mercredi 21 octobre 2020

Pomme (la cinquième ?)

 Si je reprends Fourrier l'utopiste des phalanstères, il y en aurait eu quatre déjà :

celle d'Adam et surtout Eve, pomme de l'arbre interdit, celui de la connaissance,

celle que Pâris offrit à Vénus, pomme de discorde et jalousie, déclenchant la guerre de Troie,

celle que Newton reçut sur la tête en dormant, origine de la théorie de la gravitation,

celle enfin qui, vendue à Paris dans le restaurant Février, valait 14 sous l'une, soit cent fois plus qu'à Rouen, devenue la sienne, à l'origine, en prolongement de la théorie de Newton, de celle de l'attraction universelle qu'il eut l'idée d'appliquer aux passions humaines, champ nouveau qu'il lui revenait d'étudier en créant les sciences sociales pour comprendre enfin scientifiquement et compléter cette théorie générale de l'attraction , ce qu'il s'ingénia à faire, inventant au passage le féminisme.


(A suivre . . . )




mardi 20 octobre 2020

Covid 2.

Phase II, reprise.

Je me demande si un jour nous sortirons de ce vide partagé (c'est ce que veut dire le mot), générateur de redoublement, que dis-je ? quintuplement de nos 

incapacités

incuries

imprévoyances

inorganisations 

incompréhensions

inadaptations

puis-je ? imbécilités grandioses.

par ce mot

je veux juste dire comme Littré le

disait avec un gros doute sur l'étymologie :

sans bâton, sans béquille, bien faibles donc.



 

En clair.

 A vous fidèles lecteurs qui avez tant de mérite

de bien vouloir suivre un discours échevelé et hachuré en tranches, virgules et paragraphes, parenthèses, incises et répétitions de sens légèrement déportés, relevant d'un fil qui s'enroule sans qu''y paraisse toujours (à première vue ou lecture) l'intention et surtout l'aboutissement,

je dois avouer que je le fais exprès

sans le vouloir vraiment, mais c'est ainsi toujours et depuis très longtemps que je tente au mieux de rendre compte (ce ne serait pas l'expression exacte), disons plutôt "exprimer", "manifester", laisser filtrer serait plus exact, ce déroulement de ce qui s'enchevêtre et tente de se mettre au clair et à nu ou de quelque façon de se rendre présentable tel quel dans ma tête aussi bien qu'au dehors,

n'ayant pour but, quand je raconte un cheminement ou une aventure, une rencontre ou une peine ou une joie ou une déconfiture ou un éblouissement, et surtout aujourd'hui quand notre avenir se bouche et le mien encore plus, double peine, que de décalquer ce mouvement interne fait de projections et de souvenirs, de revécus sous forme d'images que je m'efforce de traduire et forcément de trahir en mots,

au plus près d'une sorte de rêve éveillé, parlé et articulé de telle sorte qu'il devienne transmissible et éventuellement compréhensible . . .  

donc . . . à vous fidèles lecteurs, merci, si cela vous fait du bien malgré l'effort nécessaire, tant mieux, pour moi c'est un plaisir de vous savoir présents et à mon tour de vous écouter en retour espion et attentif toujours.

De plus écrivant souvent couché, surtout quand j'arrive d'un élagage ou abattage d'arbre ou autre, bras un peu tétanisés, yeux pas encore accommodés, je tape à côté dans le clavier miniaturisé, ce qui ajoute aux difficultés de lectures, d'autant que je ne corrige que plus tard quand je vois le texte mieux mis en page et hors brouillon un peu dur à manipuler par toutes ces machines qui s'amusent constamment à changer et à cela s'ajoute le fait que ce texte que vous voyez est un palimpseste écrit avec des clous dans la cire (certains n'ont pas encore oublié que je suis logé dans mon ultramort qui n'a rien de factice sous la Maison carrée que je hante et squatte illégalement mais avec la négligente bienveillance de la municipalité après une lutte homérique pour me faire attribuer bien qu'à contre coeur cette adresse quand j'étais après d'autres aventures, en fuite)  que je m'adjuge le droit d'effacer et enrichir ou supprimer à tout instant. Oh lala quel pataquès mes aïeux ! Et quel dur métier ! faut vraiment s'accrocher (je parle de vous autant que de moi). Sans parler de ce p * * * de changement d'heure qui arrive ce WE . . . rien ne nous sera épargné.

lundi 19 octobre 2020

Langue (niveaux de).

