Voilà.
une affaire (tentative tardive) de mise en ordre décousue des occasions saisies ou perdues à mille entrées (va y avoir du boulot pour vous et pour moi)
mardi 29 mai 2018
lundi 28 mai 2018
Catastrophisme.
Loin de moi l'idée que nous avons tort, mais . . .
Cette propension contemporaine à voir arriver à tout bout de champ la fin du monde . . . Les cadrans, les cadrans, tous les cadrans signalent que les limites sont largement dépassées.
Pas faux.
Cette propension contemporaine à voir arriver à tout bout de champ la fin du monde . . . Les cadrans, les cadrans, tous les cadrans signalent que les limites sont largement dépassées.
Pas faux.
Alors peut-être si nous sommes encore là, presque calmes, un peu déboussolés même pas sauvés des erreurs passées, prêts à réussir d'autres tours plus ignobles, d'autres erreurs globales, plus irréversibles (mais qui ose/rait penser après les crimes passés qu'il y a encore de la marge ?), avons-nous déjà muté, appris à crawler dans les eaux cataclysmiques, même pas assez inventifs pour produire d'autres mondes en vrai, habiles à continuer la course coûte que coûte
dans le monde vieux, déglingué qui ne fonctionne plus que par excroissances qu'on aurait du mal à nommer.
Oui, alors peut-être c'est que nous avons déjà muté.
samedi 26 mai 2018
Miroir ( jeu du).
C'est un thème difficile. Il ne suffit pas de regarder dedans. Encore faut-il comprendre et savoir de quel effet on se réclame et de quel miroir on va jouer. Enfant, malade j'ai quelquefois joué de deux petits miroirs ronds, c'était une pub de je ne sais plus quoi, pour approcher un peu l'idée, l'impression d'abîme, ou plutôt d'abyme (mise en). Plus tard rien ne m'a attiré à visiter la Galerie des Glaces ni celle de ces palais de foire à miroirs déformants qui faisaient tellement rire mes copains. En revanche, les mimes et imitateurs divers me semblent d'autant plus fascinants qu'ils soulignent ou font vraiment apparaître dans leur reflet-imitation-caricature une vérité cachée. A Paris, devenu adulte, j'ai passé souvent du temps, autour de Beaubourg ou ailleurs, un peu partout, à observer ces comédiens de rue qui suivent les passants et en relèvent à leur insu ou pas, les traits les plus risibles ou intéressants du point de vue de la typologie, de l'infinie variété des gens, ou surtout le type de démarche, croquant ainsi d'un corps habile tout un personnage rendu théâtral du coup et ceci malgré parfois l'absolue dissemblance de la morphologie.
Mais je ne m'attendais pas à ce fameux coup pendable d'Alain François qui a intitulé "Miroir de David" un feuilleton sur la revue numérique Marsam.graphics ou il m'à introduit comme feuilletoniste après avoir fait l'expérience antérieurement de publier sur son portail ce blog par où j'ai commencé sur L'Obs et qui s'appelait . . . . . 1 place etc . . . séquence après séquence, en parodiant mon style de conteur lourd et pléonastique, répétitif en variantes, riche de vers de mirliton et surtout ampoulé jusqu'à l'extrême acceptable si on a déjà accepté de se laisser embarquer dans ces phrases à tiroirs et rebondissements que j'essaie quelquefois de manigancer et qu'il relance mieux que moi mais pour une intrigue qui se déroule là où je n'ai jamais été et n'irai jamais, même en chaise à porteur : sur l’Himalaya.
Est-ce que ça l'amuse ?
Étant donnés sa courtoisie, sa bienveillance, son œil critique imparable et nos excellents rapports, je ne saurais lui reprocher cet amusement, . . . innocent . . . (voire) ?
Voyez le genre de relations (du verbe relater) qu'on peut imaginer sur le net. ÇA CHANGE UN PEU DES HISTOIRES POURRIES QU'ON NOUS RACONTE SUR LES DANGERS DU NUMÉRIQUE.
D'autant que . . . (A suivre . . .).
Mais je ne m'attendais pas à ce fameux coup pendable d'Alain François qui a intitulé "Miroir de David" un feuilleton sur la revue numérique Marsam.graphics ou il m'à introduit comme feuilletoniste après avoir fait l'expérience antérieurement de publier sur son portail ce blog par où j'ai commencé sur L'Obs et qui s'appelait . . . . . 1 place etc . . . séquence après séquence, en parodiant mon style de conteur lourd et pléonastique, répétitif en variantes, riche de vers de mirliton et surtout ampoulé jusqu'à l'extrême acceptable si on a déjà accepté de se laisser embarquer dans ces phrases à tiroirs et rebondissements que j'essaie quelquefois de manigancer et qu'il relance mieux que moi mais pour une intrigue qui se déroule là où je n'ai jamais été et n'irai jamais, même en chaise à porteur : sur l’Himalaya.
