lundi 31 janvier 2022

Merle.

 Eh bien ça y est, ou du moins, c'est parti.

Certains jours de très léger redoux 

il avait déjà chanté quelques trilles.

Ce matin, c'est décidé, il faut se préparer

à l'encore si lointain renouveau, 

les bourgeons sont prêts et nous ?

J'avoue que ce rythme régulier des quatre saisons, si long et scandé malgré le bouleversement climatique amorcé, ne m'a jamais manqué,

d'ailleurs remplacé qu'il était par d'autres, de chaleurs humides, moites, de pluies et orages quotidiens ou de disparition brutale du ciel irrémédiablement bleu, comme à Dakar, à peine un seul mois de l'année avec inondation des rues 

ou cette apparition du Christ du Corcovado dans les nuages, tout ou presque le court hiver du mois d'août à Rio, 

ou ces 14 juillet glacés si on restait dehors trop longtemps à Lima, et ces changements de saison et de climat dont on pouvait profiter en descendant si rapidement des 2.850 mètres ou plus 

dans les nouveaux quartiers de Quito 

jusqu'à l'océan aux allures caraïbes,

non, ce rythme tempéré ne m'a jamais vraiment manqué et je le trouve 

ce rythme "tempéré", d'autant plus long maintenant 

en règne médicalisé et covidé, 

étiré en temps interminable, 

dissolvant tout allant, 

paralysant comme un carcan et néanmoins raccourci 

de nos vies diluées aussi et

en attente de changements reportés

et ressassements du passé sans surprise.



dimanche 30 janvier 2022

E de Escobarder.

 Comme le fait remarquer Littré il a fallu qu'on ajoute un D à ce pauvre Escobar pour faire un adjectif escobardé tiré d'un verbe, par exemple chez Diderot ou D'Alembert

ou même un T chez Pascal  qui le cite dans les Pensées et 66 fois dans les Provinciales pour faire escobartin / ine.

Sous cette espèce à peine génétiquement modifiée je vous incite à réhabiliter cette petite série de termes très injustement tombés en désuétude.

C'est à dire qu'il faut le faire et ça le fait très bien pour renvoyer à un être, un jugement, une action  qui se rapporterait non pas à Pablo (Escobar), celui qui posait devant la Maison Blanche et avait construit un zoo dont les hippopotames échappés ont envahi maintenant les berges et le lit du rio Magdalena en Colombie au point qu'il a fallu décider de les stériliser, mais au Jésuite du même nom,  prénommé Antonio, contemporain et tête de turc de Pascal, Blaise, qui voit en lui un père majeur du discours jésuitique et casuistique au sens de fallacieux, mensonger, excessivement laxiste au point d'en devenir coupable et d'inciter le pécheur à pécher, voire le criminel à persévérer dans le crime.

samedi 29 janvier 2022

La piste de celui ou celle qui laisse des livres neufs.

 Je suis sur la piste de celui ou celle qui laisse des livres neufs dans la boîte à livres.

Nous faisons un potlatch. Je décharge beaucoup ma (mes) bibliothèque(s), actuellement.

Il / elle lit aussi un peu tout et n'importe quoi. Y compris des livres de recherche universitaire, mais ce qui m'étonne, il ne les garde pas (je parle de ceux-là, certains livres inoubliables, justement il les aurait trop lus ?), même les textes fondamentaux, les éditions critiques annotées, il vient de laisser un magnifique ouvrage sur L'interprétation des Rêves de Freud.

Est-ce elle / lui qui a été en vacances en Irlande récemment ? Il a laissé un guide joliment annoté au feutre. Ecriture sympa très lisible.

vendredi 28 janvier 2022

Incroyable labyrinthe des chemins de Garrigue.

Au hasard d'explorations fantasques j'aime aller bien au-delà du très noble jardin de la Fontaine.

J'aime parcourir à pied ou autrement, des chemins de garrigue, raccourcis invraisemblables, connus seulement des riverains, vrais chemins de petite montagne, inattendus, entre les collines et entre les grands axes de circulation qui coupent la ville en étoile à six braches, chemins secrets qui mènent à des résidus de bois et maquis peuplés, un peu comme sur les hauteurs de Sète mais beaucoup plus étendus, ne dominant ici que des vallons et la plaine bleue au loin et ces tours disséminées autour de la ville, résidu de l'accueil des rapatriés d'Algérie accueillant, depuis et toujours, la foule des migrants qui n'ont pas manqué de suivre, lieux perchés mais très habités, humanisés depuis longtemps, extension de la cité ancienne depuis l'édification  de ces cabanons des artisans, ouvriers, chasseurs, gagne petits, menu peuple laborieux, il y a cent ou deux cents ans, qu'on nomme ici mazets, entourés de tas de pierres et parfois de plus anciennes constructions en pierre sèche aux toits vouté destinées à protéger  des violents orages des olives cueillies ou quelques moutons. Pendant ce temps la ville continue à étouffer un peu, à construire de nouveaux logements, à s'étendre dans et  surtout autour de son "écusson" (les boulevards qui ont remplacé comme ailleurs les remparts médiévaux) malgré les nombreuses coulées d'eau,  petites cascades, places et placettes, édifices étendus sur plus de deux millénaires qui modèlent un espace bien structuré et arboré, patiné, blanchi et bichonné par les restaurateurs en quête de reconnaissance universelle pour ce patrimoine.

