Où je me promène au cœur de la nuit ou bien souvent le matin avant le dernier réveil. Elle va bien finir par exister quelque part alors qu'en pure géographie physique elle n'existe pas. Je reconnais entre tous ses bâtiments somptueusement ruinés, revenus à des formes simples, épurées, ses rues tortueuses encaissées son débouché agreste sur les premières collines transformées bientôt en montagne et en désert aride parsemé de troncs calcinés et parfois je vis, oui j'y ai un petit studio aménagé dans une sorte de cube sous les toits, en haut d'un édifice situé dans le quartier qui surplombe la mer. Parfois aussi je suis un peu inquiet n'arrivant plus, sur une avenue centrale divisée en carrefour multiple, à retrouver la voie la plus courte qui me conduirait à ce logement et je parcours d'innombrables ruelles où je découvre, c'est plus qu'une compensation, un vrai bonheur, de nouveaux édifices extraordinaires aux fenêtres en plein ceintre, aux murs incrustés de morceaux de marbre inégaux et aux balustrades et colonnes de pierre d'un blanc rosé et torsadées, aux ornements de façade défiant allègrement tout brutalisme ou toute géométrie bétonnée.
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