Est-ce que ça l'amuse ?
Étant donnés sa courtoisie, sa bienveillance, son œil critique imparable et nos excellents rapports, je ne saurais lui reprocher cet amusement, . . . innocent . . . (voire) ?
Voyez le genre de relations (du verbe relater) qu'on peut imaginer sur le net. ÇA CHANGE UN PEU DES HISTOIRES POURRIES QU'ON NOUS RACONTE SUR LES DANGERS DU NUMÉRIQUE.
D'autant que . . . (A suivre . . .).
Liste.
Je ne sais pas si c'est bien de faire des listes. Beaucoup de gens en parlent et en ont parlé, nous sommes un paquet à lister on dirait, mais à chacun les siennes.
Ce n'est pas souvent que j'en fais, c'est plutôt un peu par crises ou par à coups. Oui pour les courses, surtout quand je vais à la file dans plusieurs magasins, vraie razzia en petits bouts et que je cherche un truc dur à trouver, ce genre de truc qu'on oublie toujours, comme le sucre roux ou le sel dont on sait qu'il vient de l'étang à côté, ou le fruit de saison qui tarde à mûrir et qu'on vent cher et bien avant inutilement en ersatz de bois venu en cale d'Afrique du Sud, qui ne sera jamais comme un fruit venu à terme et au soleil et qui n'apparaît toujours pas sur les étals en culture d'ici (pour vendre les stocks de ceux venus de trop loin ?), on va finir par le zapper. Aussi la nuit quand j'essaie d'attraper par les oreilles une idée qui passe et que je ne veux pas vraiment me réveiller en notant trop de détails pour essayer de me rendormir. Voilà pour les miennes.
Oui mais. Ça pourrait donner des remords pour tout ce qu'on ne fait pas ou qu'on oublie quand même et même à propos des gens auxquels il faudrait rendre visite, ce qu'on n'a toujours pas fait, mais ça je le sais et ne le note pas.
J'ai plein de carnets où par périodes et successivement je note tout ce qui me paraît trop précis pour m'en souvenir en détail où je mélange totalement les choses les plus pratiques et les plus abstraites ou impossibles à retrouver dans un détour du labyrinthe ou seulement imagi-naires ou -natives, pages d'une revue, citation, manip du net aberrante mais pas impossible et pont de passage par homonymie par exemple d'un personnage à un autre ou plans d'un meuble à construire pour le jardin. Ainsi je crois que, en plus de ma mémoire de vieil éléphant, je n'oublie rien. Du moins pourrai-je le retrouver. Après coup je peux sans peine me consacrer aux corvées, passions, plaisirs, amitiés, quêtes, et si nécessaires obligations et impératifs du jour que là je n'ai pas besoin de noter pour ne pas les oublier et je pourrai parfois, aussi, des années après, reprendre des bribes, des fragments quelquefois devenus cryptographiques et impénétrables de tous ces tours et divagations. Ce qui m'attirerait dans tout ça si j'avais le temps d'y revenir ce seraient les dessins et schémas. Ainsi j'ai retrouvé que je n'avais pas oubliée mais perdue une vision de l'Amérique (Nord et Sud) qui se transformait en bonhomme géant face à l'Afrique surmontée de l'Europe emportée par elle comme sur un taureau.
Aujourd'hui je noterai dans les articles à écrire (prochainement ou plus tard) :
vague
pouls
escorpion encuralado
et aussi :
et aussi :
la vieille dame que j'ai laissée allongée sous le citronnier de la villa L'Oasis
polar
miroir (comment établir un jeu de)
il va falloir que j'interrompe sinon d'autres idées me viennent
mais aussi quand même :
parler de quelques amis facebouquiens, le tri va être dur ?
vendredi 25 mai 2018
Meurtres ( croisés ) de polar romanesque.