Ainsi il m'arrive d'échapper des premiers et longs chemins encore et plus que jamais limités et encadrés de bordures de trottoir, hors agglomération, quand il n'y a  plus pourtant ni égouts ni éclairage public, ni réel trottoir, tels qu'ils m'ont toujours paru être, absurde, incommode et dangereuse gabegie de travaux inutiles réalisés pour ne satisfaire qu'en apparence les rares promeneurs excentrés.  

En effet, ces bordures délimitent et amputent la route souvent déjà trop étroite pour que se croisent deux véhicules, leur interdit d'empiéter sur le bas-côté, à plus forte raison d'arrêter un quatre roues, même si ce n'est pas un énorme engin, sans obstruer le passage complètement, même pour les deux roues, sans pour autant délimiter un espace piéton ou cycliste utilisable. Inégaux, remplis de végétation, de gros graviers, de trous, de boue, de poussière, ces espaces  rognés sur les chemins sont       de trop.

Il m'arrive donc, en zone encore à demi urbaine, d'échapper à ces semblants d'urbanité . . ;   


. . . mais le sommet de l'exploration et de la découverte, c'est un peu vrai, car j'ai pour plusieurs raisons réduit mon champ, passer, une fois perdu ou privatisé le chemin                  déjà perdu, y compris du côté du promontoire où subsiste encore un pan du rempart romain, car les maisons romaines allaient bien au-delà des quartiers du Moyen-Age, c'est remonter ces oueds à sec mais envahis de buissons et taillis qui relient  les anciens chemins charretiers entre les collines et retrouver, au débouché d'un semblant de barrage ou de fosse de retenue des eaux, la piste envisagée. 

On peut même y , dans tout ce labyrinthe proche, observer au retour dans la cité, ou y pratiquer, d'antiques politesses de conducteurs qui se garent dans les entrées de maisons ou de jardins pour vous laisser passer, dans l'interruption provisoire des bordures, ainsi que des fous qui y courent en rallye improvisé au risque d'y écraser des vieux ou d'y enfoncer les portes ou les grilles des jardins, d'où peut-être la nécessité, aujourd'hui, temps de surpression et stress des villes, des bordures. Allez-y après tout roulez à fond et évitez de taper vos conjoint/e/s.

Tiens hier même le minibus qui passe sans arrêt à vide toute la journée, ne transportant pourtant des enfants qui vont à l'école que le matin et ne reviennent qu'en fin d'après midi, personne d'autre que je remarque et sache, m'a quasi arraché la joue de son rétroviseur en passant si vite, était-il en retard sur son imbécile horaire ? alors que j'était bien plaqué contre un mur de ciment peint et à moitié protégé par un poteau téléphonique en sapin.

lundi 24 janvier 2022

C de calamités prévisibles ou pas.

Calamités, ruptures du rythme et déconvenues, le quotidien en est tissé. Autant s'y préparer. On nous en promet quelques unes. De plus, elles sont souvent imprévisibles.

En ce qui me concerne, autant dire et pourrait-on croire à première vue que je les ai cherchées, allant dans les pays où j'allais. 

Qu'on ne me prenne pas pour autant pour une sorte de chercheur de typhons, de tempêtes ou de cyclones.

(D'autant que n'étant pas fils d'archevêque, malgré mon irréprochable tableau d'honneur, j'avais tendance, sachant qu'il n'y aurait pas d'autre offre, telle est la dure loi, à prendre ce qu'on me proposait comme lieu de parachutage.)

Pas vraiment, non, pas vraiment storm hunter,

j'ai cherché plutôt à éviter l'ennui répétitif de nos pays supposés tempérés et policés, tout en passant entre les gouttes brûlantes, explosives et les bourrasques les plus cinglantes, rudes et glacées du temps, curieux d'expérimenter cette liberté qu'on pouvait peut-être trouver dans ces foutus pays-volcans, pays non éteints, déployant des énergies et des  audaces perdues sur la croute de notre vieille Europe cacochyme et repliée sur les plaies à peine sèches de ses petits et grands malheurs.

