Très belle naïveté des primiifs, premiers, abrigènes, comme vous voudrez, qui demandent à la nature encore aujourd'hui même si c'est avec un peu d'amphase, un droit de cueillette ou de chasse avant de psser à l'acte. Aujourd'huinos sommes si nombreux, si avides, si puissants sur le plan de la rapine, du raclage, de la mise en coupe, de l'appropriation et de la destruction, de l'expension que toute réflexion avant carnage serait, ressentie hors de nos limites naturelles, comme mutilation volontaire et non sgesse ou calcul fondé en rationalité. Qui ne voit que ce titre de prédateur suprème s'est imposé à nous à la place du rêve déjà si fou de la formule cartésienne "nous rendre maîtres et possesseurs de la Nature. Pour aller au bout disons que l'âme du monde" (formule hégélielle désignant la survie et l'incarnation des plus hautes exigences humaines) ne serait même plus un conquérant trop exalté, plein de génie et de panache, ce serait plutôt, qui vous savez, un entrepreneur fou, inculte et bousoufflé confondant le monde avec un carton où sont posés des ressources, des armées, des bateaux, des fusées et des pions.
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