Ce monde tout puissant d'orgueil grotesque qui se donne comme facétieux et factieux, qui prétend mettre les rieurs de son côté, celui des vainqueurs par écrasement, frappes et chaos, oubli de l'histoire et des hommes sacrifiés est simplement, fatalement triste, désastreux et funeste, calamiteux et grimaçant, léthal ou létal. C'est pourquoi le vrai comique, le bouffon chargé de nous divertir par sa propre volonté, loin des cours, loin des pirouettes spectaculaires et des déclarations théâtrales, rejoignant la chair faible et tendue de la vie, ce souffle qui nous anime et traverse nos tissus irrigués de sang, lymphe et humeurs diverses, ce matériau chaud et poisseux, sensible, humide, exposé, nous parle du quotidien, l'exceptionnel, la victoire, le fait historique, les héros perdus au loin dans les brumes légendaires du mythe s'estompent et y perdent leur vigueur, nous voilà émus au plus près et ragaillardis.
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