A vrai dire quand je suis parti, accompagné de femme et enfant, au Brésil pour un poste à Rio j'ai peut-être fait des envieux mais on ( on : ma grande famille enracinée, mes collègues, mes amis assez nombreux dans la ville où j'étais implanté, sauf mes proches les plus proches) m'a le plus souvent demandé ce que j'allais faire dans un pays aussi incertain, chaud, insalubre, sauvage et déraisonnable en résumé, déraisonnable comme j'étais sans doute moi-même de vouloir partir alors que j'avais une "carrière" ou du moins une voie, et ma compagne aussi, toute tracée et jugée un tant soit peu (promesses ! promesses !) prometteuse dans la France profonde et somme toute privilégiée où j'aurais pu construire filière et chaumière et m'enkyster . . . ; 

mais c'était justement cette énorme et fluctuante folie qui m'attirait, hors barrières et prévisions, qui nous attirait, ma compagne et moi, une sorte de trop plein d'espoir sans doute.

Alors à ce jour, je ne sais pas où nous allons en termes de cataclysmes annoncés ou préfigurés, ni ici ni ailleurs, mais voilà, entre mille fluctuations, entre craquements annonciateurs, sans vouloir jouer les Cassandre nullement, le pire n'étant jamais sûr et les prévisions toujours à côté de la plaque tectonique, 

voici ce que nous avons déjà vécu par exemple à Lima, capitale développée, équipée de toutes sortes de services, de traditions originales, tête d'un pays démocratique, pourvue de brillantes universités, d'un peuple  multiculturel, patient et travailleur, ayant supporté déjà de terribles bouleversements, aspirant à la paix, producteur de richesses en tous genres y compris sur le plan des arts, des lettres et subtils ou surprenants divertissements. . . .

. . . et en rupture totale avec la tranquillité relative ou apparente en surface, déjà très relative avec ses coupures géantes d'électricité, ce plus ou moins lointain fond très inquiétant et inextinguible de luttes révolutionnaires nées des, reproduites depuis la conquête et aggravées, inégalités, dans la Sierra, les forêts et vallées perdues exploitées comme colonies, qui parfois se rapprochait des centres de décision finalement mal protégés, enfoncés dans le souvenir d'un Pérou riche et idyllique n'ayant jamais vraiment existé (voir Sébastien Salazar Bondy) tranquillité reposant sur le mol oreiller de l'économie anémiée par la difficulté des importations, mais subsistante en survie et sur le champ miné des énormes problèmes sociaux, structurels, architecturés, énormes à l'échelle de tout le continent mais ici exacerbés, envenimés par mille tentatives putschistes et  populistes.

Cette image de deux revues de l'époque rend  très vaguement compte, par exemple, de deux événements déstabilisateurs :


La première est l'image d'un défilé organisé dans l'espace même de leur lieu de détention et en uniforme spécial de parade, des membres de Sentier Lumineux incarcérés et supposés surveillés par une élite de gardiens, dans une prison de très haute sécurité saturée et réservée à ces captifs spéciaux accusés d'attentats et assassinats, sous le règne de Fujimori. (parenthèse : le même phénomène s'était déjà produit lors du premier règne d'Alan Garcia qui, déjà, pour bien montrer qu'il était maître de la situation et ceci pendant une réunion de l'Internationale Socialiste au Pérou où se trouvaient présents quelques éminents responsales français, avait fait ou laissé intervenir  (il niera toujours le fait d'avoir été le commanditaire de cet acte) un corps spécial de l'infanterie de marine pour assassiner, certains d'une balle dans la nuque, les mutinés).

La deuxième essaie de symboliser et manifeste en revue-objet l'une des phases de l'inflation atteignant, mais ces chiffres ne sont rien comparés aux déflagrations sociales produites chez les miséreux déjà laminés,
au point de pratiquement puis réellement démonétiser l'Inti, pièces et billets 
(ici un vrai billet signifiant bien l'abandon et le désastre de toute "économie" au sens de possible mise de côté de maigres réserves pour affronter le lendemain, est collé sur chaque couverture de ce numéro du 31 juillet 1989 passé du prix de quelques intis à la valeur plus symbolique que réelle de 5.000 Intis, dans une époque où la valeur accolée aux objets n'avait plus aucun sens) . . . 
et pour être précis :

inflation calculée au taux de 2.776 % en 1989, 
                                              7.649 % en 1990.

