mardi 6 janvier 2026

Boucher (un temps très court). . . .

. . . j'aurais presque voulu être, avant de devenir boulanger partiel, autosuffisant et amateur en plus de mécontent.

Je vous parle cependant, là aussi, d'un temps qui n'existe plus. celui des vrais bouchers qui allaient de l'abattoir au petit matin jusqu'au client du soir.

J'ai eu une simple et bien modeste et banale fascination pour les vrais bouchers qui connaissaient exactement la provenance de sa bête et sa nature et évidemment savaient couper la viande avec une dextérité admirable entre deux aiguisages de couteau et un jet sur le plateau de la balance, ce temps est bien fini et pour moi et pour les vrais bouchers qui n'existent plus dans un monde tronçonné en travaux parcellaires et en positionnement des consommateurs en sectes ennemies.

Ma foi je crois avoir lu un pas si mauvais roman, un jour, bâti sur cette simple fascination de couper la viande à merveille et je dois avoir évité de lire quantité de polars qui vont au bout de cette obsession cannibale.

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