 Certains éditeurs sélectionn-ent-aient (ou encore aujourd'hui ?) au niveau de langue plus qu'à la cohérence globale et au projet d'ensemble, sans parler de la recherche et des apports, des inclusions de nouveaux domaines, allant parfois du côté (à la rigueur) d'un nouveau regard, à condition que ce regard soit bien dans l'air du temps et finalement baigne dans le convenu y compris en y incluant comme licence valorisante les anglicismes derniers nés de nos snobs en voie d' . . . .(j'hésite) . . . américanisation (ce mot méritera tout un développement). Mais justement, la langue ne devrait-elle pas évoluer en embrassant et malaxant aussi ses (ou ces) niveaux pour intégrer, au-delà des effets de suivisme et de mode qui ne sont que des tics ou plus absurdement encore des prescriptions officielles ou au moins artificielles de groupes de pression, les trouvailles des chercheurs quelle que soit leur spécialité et aussi celles de tel ou tel parler populaire lié à des pratiques, des régions, des métiers ou des milieux ?

En tout cas, moi petit rien du tout, flâneur de clavier et homme de parti-pris cherchant le clivage ou la bagarre, à tout prendre, plutôt que le consensus beni-oui-oui, je vous avertis, je fais exprès d'y mettre dorénavant et plus qu'avant de l'allant et du feu, formé que j'ai été aux contraintes de la belle dissertation pendant tant d'années, forçat volontaire du bien écrire académique et des périodes un peu surannées ( . . . que je me garderai bien de renier, tiens donc !) et amateur avec fureur, emportement et angle calculé, des mots, des tournures, des graphies parfois que j'emprunte, au cours de ces combats, oui, combats, et emprun-terai, taillant à vif, pillant aux marbres typographiques et pages lues à haute voix des  :

hispanismes, catalanismes, sudaméricanismes puisant leur souffle eux-mêmes aux orients des tournures italo-latines construites solidement et en arabesques, 

argots des cours de récréation de mon enfance, 

occitanismes grand-maternels, archaïsmes, francophonies fraternelles, éparpillées et multiples, étonnamment riches en trouvailles à exploiter 

. . . et néologismes de mon cru ou repris de lectures oubliées.

Langue (de bois).

 Parmi toutes les langues celle qui ne saurait se retourner et ne peut que gêner dans la bouche celui qui la profère toute belle, tapant sur ses dents et son palais, flottant sur sa salive, excrément durci et léger qui ne trompe personne sur sa qualité réelle, mais va constituer, un de ces jours, novlangue ou vieille rhétorique, un vrai continent à force d'îles bien matérielles, comme celui de plastique, à force d'envahir l'océan de notre pseudo morale aux vagues de dentelle en papier cul. 

dimanche 18 octobre 2020

Nemausa.

A vrai dire j'avais deux brouillons sur Nemausa, l'un à O de Observatoire et l'autre à A de Astéroïde. Voilà que sans vider l'un ou l'autre ou les deux de leur substance de note griffonnée comme pense-bête et ultra-courte, je m'aventure à parler de Nemausa en direct et sans rien y connaître.

A Nîmes les imaginations ont toujours vagabondé au sujet de la chose et du mot Nemausus, source, lieu sacré, ville, dieu éponyme, etc . . . . Et Nîmes, ville somme toute réduite après avoir été capitale et s'être mesurée à Montpellier, a depuis longtemps fait la preuve qu'elle était une ville de phantasmes concentrant ou suscitant bon nombre de rêveurs mais aussi toute une pléiade d'écrivains, historiens, archéologues, inventeurs et minutieux chercheurs.

Parmi eux, ayant vécu au centre de son centre, au carrefour de la rue Nationale construite sur l'écoulement naturel de la Fontaine qui alimentait moulins, tanneries et teintureries, formant le ruisseau Agau couvert seulement depuis la fin du XIXe siècle, et la rue des Lombards, rue des banquiers au Moyen-Age, Benjamin Valz mathématicien remarquable, manieur de logarithmes, ingénieur et "calculateur de comètes" émérite, lieu où son disciple, dans la maison qu'il lui avait confiée et sur ses calculs, Joseph Jean-Pierre Laurent découvre en 1858 dans l'observatoire privé dominant ce carrefour, construit par Valz en 1825, la petite planète, astéroïde tournant autour du soleil entre Mars er Jupiter, qu'ils nommèrent d'un commun accord Nemausa.





Brouillon.

Laisser le moins possible de brouillons, de textes en panne, de notes dont devait sortir une idée qui maintenant ne tient plus la distance ou même s'est complètement éteinte, grillée ou évaporée, cependant il arrive que par une sorte de non-sens-contre-sens un brouillon qui a perdu tout éclat ou résonnance s'illumine à nouveau, racler, chercher dans les poubelles la pépite, dans le vrac tout venant du quotidien une clé perdue.
Ainsi en ce jour où événements brutalement criminels, catastrophe développée en continu et prodigieuses ruines annoncées se précisent, à peine voilées de réactions épidermiques et d'inutiles discours, je tombe à nouveau sur cette note où je me proposais de parler de Nemosa (voir ce nom) petite planète, astéroïde qui brille à mes yeux à nouveau.