleste, serait-elle pure matière, sans une once de finalité, sauf dans nos imaginaires, serait déjà un privilège fabuleusement concret.

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