. . . . serait un mot issu du gaulois (et par-delà du proto-celtique) . . . . et incontestablement il est . . .
. . . attesté par César dans la Guerre des Gaules. Ce serait donc, et j'admire l'étymologie évidemment sans y croire trop, comme c'est le cas pour d'autres pratiques plus spéculatives, voire divinatoires, que tout à fait "scientifiques" . . . à l'origine des mots ambassades et ambassadeur / drices.
Là où ça se gâte vraiment c'est quand on a recours au sens originaire de ce mot qui s'apparenterait à la signification de "domestique" ou "serviteur" mais aussi à amb : autour et axto: tourner !
Donc si l'étymologie gauloise a quelque chose à voir avec les ambassades, il faudrait, n conséquence que l'ambassadeur / drice soit l'homme ou la femme capable de tourner autour.
Espérons que ce n'est pas du pot qu'il s'agit, mais plutôt du maître qu'il s'agit de servir, non plus le roi mais la nation.
Mon opinion est faite là-dessus.
Combien d'ambassadeurs de France - j'ai déjà dit un mot de certains - ai-je connus, travaillant de loin ou d'assez près de plusieurs ? six ou presque sept si l'on tient compte d'une courte période. Je ne parle pas des ambassadeurs d'autres pays que j'ai aussi pu à l'occasion observer et revenons à nos ambassadeurs, c'est une expérience unique j'ose le dire.
Un chef d'entreprise ou même un "chef de mission" comme on les nomme en coopération, ça n'a rien à voir avec l'ambassadeur ministre plénipotentiaire. Là nous avons affaire à un bloc d'histoire, à une motte enlevée au sol de la France, à un panache prestigieux de notre nation. N'oublions pas que durant des siècles les ambassadeurs étaient choisi non seulement au cœur de la fine noblesse, mais aussi parmi les fidèles de la tradition et du roi et que de ceux que j'ai pu connaître, quelques uns étaient impressionnants en quartiers de noblesse affichée (est-ce vraiment en train de changer ?).
Ceci, nonobstant ne leur quittant nullement les qualités que certains pouvaient avoir, d'hommes de vision et d'action, au moins de transmetteurs d'alertes, eux qui, tout entourés qu'ils soient d'un décorum filtrant les grumeaux du pays de leur résidence, ont pu parfois avoir l'oreille tendue, être à l'écoute et percevoir des mouvements imprévisibles vus de la capitale qui les avait nommés.
Manifestement, d'autres ont pu s'enfermer dans leur protocole et dans leur propres ronds de jambes, contents de parader en pays resté pour eux opaque.
Il m'est arrivé plusieurs fois de devoir chercher un excellent professeur-répétiteur immédiatement disponible pour de nouveaux arrivés au sommet de la pyramide des Français expatriés afin de leur apprendre dare dare la langue du pays où ils avaient été parachutés pour des raisons difficilement perceptibles. Qu'à cela ne tienne, certains s'en tiraient fort bien, ayant déjà appris le chinois ou l'égyptien, et captaient tout des mouvements d'échine et des exaltations ou passions du pays concerné en quelques minutes ou au moins quelques jours.
Grâce soit rendue à deux d'entre eux, l'un qui me fit avoir le Congo, l'autre qui m'apprit qu'on pouvait combattre le soroche, le mal des montagnes (ne pas abuser du remède) en buvant un ou deux verres de whisky et qui trouvait que mon équipe était montée en première division.
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