Peut-on ignorer que pour qu'on s'intéresse à un meurtre il faut qu'il soit bien caché, recouvert par un maquillage de vies apparemment honnêtes et même honorables, oublié au loin dans le passé familial soigneusement dissimulé, enchevêtré à des circonstances réputées historiques, enfoui dans les couloirs labyrinthiques de motivations pathologiques ou aveuglant d'évidence mais situé dans une logique distordue par une analyse insuffisante ? C'est que le polar confronté a des lecteurs-spectateurs de plus en plus entrainés au jeu et exigeants quant au difficultés à résoudre l'énigme, doit inventer tous les jours pour survivre de nouvelles variantes et complications. S'il est horriblement signalé par la découverte fortuite d'un cadavre calciné et inidentifiable au début de l'enquête ce sera parfait. Du moins c'est ce que semblent imaginer nombre de fabriquants de polars, spécialement au Royaume-Uni.
Imaginez maintenant que les meurtriers véritables dans le cas où on aura corsé l'affaire en y plaçant plusieurs, voire une hécatombe de maccabées et aussi une pléiade de brillants tueurs occasionnels ou patentés, aient eu l'idée de se refiler en échange amical ces futurs maccabées, vous arrivez au parfait puzzle recherché.
L'Odeur du pain.
J'ai toujours passionnément ressenti cette odeur comme force épanouie de la terre chaude,
cuite au four du jour sans chercher plus, c'est déjà tant à recevoir dans le nez, dans la bouche et dans le corps chaque jour.
C'est pourquoi j'aime faire notre pain et emplir la maison de lui, puissante odeur, rond, carré, pointu, en baguette,
allemand, paysan, italien, en galette, marocain, tassé, croûtu, léger, brioché,
empli de graines, de raisins, de figues, de noix, de pommes, d'olives noires et, pour n'en pas finir, de poussière de coco bien rappé
avec un filet d'huile pressée à froid.
Souvenir de ce boulanger d'Assilah, dans son terrier souterrain, lucarne ouverte auquel on pouvait encore donner en passant dans la rue des plats à cuire dans son four et qui changeait le matin frais, humide, à peine échappé de pluies diluviennes, en délice chaud.
Ou encore et plus loin, voir partir le matin, à Urca,
courant, ma fille si jeune, mais que risquions-nous à l'époque, les grands voleurs s'intéressaient seulement à vider les banques (il fallait attendre plusieurs jours qu'on y remette des cruzeiros et qu'on puisse de nouveau en retirer, ça arrivait assez souvent) et les petits aux roues de secours des voitures garées dans la rue, et revenir avec ce paozino frances ou ce pao de queijo du jour nouveau.
Bref, les mains d'un homme dans la farine et Pomponette et tout ce qu'on voudra.
jeudi 24 mai 2018
Inachevé . . .
. . . peut-être même inabouti, c'est le lot.
. . . se lancer dans le vide (toujours le cas non ?) dans le grand bleu gris aujourd'hui . . .
pas fameux, . . . un peu fumeux, mouvement brumeux, reflux du vide, gouttes sur la peau, pas de soleil
rides et courants de surface, en apparence, sait-on jamais, l'eau n'est pas tout à fait claire,
pourtant au contact, après celui de l'air, délice du jour, l'eau est fraîche et résiste au choc,
se replie et enveloppe, pas de roc, pas d'épine dans l'eau, chance,
un banc de poisson fuit,
je n'ai jamais navigué que sur le bateau d'autrui,
l'eau m'a emporté sur une planche un jour
incapable avec le mat, la voile, le vent m'amena loin
je ne regrette rien mais aucun plaisir debout sur l'eau
beaucoup de copains navigateurs, les copains d'abord, aviateurs aussi,
amis d'alors, incapable de manœuvrer cordages, voiles, baume, pas senti le vent faute de savoir faire, formation et stage de matelot, zéro, ne parlons pas de déplacer un oiseau géant à dix mille mètres là-haut avec des gens à bord, encore moins,
le calcul du décollage et du vol oui, possible, mais l'assumer dans son corps . . . moi fait pour l'eau en direct, non, confiance totale au pilote en revanche
dans les pires tourmentes d'un pire coucou
(j'ai remarqué : ceux qui aiment le bateau n'aiment pas l'eau
et même en ont un peu peur de cette eau pas toujours dormante et dominée en surface,
pas tous peut-être, il y a ceux qui traverseraient le feu mais pas l'eau,
c'est pour ça qu'ils ont mis des bateaux entre eux et l'eau,
quant aux aviateurs, je ne sais pas, de quoi ont-ils peur ?
vaut-il mieux tomber dans l'eau ?
de rien peut-être),
. . . .au risque d'arrêter de nager au beau milieu de la mer, joie, course inachevée, fendre et épouser l'eau, retour au sel des origines, sans bouée
et de toute manière accoster en terre ou pourrir dans l'eau
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