P.S. : Le directeur de la Banque de Lima, notre principal sponsor pour quelques activités culturelles de niveaux variés, dont un tout petit livre d'exercices de français adapté au public local, intitulé "Vitamines" et publié par nos( nos = sous l'égide des meilleurs grammairiens présents parmi nous, connaisseurs aussi des subtilité du parlé local) soins ( de quel dérisoire souci pouvait alors relever la volonté d'apprendre impeccablement le français ? . . . mais légitime désir, sinon d'expatriation, au moins d'ascension sociale, dans les classes moyennes spoliées d'avenir, principale "clientèle" demanderesse de ces cours ! ), banque alors sous la coupe de la BNP française, m'avait dit en guise d'ironique clin d'œil : -  "vous qui avez vécu l'inflation au Congo-alors-Zaïre, vous allez pouvoir nous donner quelques conseils".
En effet je lui avais raconté comment l'action culturelle mais pas seulement !  toute transaction et paiement de salaire, au Congo avait dû survivre en utilisant des billets en très petites coupure de monnaie en "Zaïres", unité monétaire nationale, d'une valeur de quelques centimes, seuls billets, les plus petits, non démonétisés, emportés dans de grosses valises, puis finalement dans des sacs de jute, en attendant l'impression de la nouvelle monnaie, toujours à l'effigie de Mobutu, pendant toute une période allant de Noël à Pâques, l'opération de démonétisation de tous les billets supérieurs à 1 Zaïre ayant été décidée dans le plus grand secret à Noël pour prendre de court les gros investisseurs dans le pays, absents pour les fêtes . . . selon le discours officiel du régime.

Post- P.S. : J'ai gardé de cette époque, autant par esprit de collection que par goût des vanités et surtout pour conforter ma réputation d'expert (critique) en économie non productive quelques liasses  démonétisées bien que quasi neuves et donc non utilisées d'Intis et de Zaïres au fond de mon armoire. Si  "L'Horreur économique" est le titre d'un livre qui finalement m'avait peu marqué et déçu c'est bien pourtant, pourtant ! une réalité bien tangible.

dimanche 23 janvier 2022

Défaut d'escalier.

 Ce matin je me suis réveillé après avoir été assez surpris de trouver, 

dissimulé derrière un vieux mur en ruines, sur la terrasse formant un beau plateau au sommet, dans cette tour, immeuble en partie troglodyte où je me souvenais être monté par l'extérieur, très périlleusement, escaladant le mur à pic mais plein de trous et bosses de sa façade arrondie en  demi-cercle d'un côté et vaguement triangulée du côté où il rejoignait le roc auquel il était accolé, m'accrochant  sans trop de difficultés, cependant, aux reliefs que formaient les pierres, quelques briques et quelques rochers rouges affleurant, sur une hauteur vertigineuse, en surplomb du paysage fait de marais, 

un ascenseur.

Si j'essaie de distinguer les bribes de souvenirs qui ont été utilisés par cette mystérieuse machine intérieure à imaginer que nous portons tous en nous, en ce sens ni plus ni moins exceptionnels que bien d'autres êtres vivants sauvages ou domestiqués, c'était, cette tour qui n'existe pas, un édifice manifestement construit, mais pas seulement, avec des images et impressions issus de diverses forteresses longuement visitées. Tour du chateau du Suquet dominant le musée archéologique et la baie superbe qui fut celle d'un petit port de pêche où j'ai souvent traîné, tour Carbonnière près de Saint Laurent d'Aigouze,  si singulière dans un paysage plat à perte de vue d'où ont disparu  depuis si longtemps les craintes d'invasion hostiles par terre ou par mer et sans doute aussi d'autres lieux plus difficiles à identifier mais enfouis depuis huit décades dans cette mémoire qui encombre et nourrit mes rêves.

A y réfléchir, rien d'étonnant à la matinale irruption de ce rêve dans ma conscience éveillée. 

Il moque, ce rêve bien loin de la réalité - je ne fais et n'ai jamais fait d'ascension mains nues de monument public - mon absurde nature de trimeur, bosseur capricieux et infatigable. Toujours prêt, et quelquefois au prix d'efforts inattendus, à rêvasser hors sol, à trimarder dans les marges, les blancs, les à côté, les sentiers peu fréquentés. pour y transporter  une quête . . . on dirait aujourd'hui d'improbable, je n'aime pas ce mot, disons de surprises.

Par ailleurs et jusqu'à un âge avancé, encore aujourd'hui parfois, il est vrai que j'ai toujours aimé gravir des collines à marche forcée, prendre l'escalier plutôt que l'ascenseur, couper à la scie et à la hache plutôt qu'à la tronçonneuse. . . . ,  question de bruit de moteur, mais pas seulement, aller à pied plutôt que prendre le bus ou le métro, recopier à la main plutôt que faire un coupé-collé. Ainsi le veut ma nature et mon humeur de forcené. Je me trouve bien dans la rage, l'effort, hors du tout cuit.

Quand les gens s'en aperçoivent . . . ils ont tendance à ne pas comprendre après avoir souri et même à se méfier de moi. Ils ont bien raison ceux qui réagissent ainsi à me fuir. Seuls mes amis, de vrais amis,  soient ils lointains, jamais vus, jamais rencontrés, supporteront cela. Car ce n'est pas seulement une bizarrerie. C'est plutôt un être profond, une sorte de fonctionnement sui generis ou si on préfère me classer parmi les êtres dangereux, un modus operandi.